Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 20 Janvier 2006 à 12h01 -
posté dans High-Tech
En marge d'une guerre des tranchées entre partisans de la licence globale et partisans de la répression et de la surprotection des droits d'auteurs, nous publions 12 propositions et orientations pour ce qui serait vraiment une réforme du droit d'auteur, et non un projet de loi sans ambition.
Une manche à zéro, la balle est au centre. La première mi-temps de la discussion sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) devait conduire à un renforcement des sanctions contre les internautes et une protection des mesures techniques de contrôle des utilisateurs. A la surprise générale, elle a conduit les députés le 21 décembre à adopter un amendement légalisant le téléchargement sur Internet, accompagné d'une rémunération pour les artistes. Depuis, le débat du droit d'auteur se cristallise entre partisans et opposants de la " licence globale ". Le 8 février débutera la seconde mi-temps du match, avec des changements d'effectifs annoncés dans les équipes, les coachs de chaque camp ayant rappelé les règles du jeu. Mais joue-t-on la bonne partie ?
La réforme du droit d'auteur de 2006 doit-elle vraiment se jouer uniquement sur la légalité ou non du téléchargement, les sanctions et les rémunérations à apporter à Johnny et Chimène Badi ? Aveuglés par ce débat sans grande importance pratique (le téléchargement non encadré continuera avec ou sans loi), l'on oublie que le droit d'auteur dans son ensemble est heurté par Internet et appelle une grande réforme, bien plus ambitieuse que le projet DADVSI. Voici une liste de 12 orientations et propositions concrètes pour permettre au droit d'auteur de se réconcilier avec Internet : 1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation. Le projet de loi que l'on discute cette année est issu d'une directive européenne adoptée en 2001, qui elle-même transposait en droit européen des accords internationaux signés à l'OMPI en 1996, négociés entre diplomates sans légitimité électorale. Le législateur est donc aujourd'hui pieds et poings liés ; il doit adopter une législation vieille de 10 ans qui date d'une époque où Internet était encore balbutiant et où Napster n'existait pas encore (il est né en 1998). Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des " consommauteurs " (consommateurs auteurs), ou " pronétaires " pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard. 2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits. Le droit d'auteur a été vu dès son origine comme un système d'équilibre entre la nécessité d'encourager la création en donnant un monopole temporaire au créateur sur son oeuvre, et la nécessité de donner au public un libre accès aux oeuvres par le domaine public. La durée du droit d'auteur, qui détermine l'étendue du domaine public, est une variable très importante dans cette équation. Actuellement en droit français une oeuvre est protégée 70 ans après la mort de son auteur. Quelle incitation à créer a-t-on lorsqu'une oeuvre à succès confère une rente à vie à son créateur ? Le résultat est qu'une maison de disques (qui bénéficie de droits similaires, adaptés à la personne morale) a plus d'intérêt financier aujourd'hui à sortir une compilation de Georges Brassens qu'à prendre le risque de promouvoir un jeune auteur. Et un internaute n'a toujours pas le droit de télécharger en 2006 le vieux King-Kong de 1933, ce qui permet aux Editions Montparnasse de le proposer encore aujourd'hui à 10 euros le visionnage sur Internet. Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur est, elle, ne fait que s'allonger pour traverser les siècles. C'est illogique et contre-productif. 3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement " illégal ". Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma. 4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement. Aujourd'hui chaque internaute peut diffuser la musique qu'il crée. Des sites comme Jamendo.com ou Musique-Libre.org diffusent des oeuvres d'artistes qui acceptent de voir leurs oeuvres téléchargées gratuitement et librement. Mais certains genres musicaux ne peuvent pas être enregistrés dans un grenier. Il faut à ces artistes des moyens techniques et financiers que seules les maisons de disques peuvent leur offrir, et ces dernières bénéficient de cet avantage pour faire main basse sur les auteurs. L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques. 5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs oeuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses oeuvres sur tous les média, et de toutes ses oeuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant. 6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion. Environ un quart des sommes collectées par la Sacem vont à la Sacem pour ses " frais de gestion ". N'ayant aucune concurrence, la Sacem n'est pas incitée à optimiser sa gestion pour maximiser la part reversée aux auteurs, et la qualité de la répartition. La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis. 7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les " royalties " d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal. 8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché. 9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression. 10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation. 11. Remettre en question la chronologie des média. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent. 12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des oeuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son oeuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une oeuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des oeuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une oeuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son oeuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients... Le débat est ouvert. Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat»
Pas d'accord. Je suis trés intéréssé à savoir comment diable fonctionne la sacem...
