Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 20 Janvier 2006 à 12h01 - posté dans High-Tech

En marge d'une guerre des tranchées entre partisans de la licence globale et partisans de la répression et de la surprotection des droits d'auteurs, nous publions 12 propositions et orientations pour ce qui serait vraiment une réforme du droit d'auteur, et non un projet de loi sans ambition.

Une manche à zéro, la balle est au centre. La première mi-temps de la discussion sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) devait conduire à un renforcement des sanctions contre les internautes et une protection des mesures techniques de contrôle des utilisateurs. A la surprise générale, elle a conduit les députés le 21 décembre à adopter un amendement légalisant le téléchargement sur Internet, accompagné d'une rémunération pour les artistes. Depuis, le débat du droit d'auteur se cristallise entre partisans et opposants de la " licence globale ". Le 8 février débutera la seconde mi-temps du match, avec des changements d'effectifs annoncés dans les équipes, les coachs de chaque camp ayant rappelé les règles du jeu. Mais joue-t-on la bonne partie ?

La réforme du droit d'auteur de 2006 doit-elle vraiment se jouer uniquement sur la légalité ou non du téléchargement, les sanctions et les rémunérations à apporter à Johnny et Chimène Badi ? Aveuglés par ce débat sans grande importance pratique (le téléchargement non encadré continuera avec ou sans loi), l'on oublie que le droit d'auteur dans son ensemble est heurté par Internet et appelle une grande réforme, bien plus ambitieuse que le projet DADVSI.

Voici une liste de 12 orientations et propositions concrètes pour permettre au droit d'auteur de se réconcilier avec Internet :

1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation. Le projet de loi que l'on discute cette année est issu d'une directive européenne adoptée en 2001, qui elle-même transposait en droit européen des accords internationaux signés à l'OMPI en 1996, négociés entre diplomates sans légitimité électorale. Le législateur est donc aujourd'hui pieds et poings liés ; il doit adopter une législation vieille de 10 ans qui date d'une époque où Internet était encore balbutiant et où Napster n'existait pas encore (il est né en 1998). Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des " consommauteurs " (consommateurs auteurs), ou " pronétaires " pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard.

2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits. Le droit d'auteur a été vu dès son origine comme un système d'équilibre entre la nécessité d'encourager la création en donnant un monopole temporaire au créateur sur son oeuvre, et la nécessité de donner au public un libre accès aux oeuvres par le domaine public. La durée du droit d'auteur, qui détermine l'étendue du domaine public, est une variable très importante dans cette équation. Actuellement en droit français une oeuvre est protégée 70 ans après la mort de son auteur. Quelle incitation à créer a-t-on lorsqu'une oeuvre à succès confère une rente à vie à son créateur ? Le résultat est qu'une maison de disques (qui bénéficie de droits similaires, adaptés à la personne morale) a plus d'intérêt financier aujourd'hui à sortir une compilation de Georges Brassens qu'à prendre le risque de promouvoir un jeune auteur. Et un internaute n'a toujours pas le droit de télécharger en 2006 le vieux King-Kong de 1933, ce qui permet aux Editions Montparnasse de le proposer encore aujourd'hui à 10 euros le visionnage sur Internet. Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur est, elle, ne fait que s'allonger pour traverser les siècles. C'est illogique et contre-productif.

3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement " illégal ". Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma.

4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement. Aujourd'hui chaque internaute peut diffuser la musique qu'il crée. Des sites comme Jamendo.com ou Musique-Libre.org diffusent des oeuvres d'artistes qui acceptent de voir leurs oeuvres téléchargées gratuitement et librement. Mais certains genres musicaux ne peuvent pas être enregistrés dans un grenier. Il faut à ces artistes des moyens techniques et financiers que seules les maisons de disques peuvent leur offrir, et ces dernières bénéficient de cet avantage pour faire main basse sur les auteurs. L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques.

5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs oeuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses oeuvres sur tous les média, et de toutes ses oeuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant.

