DADVSI : contre la licence globale, le PS propose...
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 31 Janvier 2006 à 11h24 -
posté dans High-Tech
La section Culture du Parti Socialiste a remis le week-end dernier son rapport d'audit sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI). Déconnectée des réalités, la section propose d'imposer aux éditeurs de logiciels de P2P la responsabilité de faire respecter un "répertoire numérique national" des oeuvres du domaine protégé. Alors que les débats sur la loi DADVSI devraient reprendre en mars, le PS dénonce les vilains petits canards de son groupe qui soutiennent la proposition d'une licence globale. En introduction du rapport (.pdf) rédigé par Franck Laroze qu'elle a remis ce week-end, la secrétaire nationale à la Culture Anne Hidalgo indique que "la réponse par la licence globale est inadapatée" et qu'elle a été défendue par certains "sans en mesurer immédiatement toutes les conséquences". La section Culture du Parti Socialiste propose alors de réformer le droit d'auteur de façon à systématiser la chronologie des média bien connue pour la vidéo, et créer une sorte de domaine public d'Internet pour autoriser la diffusion des oeuvres après une période d'exploitation commerciale réservée (par exemple 18 mois après la sortie en salle pour un film). "Si, durant ces périodes d'exploitation commerciale 'raisonnables' et clairement détaillées/accessibles au public, ces oeuvres étaient mises en circulation sur des sites peer-to-peer ou ailleurs, les sanctions civiles, et en aucun cas pénales, classiques s'appliqueraient", aussi bien pour les internautes responsables "que pour les sites hébergeurs de ces logiciels de téléchargement".Or pour mettre en oeuvre une telle fenêtre d'exploitation réservée, il faut pouvoir vérifier qu'une oeuvre est désormais accessible aux internautes. C'est le rôle du "répertoire numérique national" que le PS propose de mettre en place, sur le modèle des Creative Commons. Les producteurs auraient la responsabilité de déclarer leurs oeuvres et les droits qu'ils entendent réserver. Les internautes auraient alors le devoir de consulter le répertoire avant d'accéder à une oeuvre, sous peine de sanction civile (ou pénale si échelle commerciale) pour violation de la volonté de l'auteur. Là encore, il faut pouvoir faire respecter ce répertoire national, c'est pourquoi le PS propose un "dispositif de contrôle et de filtrage à la fois des logiciels et des sites de P2P". "En cas de refus/manquements répétés et constatés aux règles mises en place, ils seraient définitivement fermés et les responsables condamnés". Copie à revoir Et l'on voit bien ici ce que l'on préssentait déjà lorsque le PS évoquait la responsabilité des "sites hébergeurs de logiciels de téléchargement" : la section Culture du Parti Socialiste nage dans une profonde ignorance de la réalité pratique du P2P. Le rapport long de 60 pages évoque longuement la question des DRM (dont elle conclue qu'il faut les interdire, alors que la directive impose de les protéger), mais n'effleure qu'à peine les spécificités techniques et juridiques du P2P. Or il faut le rappeler et le marteler, les principaux logiciels de P2P actuels que sont eMule, Shareaza, BitTorrent ou DC++ ne sont l'oeuvre d'aucune personnalité juridique que l'on peut condamner ou auprès de qui l'on peut exiger la mise en place de mesures techniques. Il s'agit de logiciels open-source créés par des communautés d'utilisateurs du monde entier, qui ne subissent l'effet d'aucune loi. Compter sur eux pour la mise en oeuvre d'un "répertoire numérique national" est une dangereuse utopie lorsque le responsable de second plan reste l'internaute qui sera encore et toujours passible de sanctions civiles. En outre le PS demande "l'instauration d'une redevance modique prélevée directement auprès des FAI sur chaque abonnement Internet". Cela ressemble fort à la "taxe sur les abonnements" de la licence globale, à la différence près qu'ici la "taxe" ne donnerait aucun droit aux internautes, et serait intégralement réservée au financement de nouvelles "actions culturelles". Pour rejeter la licence globale, Anne Hidalgo notait qu'elle était "une notion pas pratiquable concrètement". Pourquoi ? Difficile d'en savoir plus. Elle ajoute que les "perception, répartition et contrôle des sommes à réserver aux auteurs sont impossibles à réaliser dans la transparence". On peut s'étonner que le PS trouve possible de réaliser une interrogation systématique d'un "répertoire national" mais qu'il devient soudainement impossible de réaliser une interrogation similaire pour comptabiliser l'utilisation des oeuvres dans le cadre d'une licence globale. Elle note également que la licence ne peut s'harmoniser au niveau international et européen, alors que rien ne semble l'empêcher. Et enfin, dans une envolée lyrique sans fondement classique des opposants à la licence globale, Anne Hidalgo prétend que la licence globale "signe à très court terme la mort des droits d'auteur, de la création, des labels indépendants (voués à disparaître dans les trois années à venir), et donc de l'exception et de la diversité culturelles". Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «DADVSI : contre la licence globale, le PS propose...»