C'est si obscure qu'on nous éclaire Cet article n'a pas vocation à faire le procès de la Sacem mais à analyser les failles du droit d'auteur. Merci de garder cela à l'esprit
Voilà enfin, que l'on commence à parler
du vrai problème que sont les droits d'auteurs et leurs néfastes bactéries qui contaminerons la culture future et les créateurs de demain, chose que j'ai souvent rappeler dans cet exellent forum. Dans l'ensemble je suis assez d'accord, mais le point 5 mérite reflexion. En effet, si un artiste décide de se licencer (tiens tiens, du copyright aussi ???) chez Creative Commons , c'est un choix qui lui reviens de droit mais si il offre son oeuvre, il ne faut pas s'attendre à recevoir, "donner c'est donner et reprendre c'est...", la Sacem ne peut pas payer un ayant-droit sur qui elle ne gagne rien, ce n'est pas l'armée du salut mais une société avant tout qui doit obtenir pour rendre, la protection passe par là. Quand à l'interdiction, elle est se justifie si l'on considère que l'artiste voudrais ou doit en vivre, il faut quand même un certain temps pour gagner de l'argent par les ventes etc..., et que la Sacem se resource par les diffusions etc..., pour redistribuer à son ayant droit. On ne peut pas toujours tout offrir et chacun le sait. En revanche, les droits devraient être révolus au delà de vingt ans tout comme l'inventeur. Tout pour le grand public, car c'est pour lui qu'on a travaillé. Quand au point 12, je suis d'accord que l'artiste paye pour sa protection mais alors, à condition que l'oeuvre entre dans les bacs, c'est à dire dès qu'il y a rendement, ce qui n'est pas le cas chez l'inventeur et qui devrait absolument changer, mais c'est encore un autre débat. N'oublions pas que le commerçant paye ses murs mais gagne aussi auquel cas il met la clé sous la porte tout comme l'artiste ou l'inventeur. Merci à ratiatum d'ouvrir enfin ce débat. Je suis d'accord avec kad. La sacem on s'en fou. Et mm la musique on s'en fou.
Les musiciens vivrons toujours. Au moins (et mm surtout) de la scene. Un album coute 20K€ à une maison de disque. C'est cher mais ca peu tendre vers 0 avec l'excellente proposition 4 (que j'ai aussi fais sur le forum) d'avoir des studio public. Bref concentrons nous sur l'exception culturelle francaise : le ciné et le jeu vidéo. Est il possible de les sauver du piratage ? Mais comment qu'elles sont trop bien tes propositions Kad!
Kad Redal Président! Kad Redal Président! Kad Redal Président! Bien joué Guillaume , un bon résumé de la situation; notamment la proposition 5 qui souligne une fois de plus la position "Juracienne" de la sacem qui ne voit pas l'énorme mouvement de la musique indé et libre sur les réseaux;
bref tout bon. Il est grand temps que l'industrie adopte une réflexion "consumer centric" comme dirait Alban Martin. 2006 sra l'année d'une nouvelle vision du monde de l'économie des oeuvres numériques.Certaint ont du soucis à se faire. Il est grand temps d'accepter la réalité pour ce qu'elle est. Très bonne initiative.
Il ne faut pas perdre de vue que la prochaine forme du capitalisme (si elle doit exister ^^) sera la capitalisme cognitif. Donc lutter contre l'appropriation de la donnée est probablement décisif pour le visage de l'économie du siècle qui va s'écouler. La donnée n'étant pas rare par nature car très facilement copiable, certains préconisent l'appropriation et la création d'une rareté artificielle, d'autres estiment que l'opportunité de passer enfin à un capitalisme "+ humain". Simples remarques, mais un edit serait le bienvenu, il y a deux grosses fautes d'orthographe :
«la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé» - er «Weed (weedshare.com), qui répartie» - it ^^ Virer les mayors.
Trouver un autre mode de recuperer les sous (les notres) pour financer la musique. Sur la Sacem. Ci-joint un échange trouvé sur le forum de Macbidouille : petite mise au point. Le problème n'est pas la Sacem qui fait son travail, même si on est en droit de ne pas être d'accord avec ses prises de positions. En finir avec les ragots qui ne sauraient en aucun cas servir d'argument et qui ne servent qu' à décrédibiliser les critiques de DADVSI.