6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion. Environ un quart des sommes collectées par la Sacem vont à la Sacem pour ses " frais de gestion ". N'ayant aucune concurrence, la Sacem n'est pas incitée à optimiser sa gestion pour maximiser la part reversée aux auteurs, et la qualité de la répartition. La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis.

7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les " royalties " d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal.

8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché.

9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression.

10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation.

11. Remettre en question la chronologie des média. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent.

12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des oeuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son oeuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une oeuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des oeuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une oeuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son oeuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients...

Le débat est ouvert.
 
Publié par Guillaume Champeau, le 20 Janvier 2006 à 12h01
 
 
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Commentaires à propos de «Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat»
 

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Désolé encore (maudit espace..)
Voici un bon lien:

http://lnk.nu/eff.org/87k.pdf
Bonjour il parait que je dois coller ca ici et pas chez moi, d'apres Calispera, alors, hein, je fais c'qu'on me dit.
"Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des « consommauteurs » (consommateurs auteurs), ou « pronétaires » pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard."

C'est le roi du ca veut rien dire. Les millions de bloggueurs ne créent rien, il n'est en aucun cas un probleme de gerer leur droits d'auteurs puisqu'ils ne produisent rien. En quoi le fait d'être sur un forum, un blog, change la legalité ou la legitimité du droit d'auteur? Mistere. Le seul probleme c'est qu'ils ne veulent pas payer, mais comme ils n'ont pas de solution de rechange, on ne peut pas les ecouter et encore moins baiser notre froc devant l'adversité.
Le droit d'auteur touche chacun de nous? Bien sur, dans tout ce que l'on porte sur soi, dans tout ce que l'on lit dans le journal, tout ce qui nous entoure est sous copyrigth et on est loin de le decouvrir avec 10 ans de retard. C'est plutot lui qui depuis dix ans baigne dans une naiveté profonde.

Apres son optimisme est sans bornes:
"3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement « illégal ». Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma. "
Bien sur que l'industrie va tirer son epingle du jeu, on en doute pas une seconde, mais pour Champeau les milliers de chomeurs de l'industrie du disque dans son ensemble, fabricants, imprimeurs, graveurs, graphistes, transports, officines, distributeurs, personnel des major, et la liste est longue des gens qui vont en pâtir, ne sont que quantité negligeable, necessaires à la bonne marche du progres.
On comprend qu'il ait tout fait pour se faire passer pour un gauchiste. Il n'y a pas plus liberal comme pensée par le simple fait que le paragraphe s'arrete là. On est pas dans les consequences là, on est dans son rêve economique.
ah si quand même au paragraphe d'apres il se soucie de la production:
"L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques. "
Bien sur, Sarkosy va me payer mon prochain album!!! Et ceux de tous les groupes de rap!! On croit rêver. Il nous parle du dictat des major et ose imaginer une liberté culturelle gérée par l'état?!!!!!

Continuons avec ce visionnaire:
"5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs œuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses œuvres sur tous les média, et de toutes ses œuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant. "

On est là ensemble depuis six ans, c'est dingue le nombre de mp3 de mes chansons que j'ai pu fouttre sur ce site, j'y ait meme deposé un moment l'integrale des freres Misere. Vous avez vu la sacem venir me prendre la tête? Pas moi.
Par contre il a raison, il n'y a aucune raison pour qu'on ne puisse pas adherer aux deux systemes.

Apres il continue et là c'est vraiment portnawack:
"7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les « royalties » d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal.

