Dans le cadre du procès opposant Apple et Samsung, de nombreux mails internes sont publiés et permettent de découvrir certaines ambitions cachées. C'est le cas de la firme de Cupertino, qui a envisagé la création d'une voiture iCar, vraisemblablement en partenariat avec un constructeur automobile. Le projet semble aujourd'hui abandonné.

L'ambition de Steve Jobs ne s'arrêtait pas aux ordinateurs, aux baladeurs et aux téléphones. Le cofondateur d'Apple avait des projets encore plus grands, à en croire des échanges de courriers électroniques révélés au cours du procès entre Samsung et la firme de Cupertino. D'après ces documents, Steve Jobs avait également imaginé une voiture, baptisée très logiquement iCar.

L'information a été sortie par Mashable et Nick Bilton, du New York Times. Les détails ne sont évidemment pas légion. Mais l'entreprise américaine a envisagé de s'associer avec un constructeur automobile de premier plan, probablement Volkswagen ou Mercedes-Benz. En 2007, le magazine Capital a évoqué une possible rencontre entre les PDG d'Apple et des deux industriels.

À première vue, l'iCar devait reposer sur un concept hybride : une voiture, conçue par une grande marque, et une plate-forme logicielle, élaborée par Apple. Difficile de savoir jusqu'à quel point cette idée a été creusée, mais des discussions ont eu lieu avec les principaux cadres de l'entreprise, donc Phil Shiller, le vice-président du marketing.

Comme l'explique Nicolas Colin sur son site, le marché de l'automobile dans les pays occidentaux a basculé de l'économie de rattrapage à l'économie de la multitude. L'idée derrière l'iCar étant donc de faire un "produit" évolutif, scalable, personnalisable et qui se développe même au-delà de l'acte d'achat, à travers des mises à jour, créant ainsi de la valeur supplémentaire.

La voiture "devient une itération permanente, une application au design réussi, puis une plate-forme qui sur-traite le développement de maintes autres applications à tout un écosystème. Une automobile, c’est comme un iPhone : un objet dont la valeur tient aux multiples applications auquel il donne accès", écrit-il. Et à l'image d'Android se répandant sur les smartphones, les OS mobiles se répandront un jour dans les voitures.

Apple n'est pas le seul géant de la high-tech à s'intéresser au secteur automobile. Dans un autre registre, celui des automobiles automatiques, Google se montre particulièrement actif. Ses voitures hybrides, des Toyota Prius, ont ainsi avalé des centaines de milliers de kilomètres sur les routes américaines, sans avoir recours à un conducteur humain.

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