Par Sylvie Krstulovic : Comment appréhender la musique dans le futur ? Retourne à l'école !

Berkleemusic, prolongation de l’école de musique de l’université de Berklee, a lancé en décembre son premier programme professionnel sur la musique du futur. Accessible depuis l’étranger, vous pouvez en 12 semaines et pour un maximum de 895 dollars tout apprendre sur les stratégies gagnantes pour l’industrie de la musique du futur ! Yeah !

Le cours examine les scénarios du futur dans la perspective de ce qui fonctionne aujourd’hui et de ce qui fonctionnera demain, le paysage des artistes, des auteurs, des directeurs et des éditeurs d’une entreprise numérique. Il évalue les méthodes traditionnelles de promotion et de distribution et le développement des nouvelles stratégies !

Ce cours est dispensé par le très célèbre Dave Kusek, auteur du non moins célèbre « the Future of the Music Business ».

Pour comprendre notre environnement et en maîtriser ses évolutions, quoi de mieux que la formation et le retour à l’école ?

Il y a juste quelques points qui me chagrinent…

Tout d’abord, la magnifique photo qui illustre ces cours, se réfère probablement à l’idée du livre, à savoir que la musique est liquide.

Elle est partout, omniprésente, facile à acquérir, à transporter, à écouter, à échanger… On nous montre donc une bouteille avec une étiquette… cela fait tout de même penser à une bouteille de jus d’orange ou de boisson énergétique… qui sont aujourd’hui des produits de grande consommation… industrialisés ! Alors première question : la musique, est-ce un produit industriel ? Pour une partie sans doute.


Un schéma explicatif du cours nous montre les relations entre les différentes parties de cette industrie.

Ensuite, la bibliographie du cours propose de lire « Making Music Make Money », un livre pour faire de l’argent ! Un extrait du livre est téléchargeable. Et là, surprise ! On nous donne LA recette pour faire un tube !

Entre autre, est-ce que :
1- le titre de la chanson peut faire un tube ?
2- les paroles sont percutantes ?
3- la chanson est structurée correctement ?
4- les arrangements valorise la chanson ?
5- le rythme est juste ?
6- existe-t-il un concept dans la chanson ?

Je laisse au lecteur le soin de lire le reste… J’aimerai penser que la musique est liquide, comme une soupe, et qu’il suffit d’une bonne recette de grand-mère pour se régaler… Mais il y aussi peut être un zest de mystère qu’on appelle le talent !

Pour ceux qui ne souhaitent en savoir un peu plus sur ces nouvelles stratégies de la musique du futur, Berklee nous propose un centre de ressources gratuites avec de nombreux articles en PDF.

En mars 2003, en première partie du concert de Seal, je découvre Christophe Maé. Il vient avec sa guitare sur scène, un copain et un instrument qui lui permet de répéter sa voix à l’infini. Et là, c’est magique ! Non seulement son timbre de voix est vraiment particulier, mais je retiens 2 chansons par coeur juste après les avoir entendues ! L’alchimie fonctionne ! J’ai essayé par tous les moyens d’en savoir plus. Son site internet de l’époque nous donne un rapide medley en concert. Son album reste introuvable… bien que signé chez Warner Music.

En 2006, je retrouve Christophe Maé dans la comédie musicale du Roi Soleil ! Alors que sa bio indique qu’il est proche du jazz, raggae, blues et qu’il joue de nombreux instruments ! Mais que fait-il dans cette super production ?

J’espère que la future industrie de la musique sera tout sauf un broyeur de talents !

Sylvie Krstulovic
Une femme passionnée par les stratégies marketing dans le secteur des contenus digitaux

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