Un contrat d'artiste demarre à 8% du prix de gros, c'est la loi. Et le metier possede toutes les reglementation de n'importe quel autre. Des tarif syndicaux, entre autres.
Que Johnny parte chez Warner ne le prive en rien de ses royalties universal, et encore moins de ses droits d'auteur parce que aucune de ces deux majors ne les detient! Et comme exemple d'artiste naif qui reve d'être signé, Johnny c'est, comment dire...osé, non?

on continue;
"8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché. "

Bon là il a pas tort, mais il prend le probleme à l'envers. Les majors sont pieds et poings lies par les magasins qui les etouffent et menent des politiques commerciales redoutable. C'est surtout à eux qu'on doit la courte durée de vie des disques en bac. Ils forcent les majors a toujours plus de marges pour un peu de vissibilité dans le magasin. je parle evidement des gros, pas du disquaire du coin.
Encore une fois les majors servent de tete de turc alors que ce type ne connait rien au commerce du disque.

On continue:
"9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression."

"qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même."??? Vous comprenez quelque chose, vous? C'est a dire j'enregistre mon pote dans le garage et je depose son truc sur le site, et je touche ma com sur les ventes? C'est ça? On remplace la maison de disque par un trouduc qu'a plus qu'a faire un lien sur un site pour se faire son blé?
Nan, je pige keud, c'est pas possible que ce type sois teubê a ce point là, ca doit etre moi, expliquez moi.

Apres le sophisme continue:
"10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux médias. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation. "

On sait pas pourquoi le hertz est mort mais il nous le dis alors faut le croire, hein.
Pourquoi donc les radios du net devraient-elles ne pas payer ceux sans qui elles n'existeraient pas? Pourquoi? Ca on sait pas non plus.

et ca continue:
"11. Remettre en question la chronologie des médias. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent."

En fait il y est tellement habitué, que sa vision des choses est un fait acquis. Comme tout le monde pille c'est un acquis. Et la il se demande comment ça se fait que c'est pas un acquis pour certains.
En plus ce n'est qu'une constatation sterile, sans aucune proposition.

Il est completement fou:

"12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son œuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une œuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des œuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son œuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients... "

Bin voyons, apres s'etre auto produit du debut à la fin, le musicien de demain devra payer un brevet lui-même sur chaque chanson de son repertoire. Ptet bien pour créer une caisse sociale pour aider les zicos jétés à la rue? Il bosse aux guignols ce type, non? Ah c'est sur il a pensé à tout, c'était si simple, pour regler le probleme du telechargement...faisons payer les artistes!!! C'est un genie, je vous dis.

Tout ça sous le titre:
"DADVSI: Guillaume Champeau et Ratiatum.com font douze propositions pour sortir de l'ornière"
Ratiatum est un site qui vit de la publicité pour des produits comme Nokia et autres produits numeriques, pub pour les FAI, liens google, etc.
En gros un site qui vit grace à l'industrie numerique. Cette industrie que tout le monde connait comme genereuse, philantrope et au top au niveau social. Avec des patrons qui eux sont des vrais anges distribuants leurs benefices au public. Tout le monde le sait. Il y a la bonne et la mauvaise industrie. Pour Rati la bonne c'est celle qui lui donne à manger. Normal. Alors le Rati il fonde un journal de propagande, où on va suriner qu'un ordre nouveau débarque et qu'il faut s'adapter. Il veut absolument nous convaincre que le disque est voué à disparaitre, parce que ses patrons n'inovent plus depuis longtemps de ce coté là mais du coté du tout mp3 et surtout, surtout tous les accessoires qui vont avec, parce que ça c'est plus rentable que le disque.
La verité elle est là. L'industrie ne luttera pas contre le P2P, elle va vendre les multiples moyens de s'en servir, c'est tout.
Alors le Rati il est là pour nous faire passer la pillule. On va jouer aux gros anticapitalistes, payés par le capital pour lui permettre d'evoluer et d'accelerer la charniere. Pour la faire passer, bin "il reflechis" le Rati à toute sorte de solutions avec plein de gens serieux, ce qui l'amene a ecrire des articles pleins de chiffres totalement faux, parce qu'il oublie dans la chaine la moitié des intervenants du metier. Il reflechis a toute sortes de solutions dont les interressés (moi en l'occurence) ne veulent pas entendre parler, mais ça ça ne le gêne pas du tout. Il a une mission, peut etre le seigneur lui a ouvert la voie. Il sait comment les autres se doivent de reflechir, du haut de sa fiche de paye Nokia.
Alors il s'auto proclame "redacteur en chef" le Rati et il deblaterre, et il deblaterre la soupe des fabriquants d'Ipod, et il s'abonne à l'AFP pour jouer au journaliste.
Là il reçoit ça: http://www.manosolo....AFP-11oct06.pdf
Là je sais pas ce qui se passe dans la tête du petit Rati, il sait pas lire peut-être, il fait le chapeau de son article en disant aux gens que je leur "reproche leur gauchisme". Si vous avez lu la depeche, déjà là il y a soit une manipulation, soit de la debilité profonde. Ensuite il se permet des petits calculs simplistes dans lesquels il considere que le prix d'un disque est quasiment tout benef pour l'artiste à partir du moment où il s'auto produit. Il y a de quoi mourrir de rire quand on pretend parler serieusement du metier.
Alors que dans l'article lui-même il relaye mes propos
"Le peer-to-peer, c'est pas du tout une révolution culturelle mais simplement de la consommation gratos. Ces gens se prennent pour des gauchistes alors qu'en fait, c'est des libéraux. C'est une attitude libérale : je prends sans m'occuper des conséquences",