Je pense au contraire qu'il s'agit de la voix du parti !
Il ne faut pas oublier les propos du secretaire général et de certains grands pontifs du PS qui sont très clairs : Non à la licence globale ! Alors je crois que la sortie de ce rapport n'est pas innocente et reste persuadé qu'elle s'est faite avec l'aval de la direction. C'est une façon de légitimer leur prise de position : "Vous voyez bien, d'autres solutions existent" ! Rien ne vous oblige à être si agressif.
Et vous ne répondez comme d'habitude pas à la question posée : Comment les sociétés d'interprètes répartiront le produit de cette LGO aux interprètes du monde entier ? C'est un peu facile de dire que ce n'est pas votre problème... Laurent Petitgirard, je suis développeur et cette histoire m'a permis de comprendre les subtilités des sociétés que vous citez: La SACEM représente les auteurs, compositeurs et éditeurs qui bénéficient d'une protection par le droit d'auteur dont le principe de rémunération est la rémunération proportionnelle...
L'ADAMI et la SPEDIDAM représentent quant à elles les artistes-interprètes... qui sont protégés par les droits voisins du droit d'auteur; pour ces derniers, les la rémunération au forfait est plus courante... Voilà en gros et en résumé mon niveau de compréhention concernant la rémunération des artistes. A partir de là, on sent bien qu'il est illusoire de vouloir confier à ces sociétés la gestion des nouveaux modèles à inventer, pour profiter des avancées technologique tout en préservant une juste rémunération des artistes. Le P2P ne v Je tiens tout d'abord à vous féliciter pour avoir le courage de venir débattre en ces lieux.
Cependant, si vous avez bien lu mon commentaire, je pense que l'on serait agressif pour moins que ça. Pour ce qui est de la question posée sans réponse, combien ont été posées avant cela par les associations d'internautes, de consommateurs, d'internautes, de certains hommes politiques, etc. et qui sont toujours sans réponses aujourd'hui ? Depuis le temps que des sociétés comme la Sacem tourne le dos aux associations d'internautes et ne répondent qu'à coups d'assignations, il ne faudrait pas s'étonner si aujourd'hui le courant a du mal à passer. Ce n'est pas parce que le vent semble tourner aujourd'hui, qu'il faut demander aux internautes de se remuer les fesses pour trouver une solution. Ce débat aurait dû avoir lieu depuis bien longtemps. Par ailleurs, le : « C'est un peu facile de dire que ce n'est pas votre problème... », est assez comique. Qui a choisi la voie de la facilité depuis tout ce temps ? Qui, d'un ton hautain, traite de « pirate » les consommateurs afin de rompre tout débat ? Et ce problème est tout d'abord le votre, il ne faut pas l'oublier. Enfin, vous avez l'air de vouloir faire en sorte de trouver une solution, ce qui est de bon augure, mais de quelle façon ? En commençant par fustiger la licence globale ! Savez-vous que, pour beaucoup d'internautes, le principe de licence globale est un pis-aller ? La licence globale ne vous satisfait pas ? Nous non plus ! Mais on pense que la base n'est pas mauvaise et porteuse d'un débat. Et puis, depuis tous ces mensonges (rapports sans fondements, etc.) pourquoi vous croire de bonne volonté ? Quel est le signe qui pourrait nous faire penser que votre intention est bonne ? Commencez par adopter le principe d'une licence globale ; proposez, vous aussi, des solutions aux problèmes quelle engendrent. Il ne suffit pas de poser des questions et de pester lorsque les réponses ne viennent pas. Désolé d'être échauder par ces dernières années. Laurent Petitgirard, je suis développeur et cette histoire m'a permis de comprendre les subtilités des sociétés que vous citez: La SACEM représente les auteurs, compositeurs et éditeurs qui bénéficient d'une protection par le droit d'auteur dont le principe de rémunération est la rémunération proportionnelle...