D'après Wikipedia : « Elle perçoit chaque années environ 600 millions d'euros de redevances. Les frais de fonctionnement de la SACEM sont relativement élevés et la société n'est en mesure de redistribuer qu'environ 75% des sommes collectées. Les frais de personnel des ses 1 400 employés représentent 65% du total de ses charges. » Réponse : « On considère qu'une association caritative est efficace quand elle redistribue plus de 80% de ses dons. La SACEM est quand même loin de la redevance télé, qui engloutisait dans ses frais de fonctionnement la totalité de ce qu'elle percevait. Quant au fait que 65% de ses charges soit le salaire de ses employés : j'espère bien ! Qu'est-ce qu'ils font du reste d'ailleurs ? Je sais, j'exagère : locaux, matériels, etc... Sinon, tu travaille dans la comptabilité, tu as donc du faire le calcul avant moi : 600 M * 0.25 * 0.65 = 52.5 millions d'euros pour la masse salariale annuelle de la SACEM. Pour 1400 employés, ça nous donne un salaire brute patronal moyen annuel de : 37500 euros soit un salaire net moyen mensuel de 37.5 Ke / 2 (a la louche) / 12 = 1562 euros. Il sont donc dans la moyenne. Evidemment, on pourrait faire des économies en délocalisant en Roumanie... » Quelques commentaires :
Point 2 : Je verrais bien des droits dégressifs sur 20 ans (après la mort des ayants droit) Point 5 : Faire attention néanmoins à ce que cet assouplissement ne permette pas aux majors d'exploiter (encore plus qu'elles ne le font) les créateurs. Point 7 : Les 5% à 10% (en général 6%) correspondent aux droits d'interprètes des chanteurs. Les droits d'auteur sont gérés par la SACEM via un barème : Ainsi, Mme Michu, compositrice SACEM, n'a même pas à négocier avec Universal si Universal veut produire un de ses titres Point 8 : Super d'accord avec toi. Mais on se cotise pour acheter du Prozac à Pascal Nègre alors... enfin j'ajouterais : Point 13 : Ouverture des playlists radio & télé "spéciale clips". Limitation du nombre de diffusions / titre & / artiste dans le mois. Mais que fait le CSA ? Point 14 : Quotas de nouvelles créations / reprises. Ca vise bien sûr la Starac, mais (et c'est encore plus grave à mes yeux), les émissions de variété-nostalgie (Lumbroso, Flamant,...) qui bouffent la place aux jeunes talents qui ne demandent qu'à émerger. Point 15 : Limitation légale des frais de promo : Stop à la course aux armements financiers entre majors qui fait qu'un disque d'or est à pertes de nos jours ! Point 16 : Interdiction du "Pay for play". Les accords majors / radios, y'en a marre ! Point 17 : Incitation à la recherche de nouvelles méthodes pour faire se rencontrer les oeuvres & les auditeurs, favorisant des systemes comme indy, mercora ou tout autre concurrent... (une espèce de concours lépine de la musique en ligne). J'ajoute :
Point 12 : Attention : Les jeunes créateurs sont souvant fauchés. Eventuellement rendre ce point 12 rétroactif (on paye une fois qu'on a du succès). Toujours pas d'accord avec le point 12. On a échappé aux brevets sur les logiciels en Europe et on instaurerait les brevets sur la culture !
Sacem inside.
@Makhno: ouais ben l'article sacem sur wikipédia fait bien source qd meme. T'as du rater la section 'Critiques' pcq là y scandale. J'y crois pas. une vrai maffia. L'ancien président M Tournier est resté 40 ans à la présidence. Alors forcement, les 10er années on fait bien son travail. Les 10 suivantes, on s'ennnui a mourir pcq finalement le travail est vite limité. Et toutes années suivantes on cherche des magouilles pour éviter de trop s'emmerder... Qd à avoir une usine (pcq 1400 employés, j'appel ca une usine) pour ne faire que répartir de l'argent gratos, ca me parrait un peu exagéré. Sutout qu'ils mettent toute leur energie dans le désire d'avoir une 'précision' TRES fiable des gains. Ben franchement j'en vois pas trop l'interet. A la limite si c'est un peu approximatif tant mieu. Il suffit de faire une régle qui avantage un peu les petits artistes au détriment des gros dinosaures, style JJG. D'autant qu'on est plus à l'analogique, on est au numérique et le calcul est bcp plus facile. Pourtant la sacem n'a pas débaucher avec le passage au numérique. Le Pb n'est pas qu'ils paient leur salariés (heureusement comme tu dis), le pb est quest ce qu'ils leurs font faire excactement ? pcq moi je vois pas trop. La sacem n'a pas voccation est être une anpe pour copain. Ce que sont de toute facon toute les assoc' de ce genre. On est au IIIeme millénaire, Y a un momment ou il faut moderniser et réformer ses institutions. Ca viellit mal ces bêtes là. Et celle là il est carrément temps de l'achever. Donc moi j'ai un point : On prend toute les sociétés de récupération des droits (ben oui en plus y en a pas qu'une) et on les fond en une seule avec la transparence naturellle que doivent avoir toute les institution moderne. Assez d'accord sur la plupart des points.