il persevere à me faire penser à l'envers un peu plus loin, je cite:

"Beaucoup d'études, SANS DOUTES GAUCHISTES ELLES AUSSI, ont conclu que les utilisateurs de P2P étaient ceux qui achetaient le plus de disques."

Il a un probleme le Rati, il voudrait absolument faire le malin avec la star parce que sous entendu c'est -loin-d'être-un-mecs-à-plaindre-et-vive-le-P2P.
Mais qu'il fasse le malin avec la verité serai beaucoup moins derangeant pour sa credibilité, et un minimum honete de sa part.

Apres là il m'en bouche un coin avec une phrase que j'arrive pas à comprendre. Ca veut rien dire:

"Le service offert par Mano Solo est lui aussi très libéral. Il répond aux demandes concurrentielles du marché, et c'est souhaitable. Il fallait apporter de la valeur ajoutée par rapport à la gratuité du P2P, et c'est ce qu'il a fait. "

En quoi c'est liberal de faire une pré-vente sur internet? Me pointer tout seul avec mon budget ridicule et toute la demago internet contre moi c'est apporter de la valeur ajoutée au P2P? Mais c'est quoi ce charabia? Y'a des gens pour lire ça et juste se dire "ha bon."?

Alors le Rati quand je vois tout ça je lui ecris un droit de reponse. C'est sois disant une redaction, donc ca obeit aux lois de la presse, non? Evidement dans ce droit de reponse je lui dit ce que je pense. Ne trouvant pas d'adresse mail perso du Rati je l'envoie par le formulaire en ligne sur son site qui est fait pour ça. Dans le même temps je poste mon texte ici.
Le Rati là il commence à merder. Il pointe sa truffe ici et fais mine de dialoguer pour finasser. Il me sort sa panoplie de courbettes et d'arguments polis accompagné d'un bout de sa propagande, pour à la fin me demander si je veux vraiment qu'il publie mon DDR. Bien sur que je veux et la conversation continue. A un moment donné je m'enerve et je dis "C'est quoi ce nazisme de chacun qui constament trace le tableau qui l'arrange, pour les autres?" et hop là le Rati tout content retourne chez lui, non seulement il ne publie pas le DDR mais ouvre un sujet dans son forum et un lien dessus dans son journal "droit de reponse face au nazisme" Là il a du sentationel pour brouiller les pistes. Alors tous les petits soldats du forum vont allegrement lui emboiter le pas. D'anti gauchiste il me fais passer pour un insultant paranoîaque au complexe de Darwin. Surtout il presente la chose comme si j'avais traité Rati de nazi, ce qui est loin d'être le cas encore une fois.
On se demande pourquoi un type qui ne cesse de repetter qu'il n'est pas l'enemi des artiste et qu'il "reflechis" à une solution équitable pour eux, a tant besoin de manipulations pour noyer ce qu'ils ont à dire...
Alors je m'installe dans son forum, et là au bout d'un moment, passées les querelles de langages, le Rati il s'appercoit que je suis en train de saper tout son boulot. Que ce que j'explique aux gens n'a rien à voir avec la soupe qu'il leur sert. En fait plus je suis patient et plus je m'explique moins il s'exprime et plus il est dans la merde. En fin du fin de plus en plus de gens abondent dans un vrai dialogue qui pour une fois va les informer réellement. C'est trop pour le Rati, quand il voit plusieurs messages de ce genre:

"Il est clair qu'ici il y a beaucoup de gens qui ont certainement cogite un peu sur le sujet et qui s'imaginent peut-etre un peu facilement avoir des réponses toutes pretes ou du moins qui s'imaginent que la plupart des gens en savent autant qu'eux sur le p2p, le net etc.... Revenir a une saine humilité ca serait pas plus mal non plus surtout que moi je salue moi aussi le changement de ton de Mano. Dépasser les vexations quotidienne ca serait bien aussi et ayant lu le droit de réponse de Mano, ayant ete "choque" sur le coup, mais ayant depuis cogite et lu tout ce qui a ete dit, je trouve que Kad pourrait au moins modifier son intitule lapidaire. Ensuite les calculs d'épicier faits a la va vite devant un PC resistent rarement a la complexité de la realite dont on n'appréhende souvent pas toutes les facettes, avis aux specialistes. Nous avons la chance pour une fois de pouvoir discuter directement avec un artiste qu i a reflechi sur ces problemes et qui a clairement une connaissance de certains aspects que nous n'avons pas. Ca serait bien aussi de le reconnaitre."
il ferme carrement le fil en se justifiant comme ça:

"Je ferme le sujet qui n'apporte plus rien si ce n'est des trolls."

Aucun troll ne s'est inscrit sur le sujet, il n'y a que des habitués de son forum. Mais le Guillaume Champeau il est pas à ça pret apres deux jours de manipulations minables.
Rati à l'heure actuelle n'a toujours pas publié mon droit de reponse.
Un site internet a de la place quasi illimité pour du texte, mais lui doit en manquer. Trop de pub pour l'industrie peut-être.
Tu vois Mano le problème c'est que tu crois qu'on a un discours anti-capitaliste alors que pas du tout. Au contraire. Ratiatum a la chance d'avoir un modèle économique qui fonctionne à peu près, pourquoi on irait chercher autre chose ? Pour la musique c'est pas pareil. Et l'économie, le libéralisme dans lequel on vit (et que tu souhaites aussi en refusant tout système de rémunération indirecte), c'est la loi de Darwin. Tu refuses de t'adapter, très bien. On verra quelle "espèce" d'artistes et de maisons de disques viveront dans 30 ans.

En ce qui concerne Ratiatum, je t'ai vu dire sur Framasoft qu'on avait au moins 10 employés. Il se trouve qu'on est deux employés qui travaillont uniquement à mi-temps sur Ratiatum. J'ai travaillé dessus bénévolement pendant 4 ans, largement plus de 35 heures par semaine... Et nous n'avons jamais eu le moindre stagiaire. Alors tes propos du "gros" contre le "petit", tu te les gardes pour tes poubelles.