L'ADAMI et la SPEDIDAM représentent quant à elles les artistes-interprètes... qui sont protégés par les droits voisins du droit d'auteur; pour ces derniers, les la rémunération au forfait est plus courante... Voilà en gros et en résumé mon niveau de compréhention concernant la rémunération des artistes. A partir de là, on sent bien qu'il est illusoire de vouloir confier à ces sociétés la gestion des nouveaux modèles à inventer. Ces sociétés doivent continuer leur travail dans la gestion des anciens modèles traditionnels, le P2P offrant lui de nouvelles perspectives ingérables par ces sociétés. L'Histoire montre que l'obscurantisme technologique ne mène à rien. Je ne suis pas expert, mais il faut partir certains prinipes. Pour la première fois de l'humanité, la production d'un bien (une oeuvre) peut être multiplié à l'infini sans engendrer de coût. Sa tarification unitaire est injustifiée. Dans le monde entier, la pratique des réseaux Peer to Peer témoigne d'une attente universelle. Les réseaux P2P sont une réalité technologique! Interdire et sanctionner une réalité est injuste. De plus, facturer à l'unité un bien dont le coût de production est nul est un contresens historique du capitalisme; ça accroit les privilèges au détriment du mérite... L'artiste doit il donc perdre son droit d'auteur sa création à peine achevée? NON! Cela serait injuste. On voit donc le véritable enjeu: ce n'est pas à la réalité technologique et ses pratiques qu'elles engendrent de s'adapter au droit et à la réalité économique. C'est la loi et les modèles économiques qui doivent être en phase avec les avancées de l'Humanité. L'enjeu est donc de favoriser l'émergence de nouveaux modèles économiques permettant à la fois une JUSTE rémunération des artistes et la légalisation des avancées technologiques! L'erreur de la France est de so focaliser sur la licence globale. Je ne suis pas expert, mais il y a une multitude de modèles économiques rentables qui pourraient coexister... 1) Au lieu de la LGO, une licence collective volontaire ;-)Cela me semble plutôt évident; les majors pourraient redéfinir les termes de licence pour les droits des oeuvres qu'ils détiennent; cela pourrait s'appeler "autorisation collective volontaire"... ce principe à permeis de diffuser légalement les oeuvres sur les ondes radio et payer les auteurs depuis 70 ans; cela protège les stations et demain les "provider P2P" de poursuites, tout en collectant les paiements forfaitaires pour les oeuvres diffusés... Les majors ou labels independants pourraient résoudre ce problème de rémunération des artistes sans légiférer de manière liberticide. Napster leur a demandé en 2001. Kazza a tenté d'obtenir ce type de licence par le passé. Toutes les demandes ont été jusqu'ici refusées, mais il n(est jamais trop tard de renouer le dialogue... On sent bien que c'est l'accès à un service qui a un coût, et qui doit être facturé! Je ne suis pas expert en économie, mais la licence globale est la première approche qui tient compte de cette dimension historique... 2)Les licences individuelles obligatoires: si les artistes, auteurs, ayants droits étaient obligés de reconnaitre l'échange illimitée des oeuvres online au titre de la copie privée... contre une rémunération forfaitaire fixée par la loi, alors il faudrait laisser la concurrence s'installer entre des sociétés (françaises, européennes, mondiales) chargées de la collecte et de la redistribution équitable aux divers artites et ayant-droits... N'importe qui pourrait se voir autoriser de démarrer une activité d'intermédiare pour la gestion financière; certaines sociétés pourraient facturer de manière forfaitaire une somme définie; d'autres par chansons, poeuvres ou bande passante... Chaque internaute serait libre de choisir l'option qui lui conviendrait le mieux, en fonction des services proposés (qui peuvent se greffer à l'offre de base, et enrichir donc la dicersité de l'offre). Et ceux qui ne téléchargent pas ne seraient pas obligés de payer.... 3) Espaces partagés plublicitaires: Des sites comme "Internet Underground Music Archive", ", EMusic.com" ou "Artistdirect.com" fournissent des espaces online pour permettre à des fans d'écouter de la musique online diffusée en stream, de télécharger des oeuvres, d'échanger avec des artistes... Dans le même temps, ces internautes sont obligés de voir des pubs online sur ces sites, et les revenus publicitaires sont partagés entre artistes, ayants droits et les sites en question... Comme dans le modèle des radios, l'argent des plus grosses parts du gâteeau provient de la pub, pas des consommaterus! Mais contrairement aux radios, les artistes sont rémunérés directement; plus besoin de SACEM... Et puisque ces sites hébergent desz contenus d'artistes membres, d'autres méthodes de paiement sont possibles dans le même temps... 4) Abonnement spécial P2P: Les auteurs de logiciels P2P pourraient facturer leur service... aux FAI ou directement , je ne sais pas... En 2001, Napster et la société "Bertelsmann AG" avaient envisagé le paiment d'un tel service (pratique P2P illimitée à prix forfaitaire)... Il doit exister un multitude de possiblités qu'il faut explorer; Il est temps de egarder sérieusement les solutions de rechange et de commencer un dialogue intelligent... Je pense qu'il n'est pas bon de se focaliser sur la seule licence globale; en Australie, le débat fait rage, et ils étudient d'autres modèles...>> A lire ( P2P provider pushes advertising model ) http://www.zdnet.com...soa/...39182699,00.htm Cher Genium,
