Nintendo continue sa croisade contre les cartouches R4, qui permettent notamment de faire tourner des jeux piratés sur ses consoles portables. Après des manches remportées en Europe et en Asie, l'entreprise a obtenu l'interdiction de ces dispositifs au Japon.

Bien qu'occupé à lancer sa nouvelle console de salon, la Wii U, Nintendo ne perd pas pour autant de vue son combat contre le piratage. Le géant japonais du jeu vidéo concentre en particulier ses efforts contre les cartouches R4, qui permettent d'exécuter des jeux piratés – souvent récupérés sur les réseaux P2P, les newsgroups ou n'importe quel site spécialisé – comme s'il s'agissait de cartouches officielles.

Après des opérations réussies à Hong Kong, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, Nintendo a remporté une victoire d'importance sur sa terre natale en obtenant des autorités nippones le bannissement des cartouches R4 sur le territoire japonais, rapporte Kotaku. Ce succès met un terme à une longue procédure judiciaire, démarrée il y a plus de quatre ans.

Jusqu'à présent, la loi japonaise interdisait la vente des cartouches R4 au Japon. Désormais, c'est l'importation de ces dispositifs qui est prohibée, a précisé le ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie. Cependant, il s'agit d'une victoire symbolique pour Nintendo, dans la mesure où ces cartouches concernent la Nintendo DS, une console désormais âgée (sortie en 2004 pour le premier modèle).

Si les cartouches R4 permettent de faire tourner des jeux piratés sur la console portable, ils offrent aussi la possibilité de faire fonctionner des "applications maisons" (homebrews) conçues par des développeurs tiers amateurs. D'aucuns considèrent que ces dispositifs, surnommés aussi linkers, ont contribué au succès de Nintendo DS. Un avis rejeté par l'entreprise, qui y voit une concurrence déloyale.

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