Quant à ces douze propositions, qui n'avaient pas d'autres vocations qu'à provoquer un débat à la veille de DADVSI, [oups, j'avais pas fini] elles seront apparemment reprises bientôt dans un grand journal national. Et ce sera pas moi l'auteur, mais quelqu'un (je crois même plusieurs personnes) qui ont trouvé certaines des idées pertinentes.
Y'a que ça dans les colones de ce site, de la diabolisation d'une partie du capital, les majors, qui seraient les pires fumiers de la terre. D'une industrie qui serait la plus menteuse, la plus mercantile et la plus enrichissante sur le dos des autres. Que ça ici, tu vois pas? Tout ca entretenu par tes propos completement fantaisistes qu'on dirait bien que personne ne se donne la peine de verifier, sinon y'aurait pas tant de monde ici.
Ok t'es pas une grosse boite, mais sur le net tu peses 600 000 conections/mois d'apres ce que j'ai lu, a coté de moi t'es un mamouth. Un mamouth qui se permet de manipuler l'image d'un particulier qui prend des risque et qui met les deux pieds dans le debat, pas de l'exterieur comme toi, qui n'a aucune attache avec le metier.
Pour eviter la confrontation sur le fond tu as stygmatisé ma facon de parler, tu refuses de passer mon droit de reponse legitime (le recommandé arrive, t'as 60 jours derriere) et detourné mes propos de leur sens et contexte pour en faire un gros titre de ton forum.
Tu n'est qu'un valet de l'industrie numerique. tes douze proposition seront ptet publiée, ca ne veut absolument rien dire, tout le monde est aux fraises, la presse comme les autres. N'importe quel sujet là-dessus les interresse, ca fait vendre. Tes propositions serieusement on se demande si c'est pas un gag plutot qu'autre chose. Un gamin de douze ans aurait les meme reflexions courtes et faciles. On tremble quand on imagine des zicos payés par l'état, ou pourquoi pas demain je me pointe sur scene avec un gros tee-shirt Olida, ou Rillettes Machin :D :D le futur tel que tu le vois, tu sais où tu peux te le mettre?
Forcément tu ne sais raisonner que par la caricature, donc tu ne vois que ça avec ton cerveau déformé. Mais quelqu'un d'un peu plus calme et réfléchi sait très bien que ça ne sont pas les grosses entreprises qui sont critiquées, mais leurs méthodes lorsqu'elles visent à cadenasser le public ou les artistes (et ne monte pas sur tes grands chevaux pour cette dernière chose, tu ne représentes pas les artistes... je parle d'autres artistes, qui eux ont une vision plus libertaire que la tienne à propos d'internet).

Ratiatum ne combat pas Virgin. Ratiatum combat les DRM. Lorsque Virgin annonce qu'il retire les DRM, c'est plutot bien accueilli :
http://www.ratiatum....e_week-end.html

Tant que tu n'auras pas compris ça tu n'auras rien compris, ni à Ratiatum, ni à Internet en général.

La manipulation, je ne l'ai pas provoquée. Je t'ai répondu par mail tu as répondu sur ton forum. Tu as fait une connerie, tu l'assumes. Tu as parlé de "nazisme" dans ma façon de te donner des conseils ou de t'apporter des pistes de réflexion, je parle du même "nazisme" dans ma brève sur ton droit de réponse. Et je demande à chacun de juger du contexte, ce que chacun a pu faire en bonne conscience. Maintenant tu as archivé ton message et tu te mets donc toi même en position de faiblesse. Là encore, tu assumes.

Tu veux critiquer mon boulot, ok fais-le, c'est légitime. Tu veux porter plainte ? Fais le aussi, on peut s'amuser (au passage j'ai quelques années d'études en Droit derrière moi, mais ça en change rien). La photo de moi que tu as mise sur ton forum sans ma permission, c'est pas de la violation de droit d'auteur ? Si tu veux déclencher une guerre juridique, on pourra beaucoup se marrer. Et au final je ne suis pas sûr que tu gagnes, loin s'en faut.