J'ajouterai bien quelques points: point 13: plafonnement des droits que peuvent recevoir les artistes de musique pour éviter qu'une quarantaine d'artiste raflent presque 75% du pactole sacem (calculé selon le passage radio): ainsi par exemple, Jonnhy H. ou Jean-Jacques G. serait limité à par exemple 0.2 ou 0.3 % du total, ce qui reste confortable, tout en permettant une meilleure rémunération des autres artistes. point 14: Une bonne quantité des oeuvres littéraires (écrits) ne sont jamais rééditées, les laissant dans l'ombre. Les artistes ont déjà partiellement la possbilité de les récupérer après 20 ans sans réédition (corrolaire de l'obligation d'exploiter), il serait bien que les particuliers jouissent des mêmes droits (au bout de 10 ans par exemple), pour simplement empêcher la disparition de ces oeuvres, et par exemple les diffuser sur internet => domaine public accéléré pour défaut d'exploitation comme les brevets et les marques. point 15: Tout le monde a entendu parler de la Crise des intermittents: il faut savoir que l'essentiel de leur rémunération provient en fait des indemnités de chômage, d'où un déficit abbysal de leur caisse. En effet le déficit dépasse les 800 millions d'euros pour des rentrées plus proche de 200 millions. Ces 800 millions annuels étant financées par le régime général, ne serait-il pas plus juste qu'en contrepartie du fait qu'il finance en fait d'avantage la création que les producteurs , le public dispose d'avantage de droits que les maisons de productions? (y compris dans le cinéma, à la télé...) Bravo Guillaume pour ces propositions claires, et qui, ainsi que j'essayais de le dire dans ma lettre aux députés, replacent le débat à son juste endroit : celui d'une réflexion sur ce que doit être aujourd'hui le droit d'auteur.
Il est en effet singulier de prétendre légiférer d'abord, et de façon répressive, sur un usage nouveau d'échanges d'oeuvres, au nom de la défense d'auteurs et d'artistes dont le statut a radicalement changé, sans se préoccuper d'un droit qui accompagne d'abord ce changement. Et si on s'en tient à cette manière d'opérer, il est évident qu'on court à la catastrophe économique et politique (censure et marché fermé, incapacité à développer une industrie nationale dans le domaine d'avenir par excellence...), en même temps qu'à un contresens historique absurde et à une situation ingérable. Nos "représentants" nationaux le comprendront-ils ? Nos parlementaires auront-ils la force et la volonté de remettre ce débat sur ses pieds, face à un gouvernement qui, tout jugement suspendu sur sa politique générale, a curieusement l'air de s'entêter à ne rien entendre ? Vos propositions en tout cas peuvent y aider. @Pieno76> le droit d'auteur après la mort de l'auteur ?? complètement ridicule, et certainement création géniale d'un maître du cynisme ... je vous rapelle que ce droit est une exception consentie envers l'auteur pour lui permettre de (en gros) rentrer dans ses frais pour son investissement temporel et/ou matériel lors de la création de l'oeuvre, ceci afin que les artistes ne créent pas 'pour rien', et qu'ils puissent quand même manger autre part qu'à la soupe populaire, surtout entre deux albums/livres/films ... maintenant, une fois que l'oeuvre est bien rentabilisée (et là je vous laisse débattre de quand), ce droit devrait logiquement être supprimé, pourquoi pas progressivement, mais je trouve amoral que le mec qui a fait Born To Be Alive n'aie fait quasiment que ça dans sa vie mais en vive encore très bien, et que les ayant droits de Hergé (ses petits-enfants maintenant) touchent encore plein de pognon alors qu'il n'ont rien à voir là-dedans ...
et pas d'accord pour tes propositions (sauf la 13 et la 16), 14 : les quotas sont la meilleure manière de diriger l'information : que les radios/télés etc diffusent selon la demande des auditeurs, c'est ce qui devrait être fait (évidemment sans avoir créé ce besoin préalablement comme c'est le cas avec les sytèmes Majors/TF6/StarAC' etc ..)) 15 : ils devraient avoir le droit de faire ce qu'ils veulent, même si c'est très con pour eux ... encore une fois c'est NOUS qui avons (en théorie actuellement) le pouvoir de 'consommer' ce qu'ils nous proposent ou pas ... 17 : les gens sont assez grands pour aller chercher la musique là où il la méritent ...
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Tu as raison la Sacem devrait délocaliser en Chine. Qu'on les foute dehors tous ces feignants, ça fera plus de thunes pour Johnny... enfin son compositeur...
N'importe quoi. Il est heureux que la Sacem paie ses salariés dont tu fis partie. Arrêtez les arguments nauséabonds on se croirait chez les crânes rasés ou du moins pas loin d'un de leur maîtres à penser : Pierre Poujade. Le meilleur moyen de faire passer Ratatium comme un ramassis d'extrémistes irresponsables.