Mise au pied du mur, Sony BMG a annoncé qu'elle cessait la production de ses CD contenant le rootkit apporté par la protection XCP de First4Internet. Il faudra néanmoins davantage pour reconquérir la confiance des consommateurs.

« Nous regrettons profondément les désagréments que [XCP] peut poser« . Accusée de toutes parts, Sony BMG avait d’abord tenté de limiter l’impact de la révélation de la présence d’un rootkit sur quelques uns de ses CD, en prétendant qu’ils ne posaient aucun risque pour le consommateur. Mais le ton a changé lorsque l’affaire a pris une nouvelle tournure. « Nous sommes au courant qu’un virus informatique circule, qui pourrait affecter les ordinateurs avec le logiciel de protection du contenu XCP« , avoue la maison de disques dans un communiqué Mea Culpa.

Tout en réaffirmant son attachement aux systèmes de protection anti-copie, pour « protéger nos droits de propriété intellectuelle et ceux de nos artistes« , Sony BMG indique qu’elle suspend par mesure préventive la fabrication des CD contenant la technologie XCP. La deuxième major la plus importante après Universal Music indique qu’elle examinera également toutes ses autres technologies de protection pour vérifier qu’elles ne posent aucun problème de sécurité.

Mais déjà Alex Halderman, un étudiant de l’Université de Princeton, dénonce l’utilisation bien plus répandue de la technologie MediaMax de SunComm. « Bien que MediaMax n’en soit rendu pas à se cacher avec un rootkit, il se comporte sous plusieurs aspects d’une manière caractéristique des spywares« , explique Halderman. Alors que la licence du logiciel de protection prétend qu’aucune information personnelle n’est collectée, l’insertion d’un CD protégé par MediaMax envoit immédiatement à SunComm l’identifiant de l’album et l’adresse IP de l’ordinateur qui y accède. Cette information serait exploitable pour livrer des publicités personnalisées en fonction des CD lus par chaque consommateur sur leur ordinateur…

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