J'ai vu que tu doublais tes ventes de disques depuis cette polémique et c'est donc la raison pour laquelle tu essayes d'entraîner un maximum de monde dedans en essayant de rabattre sur les autres forums. Alors je t'en prie, continue. On se rend mutuellement service parce que depuis ton coup de sang on a aussi un traffic en légère hausse. S'tu veux je te paye une bière pour fêter ça ? Elle sera sponsorisée Nokia.
La tienne n'est pas non plus libre de droits, et je n'ai jamais autorisé ce photographe a prendre et vendre mon image, tu saisis?
Tu fais le malin avec tes nuances mais ton forum deborde à raz bord de generalité assassines sur les majors, fausses la plupart du temps. Et tu laisse bien tranquillement tout le monde deblaterrer dans ce sens. Sinon t'aurais du mal a leur vendre du bill torrent.
De toute faon, ecoute mon vieux, tu n'es pas du metier et tu ne representes personne. C'est comme si moi qui n'y connais que dalle j'allais prendre la tete a Aubry sur les 35 heures. Je vais forcement dire que des conneries. toi faut que tu te rendes comptes que tu fais que ça, dire des conneries! t'es meme pas foutu d'analyser une depeche AFP dans le bon sens... Tu flattes l'internaute dans le sens du poil avec ton populisme enrobé d'un semblant de responsabilisme, mais tu n'es qu'un valet du systeme qui oui, a decidé la mort du disque, certainement. Mais pas moi, ni tous ceux qui en vivent.
La demago des groupes non-signés les regarde, c'est leur affaire, je leur souhaite la reussite, mais tous ces mecs là ils vont courrir signer des qu'ils pourront.
Tu sais je marche à la demonstration. Elle se deroule ici depuis trois jours, crois moi, je sais que mes demonstrations payent dans le bon sens, tu n'es pas la premiere.
Toutes tes justifications t'enfoncent un peu plus dans le coté "l'est pas zantil, alors passera pas droit reponse moi" ridicule qui colle vraiment pas à ce qu'on attend d'un media tant visité.
Pour moi ca paye bien, mes stats de vente depuis que je suis là decollent et je t'en remercie. Je remercie aussi tout ce forum de m'avoir sauté dessus tous ensemble, ca aide vraiment pour que l'exterieur se fasse un avis sur l'objectivité des deux camps.
Tu connais rien a la manipulation Champeau. Quand tu veux je te donne des cours.
je crois que c'est toi qui n'a pas bien pigé le net. Tu sais on en apprend bien plus en se bastonnant qu'en entretenant ton consensus mou et ringard de bonne conduite....
la seule vraie motivation derrière les agissements de ce site est uniquement de remplacer les majors qui y sont si décriées. De façon symétrique, on y lit donc régulièrement des propos aussi niais et hypocrites que ceux que l'on retrouve chez les enfoirés d'en face (les majors donc).

tous les tartuffes modernes se posent en défenseurs de l'
ârt et de la liberté


(merci de pas effacer mon post trop vite pour que je puisse garder un souvenir)
-message a effacer mais je peux pas m'en empecher-
En plus mon champeau, la tronche que t'as, comment que t'es laid dis donc! :D
Sylene,

Tes questions sont évidemment pertinentes et méritent qu'on s'y attarde. Mais il faudrait un livre entier pour y répondre, et je crois que ça ne suffirait pas. C'est une vraie concertation qu'il faut, c'est normalement le rôle d'instances comme le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique. Mais ça suppose à la base une volonté politique de soulever ces questions, ce qui avec le gouvernement actuel n'est pas le cas, sauf pour certaines d'entre elles (la question des compatibilités de la Sacem avec les Creative Commons est actuellement en discussion, par exemple).
A part ca, moi non plus j'en veux pas des DRM questu crois?
RAOUL, le 01/01/1970 - 01:00
-message a effacer mais je peux pas m'en empecher-
En plus mon champeau, la tronche que t'as, comment que t'es laid dis donc! :D
[message à effacer]

C'est triste, mais il est tout à fait possible que toute la motivation qui pousse ce site provienne de cette vilaine peau!
ouais, tellement moche qu'il cherche a detruire ce qui est beau :D
(allez va fais le menage)
RAOUL, le 01/01/1970 - 01:00
La tienne n'est pas non plus libre de droits, et je n'ai jamais autorisé ce photographe a prendre et vendre mon image, tu saisis?
Tu fais le malin avec tes nuances mais ton forum deborde à raz bord de generalité assassines sur les majors, fausses la plupart du temps. Et tu laisse bien tranquillement tout le monde deblaterrer dans ce sens. Sinon t'aurais du mal a leur vendre du bill torrent.