Le droit d'auteur ne pourra pas avoir une règle sur Internet et une autre toute différente à côté. Si vous établissez des règles de concurrence sur un même territoire entre sociétés d'auteurs internationales, vous admettez que vous considérez la création comme une valeur marchande commune. Que pensez qu'il se passera, les barêmes baisseront et la rémunération des auteurs avec. Le lendemain de la mise en place d'un tel principe sur Internet, TF1 demandrait à Bruxelles de pouvoir payer ses droits pour la France à la société chypriote de droits d'auteurs. La vraie problématique est de trouver une règle juste sur Internet qui ne fasse pas exploser tout le système. Et quand je dis système je ne parle pas des millionaires du disque que l'on m'envoie à chaque fois à la gueule. Je parle des droits auxquels des créateurs professionnels peuvent légitimement prétendre du fait de leur travail, sans en rougir et sans être des nantis privilégiés, si ce n'est par le fait qu'ils ont la chance que leur travail soit leur passion. Je crois beaucoup plus en un système de téléchargement légal qui aurait beaucoup évolué en technique, en attractivité, en compatibilité, en diversité et devenu beaucoup plus attractif financièrement qu'en un self service au rabais ou tout sera hors contrôle. Cordialement. Laurent Petitgirard "Je crois beaucoup plus en un système de téléchargement légal ... et devenu beaucoup plus attractif financièrement"
Ce n'est pas l'exemple que l'on nous donne pour l'instant ! Par ailleurs, chose qui préoccupe grandement les internautes et les français en général, vous omettez de parler de l'avenir des DRM. Un morceau ce musique avec DRM n'a pas d'avenir. Cher Laurent Petitgirard, je me permets de rajouter une intuition toute personnelle qui n'a donc pas grande valeur scientifique... Je suis comme comme frappé en observant la mutation en accéléré de notre société; à l'ère du numérique, cela me semble finalement inéluctable; tout est fait pour transformer le réseau internet en un gigantesque Minitel sans âme; mais la nature même du réseau implique la révolution qui se dessine; et il me semble bien vain de vouloir préserver les modèles classiques... la convergence "voix-donnée-TV", la prochaine démocratisation du protocole IPv6 ne sont que sont des indices... la nature même du réseau Internet a été gravée dans la rédaction de ses spécifications; chaque personne comme toutes les machines pourront être simultanément "producteur, intermédiare, et recepteur", (en langage barbare "serveur - routeur - client") Le nouveau siècle sera fait d'échanges entre personnes, de n'importe où, n'imorte quand, et à partir de n'importe quel périphériques, ces derniers capables d'interagir... Le conservatisme de l'économie traditionnelle risque finalement de rendre la révolution plus poétique; j'ai la sensation que les artistes de l'an 2020 se serviront du réseau pour inventer les futures oeuvres... dans la manière de compooser, de développer ;-) d'échanger entre artistes et machines de toute sorte... avec de nouveaux sons... une nouvelle culture en quelque sorte... et je suis convaincu que le conservatisme de la société actuelle va cultiver le côté rebelle de nos enfants, peut être un mal necessaire.... Ces futures cultures seront décriées, comme le fut en son temps le rock par les nostalgiques des soirées lyriques d'opéra... Mais tout ceci n'est qu'une intuition, et n'engage que moi
La conscience humaine, née de la réciprocité, est d'abord l'expression d'une liberté souveraine. Sous peine d'être reprise par le contexte de l'un ou de l'autre, elle doit impérativement inventer un mode d'expression qui lui soit non seulement propre mais qui soumette la nature à sa loi... Cordialement, Cher Genium,
J'aime beaucoup que vous preniez ainsi de la hauteur avec une intéressante perspective. Quelles que soient les multifonctions des machines actuelles et encore plus à venir, la création, surtout telle que je l'entends, reste un phénomène humain de solitude qui sort du crâne et des des tripes de l'auteur. C'est cela, d'une façon ou d'une autre, qu'il faut préserver. Et attention à votre exemple du rock. Pour les nouvelles générations, il est totalement démodé alors que l'opéra est toujours là... Amitiés. LP Ah pardon, j'oubliais.
