C'est sûr, Sony BMG réfléchira deux fois plutôt qu'une avant d'insérer de nouvelles protections sur les albums que la maison de disques vend à ses loyaux consommateurs. Microsoft ajoute son pavé à la mare en qualifiant officiellement le rootkit de Sony comme malware.

Jason Garms, responsable de l’équipe anti-malware de Microsoft, a annoncé samedi sur son blog que le géant de Redmond n’allait pas rester passif face à la menace sérieuse créée par la protection XCP embarquée sur certains CD de Sony BMG.

« Nous avons analysé ce logiciel, et nous avons décidé qu’afin d’aider nos clients à se protéger nous allons ajouter une signature de détection et de retrait du composant du rootkit du logiciel XCP à la bêta de Windows AntiSpyware (bientôt renommé Windows Defender, ndlr), qui est actuellement utilisée par des millions d’utilisateurs« , annonce Garms.

La signature sera également présente dans la prochaine mise à jour de l’outil de suppression des logiciels malicieux (vers, trojans et autres virus), qui devrait être disponible à partir du mardi 13 décembre. Windows Live Security Center, l’anti-virus en ligne de Microsoft, devrait également détecter le rootkit de Sony.

Sony BMG a annoncé qu’ils suspendaient au moins provisoirement la fabrication de CDs avec la technologie XCP. Mais la puissante Electronic Frontier Foundation (EFF) demande formellement à Sony d’aller beaucoup plus loin, notamment en rappelant chacun des CD contenant la technologie XCP de First4Internet ou MediaMax de SunComm (environ 2 millions de CD pour XCP), et en ayant une politique extrêmement claire vis à vis des risques de sécurité posés par ses DRM. L’EFF donne à Sony jusqu’à vendredi matin pour se plier à toutes ses exigences. Elle ne précise pas ce qu’elle fera en cas de refus après ce 18 novembre, mais l’on devine qu’une nouvelle class action pourrait être lancée…

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