Bon le petit Mano il est bien gentil, il est bien dou tout mignon, je suis sûr que t'as l'oeil qui brille et la queue qui remue en écrivant ça, mais le truc c'est que te tu affirmes des choses complètement nazes et t'as aucune idée de si elles sont vraies. Une petite lecture pour ta gouverne :

http://www.ratiatum....s_lecteurs.html


De toute faon, ecoute mon vieux, tu n'es pas du metier et tu ne representes personne.

Parce que tu représentes qui toi à part toi-même ? Tes du journalisme ? Pourquoi tu te permets de critiquer le journalisme ?

toi faut que tu te rendes comptes que tu fais que ça, dire des conneries! t'es meme pas foutu d'analyser une depeche AFP dans le bon sens...

Et toi t'es même pas foutu de lire un article où je dis expressément que ma source n'est pas l'AFP mais Generation-NT (désolé hein, j'ai cru que tu leurs avaient donné une interview privée... ils n'ont pas cité l'AFP).

La demago des groupes non-signés les regarde, c'est leur affaire, je leur souhaite la reussite, mais tous ces mecs là ils vont courrir signer des qu'ils pourront.

Et alors ?

Tu sais je marche à la demonstration. Elle se deroule ici depuis trois jours, crois moi, je sais que mes demonstrations payent dans le bon sens, tu n'es pas la premiere.

ah ok.

Toutes tes justifications t'enfoncent un peu plus dans le coté "l'est pas zantil, alors passera pas droit reponse moi" ridicule qui colle vraiment pas à ce qu'on attend d'un media tant visité.

Va chercher un juriste et demande lui qu'il t'explique le droit de réponse...


Tu connais rien a la manipulation Champeau. Quand tu veux je te donne des cours.

Ca ne m'intéresse pas.

je crois que c'est toi qui n'a pas bien pigé le net. Tu sais on en apprend bien plus en se bastonnant qu'en entretenant ton consensus mou et ringard de bonne conduite....

J'en connais un rayon en refus de consensus... demande à tes amis des maisons de disques s'ils pensent que je suis consensuel. Con c'est sûr, sensuel peut-être, mais consensuel, je pense pas...
Là sur le coup c'est toi qui devrait te remettre a la page, vieux juriste de...non pas d'insultes :rolleyes:
Kad, le 01/01/1970 - 01:00

sensuel peut-être

J'crois pas nan.

:)
Au fait t'es pas dans la charte là, le sujet devie sur ma gueule alors que moi j'ai pris la peine de repondre a tes douzes rigolades...
tiens ton droit de pas repondre...
http://www.journaldu...que040928.shtml
RAOUL, le 01/01/1970 - 01:00
Au fait t'es pas dans la charte là, le sujet devie sur ma gueule alors que moi j'ai pris la peine de repondre a tes douzes rigolades...
tiens ton droit de pas repondre...
http://www.journaldu...que040928.shtml

T'as pris la peine de répondre mais t'as pas compris la moitié et pour l'autre moitié t'as compris de travers voire l'inverse de ce que je disais :mur:

Concernant le droit de réponse, le décret d'application prévu par la LCEN n'a, sauf erreur de ma part, pas été publié. Et quoi qu'il en soit ça n'était pas un refus juridiquement adressé (la preuve, je l'ai accepté dans un premier temps), mais un droit contesté moralement.
in-ferno, le 01/01/1970 - 01:00
Qui c'est RAOUL ? :Hein:

Mano solo :Hein:
Jeanbon, le 01/01/1970 - 01:00
in-ferno, le 01/01/1970 - 01:00
Qui c'est RAOUL ? :Hein:

Mano solo :Hein:
Pas si sur ...

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