Le rapprochement de Nokia et Microsoft continue de faire l'objet de vives critiques. Les dernières ont été formulées par Linus Torvalds, dont les apports au noyau Linux ont été essentiels. Pour l'ingénieur finlandais, Nokia aurait dû opter pour Android au lieu de miser sur Windows Phone.

C’était en 2011. En perte de vitesse dans la téléphonie mobile, Nokia a choisi de se rapprocher de Microsoft pour rebondir. Les deux groupes ont annoncé en février la mise sur pied d’un partenariat stratégique, qui s’est traduit en particulier par la sortie de la gamme Lumia. Constituée de smartphones Nokia, cette série s’appuie exclusivement sur Windows Phone 7, la dernière version de l’O.S. mobile de Microsoft.

À l’époque, l’alliance de raison entre Nokia et Microsoft dans le mobile a beaucoup été commentée… et critiquée. Et pour cause, nombreux sont ceux à penser que ce rapprochement a été fortement soutenu par l’actuel PDG de Nokia, Stephen Elop. En effet, celui-ci a travaillé pour Microsoft avant de rejoindre les rangs du constructeur finlandais. Dès lors, son passage au sein du géant de Redmond a certainement pesé.

Aujourd’hui encore, ce choix est contesté. Dans une récente interview accordée au quotidien finlandais Taloussanomat, et remarquée par Business Mobile, Linus Torvalds s’est interrogé sur la pertinence de ce rapprochement. Pour l’ingénieur en informatique, célèbre pour sa contribution au noyau Linux, Nokia aurait plutôt dû faire le choix d’Android, qui s’appuie justement sur l’O.S. libre.

La position de Linus Torvalds n’est pas tout à fait surprenante au regard de ses déclarations passées. Il y a deux ans, l’informaticien avait reconnu que que le Nexus One était le premier téléphone mobile qu’il ne détestait pas. Or le Nexus One, sorti en janvier 2010, a été le premier smartphone à fonctionner sous la version 2.1 d’Android (Gingerbread).

Mais que penser de la tentation hégémonique de Google dans la téléphonie mobile ? Sur ce point, Linus Torvalds reste silencieux, malgré la croissance spectaculaire d’Android qui laisse préfigurer une domination du secteur par la plate-forme. Pour le consommateur, les alternatives se réduisent désormais à une poignée de systèmes d’exploitation.

Car aujourd’hui, la plupart des constructeurs utilisent Android comme système d’exploitation. C’est le cas, pour ne citer que les plus connus, de Samsung, HTC, Acer, Sony Ericsson, Motorola, Dell, LG, ZTE ou encore Huawei. Chez les principaux fabricants, les deux seuls qui proposent encore un O.S. maison sont Apple et Research in Motion (BlackBerry).

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