Etant donné le titre de cet article je crois devoir vous dire que je suis invité à une table ronde au PS cet après-midi !!! M. Laurent Petitgirard,
Je ne comprends pas comment quelqu'un qui se préocupe des petits artistes peut uniquement faire confiance aux plateformes commerciales qui ne sont interessées que par la rentabilité maximum. De toute manière le p2p existera toujours. Ils faut juste faire en sorte que les 2 puissent cohabiter. Chacun ont leurs avantages, le p2p : la diversité, la communication entre utilisateurs et les plateformes légales : la simplicité. Il faut que les artistes utilisent les outils gratuit (p2p, webradio libre, forum...) à leur avantage, comme moyen de promotion. Ce système est déjà très utilisé pour les logiciels par la publication sur des sites de téléchargement, les forums... (en quelques années Firefox grimpe à 20% du marché des navigateurs internet en europe, diminuant la part d'Internet Explorer de Microsoft). Comment les sociétés d'interprètes répartiront le produit de cette LGO aux interprètes du monde entier ? > Je ne pense pas que l'Adami ou la Spedidam peuvent se charger de cette tâche de la même manière qu'ils le font actuellement. On peut toujours imaginer un autre organisme, ou faire en sorte que ces 2 sociétés se donnent les moyens de faire cette répartion (dédier des spécialistes, utiliser une autre méthode de travail plus adaptée), et que l'Etat surveille le bon fonctionnement. J'éspère que vous nous ferez part de vos impressions sur cette (première?) rencontre avec le PS. Cordialement Fulgore Ce n'était pas une première rencontre, bien sûr.
François Hollande et Anne Hidalgo prennent un maximum de renseignements et connaissent bien les éléments du dossier. Leur position est connue mais ils se détermineront en fonction de l'évolution du texte du gouvernement. Tout le monde est en tout cas conscient que cette loi ne sera pas figée dans le béton pour décennies car les techniques évoluent très vite. C'était une discussion très ouverte. Je suppose que les différentes parties sont reçues séparemment.
Pour que les internautes aient quelque chose à télécharger, il faut d'abord qu'il y ait des auteurs.... « Je suppose que les différentes parties sont reçues séparemment. »
On peut l'espérer... « Pour que les internautes aient quelque chose à télécharger, il faut d'abord qu'il y ait des auteurs... » Humm ! Alors, je pourrais dire aussi : Pour que les auteurs aient quelque chose à vendre, il faut des consommateurs. A moins, bien entendu, de considérer que les internautes « téléchargeurs » ne sont que de vils pirates qui ne déboursent jamais un centime. Nous dépendons tous les uns des autres... quoique ! D'un point de vue purement matériel, ce sont les auteurs/artistes qui ont besoin des consommateurs, sans ça, pas de subsistance ! Les consommateurs, peuvent très bien consommer autre chose que de la musique, la mort dans l'âme peut être, mais ça ne remet pas en cause leur existence. Il serait peut être temps que ce genre de réunion aient lieu en présence de toutes les parties réunies. Enfin, moi, ce que j'en dit... J'ai fait assez de réunions avec toutes les parties pour vous dire que cela se passe souvent.
