La société canadienne Research In Motion, connue pour sa gamme de smartphones BlackBerry, est en perte de vitesse face aux produits vendus par Apple et Samsung. Décidée à achever son repositionnement stratégique, l'entreprise a donc fait appel à deux banques d'affaires pour étudier les diverses options qui s'offrent à elle.

L’année qui s’est écoulée a été particulièrement rude pour Research In Motion (RIM). Le fabricant canadien du BlackBerry a été confronté à plusieurs pépins techniques qui ont fragilisé son image auprès du grand public. On se souvient par exemple de la panne sévère qui a frappé sa plate-forme de messagerie instantanée, bloquant les services du groupe pendant quelques jours.

Sur le plan commercial et technique, la situation est également difficile pour l’entreprise. Sa tablette n’a pas véritablement convaincu les consommateurs, qui sont aujourd’hui essentiellement tournés vers les produits estampillés Apple ou Samsung. De plus, l’intégration de BlackBerry Messenger au sein du futur O.S. s’avère particulièrement délicate.

La tempête traversée par RIM a finalement poussé les deux dirigeants historiques à la démission. Le nouveau capitaine, Thorsten Heins – ancien vice-président en charge du développement matériel -, a alors opéré un repositionnement stratégique de la firme. Incapable de concurrencer Apple, Google ou Samsung, RIM compte délaisser le marché grand public et mettre l’accent sur le monde professionnel.

Ce changement de cap va se faire sous la houlette de deux banques d’affaires, JPMorgan Chase et RBC Capital Markets, a annoncé RIM. Le groupe estime que l’expérience de ces deux institutions va lui permettre de faire le point sur ses options stratégiques, alors que l’exercice décalé du premier trimestre va très certainement s’illustrer par une perte opérationnelle.

« L’environnement concurrentiel qui se poursuit atteint nos activités sous forme de volumes (de vente) plus faibles et de dynamique de prix très concurrentielle et nous nous attendons à ce que nos résultats du premier trimestre le reflètent« , a expliqué RIM dans son communiqué, cité par l’agence France-presse. Plusieurs hypothèses sont donc à l’étude.

« Ces conseillers ont pour mission de nous aider à finir l’examen stratégique […] et à évaluer les mérites relatifs et la faisabilité de plusieurs options financières, y compris de nouvelles opportunités de tirer bénéfice de la plateforme BlackBerry à travers des partenariats, les possibilités de licences, et autres alternatives stratégiques de modèles d’activité« , poursuit-il.

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