Mais que c'est aussi une foire d'empoigne et qu'il est bon d'alterner les deux systèmes, c'est ce que font en général les différents responsables politiques. Quand à votre humm, il est sidérant. Non ce n'est pas la même chose de créer et de "consommer" (je n'aime décidemment pas ce mot). Oui le créateur est à la base de tout. Sans créateur, vous n'écoutez rien chez vous. Sans public, le créateur peut toujours créer. Il est évident que les deux sont liés, mais les créateurs qui se basent sur les goûts du public pour créer sont rarement les plus intéressants. Je refuse de soumettre toute la production musicale au diktat des avantages acquis illégalement de la communauté des internautes, aussi sympathique puisse-t-elle être. On s'éparpille un peu et on dénature le rôle de ces commentaires.
Vous pourriez peut être ouvrir un topic sur le sujet de la rencontre que vous avez eu avec le PS dans le forum, ce serait plus "confortable". Cependant, juste un dernier mot : Vous refusez de soumettre la production musicale au diktat, je suis de votre avis, sauf que ce diktat se trouve plutot, à mon sens, entre les majors et les artistes (et maintenant les "I"audiophiles), un diktat qui perdure depuis des années. Les artistes n'ont pas trop le choix (sic), les audiophiles internautes, si ! J'ai bien noté.
En ce qui concerne la rencontre PS, j'estime qu'il est normal de laisser ses responsables murir leur réflexion et réagir au texte de loi final qui sera présenté plutôt que de discourir sur des rencontres d'étapes. Merci en tout cas de votre passion pour la musique. LP Je tenais à vous remercier, avec un peu de retard, pour votre disponibilité; j'ai de la peine de constater ici ou là l'incompréhension Public-Artistes; leur relation était authentique et se mesurait par des valeurs sûres, comme l'émotion... Les internautes l'expriment avec naïveté; l'industrie transforme le public en consommateur, l'œuvre en marchandise, et l'auteur en producteur; les relations nées du contact avec l'industrie dans son ensemble sont d'ordre économique, et les valeurs qu'elles véhiculent se traduisent en des termes comme rentabilité, valeur de l'action en bourse, chiffre d'affaire réalisé ; tout cela explique aussi l'émergence des futures cultures que j'évoquais plus bas... Ce projet de loi menace certains principes fondamentaux de notre république, et mets en péril certaines libertés acquises dans la douleur par nos aînés... Comme l'a écrit Thierry Gaudin, cette loi "est un test, et permettra de savoir si la France, qui fut autrefois rédactrice des droits de l'homme, est maintenant devenue, comme bien d'autres pays, une république bananière gouvernée par des lobbies inutiles." La démarche du PS, comme bien d'autres, ne me semble pas à la hauteur de l'évènement historique...
Amicalement, G.
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« Le paradoxe de cette histoire est que c'est la seule société qui serait capable de répartir au monde entier, la sacem qui est contre la LGO. »
Et alors ? Que doit-il se passer face à ce constat ? La seule société capable de gérer une licence globale est contre ce principe, et on fait quoi maintenant ?! On courbe l'échine et on attend une proposition de ce Saint organisme ?
Tous les problèmes d'ordres techniques sont à résoudre entre les personnes concernées, elles ne veulent pas ? Qu'elles fassent autre chose !
Il ne faudrait tout de même pas oublier le contexte et l'état d'esprit dans lequel se trouvent les internautes français : La LEN et ses condamnations outrancières, les mots employés (pirates), les gestes employés (doigts d'honneur), les procès aveugles, les pressions sur les politiques pour faire adopter la vision des majors, etc.
Bref, il y a 8 millions de français qualifiés de délinquants par une poignée de profiteurs.
Alors, maintenant que la licence globale a été adoptée en première lecture, ça vous fait vous poser des questions ? Mais depuis le temps qu'on le demande ce débat, depuis le temps qu'on se fait insulter, condamner, bafouer de nos libertés, que nos enfants se font haranguer jusque dans les écoles ; c'est aux internautes maintenant qu'il faut opposer tous ces problèmes techniques ? Franchement, je m'en fous !
Ben mince alors, vous vous rendez compte seulement maintenant que nous sommes dans une démocratie et que le fait d'avoir quelques politiques bien placés ne suffit pas forcément pour obtenir ce que vous voulez ? Quelle image ont donné tous ces organismes vivants des droits d'auteur ? Lamentable !
Franchement, la Sacem et d'autres peuvent bien disparaître, il y a des plaies qui vont avoir du mal à se refermer !