Vivendi gagne 2% à la bourse de Paris suite à la publication des résultats de son troisième trimestre. Tous les indicateurs de la multinationale française sont au vert, y compris ceux de la filiale Universal Music Group qui gagne 5% de chiffre d'affaires et accrue ses revenus issus de la musique en ligne.

En base comparable, le chiffre d’affaires de Vivendi s’élève à 13,9 milliards d’euros, contre 12,9 milliards pour les neuf premiers mois de l’année 2004. C’est donc une hausse de 8 % générée par le dynamisme de toutes les activités du groupe : musique (+5 %), jeux-vidéo (+88 %, merci World of Warcraft), télévision (Canal+ gagne 3 %), téléphonie mobile (SFR, +7,6 %)…

Universal Music Group, dont la filiale française est présidée par l’impopulaire Pascal Nègre, voit son chiffre d’affaires s’élever à 3,2 milliards d’euros, notamment grâce à de très bonnes performances aux Etats-Unis et en France. En Amérique, où le marché global de la musique s’écroule de plus de 10 %, UMG parvient à grapiller un petit dizième de croissance supplémentaire et augmente sa part de marché de 3 points, à 31,7 %. Gwen Stefani, 50 cents, ou encore Chimène Badi font partie des quelques unes des vaches à lait de la maison de disques.

Crazy

Le groupe se félicite par ailleurs d’avoir triplé ses revenus issus de la musique en ligne par rapport à 2004 avec un chiffre d’affaires de 170 millions, qui représente désormais 5 % des revenus d’UMG. Est-ce le succès de la mouture légale de Napster ? Ou bien les ventes extraordinaires de l’iTunes d’Apple ? La nouvelle formule d’e-Compil ? Non, rien de tout cela. Car par « revenus issus de la musique en ligne », il faut surtout comprendre une chose : sonneries pour téléphones portables.

Cette semaine encore, c’est la célèbre sonnerie Crazy Frog, distribuée par Universal, qui prend la tête du classement des singles les plus vendus en France. Il tient ce rang depuis le 19 juin dernier, et tient tête à Johnny Hallyday et sa Religion dans mon regard – aussi distribué par Universal, qui arrive en seconde place (classements musique à paraître demain sur Ratiatum).

Malgré ces résultats il est presque certain que nous aurons encore l’occasion de voir Pascal Nègre scander la lutte armée contre les adolescents qui téléchargent et partagent quelques centaines de chansons sur leur ordinateur. Il est presque aussi certain que la loi sur le droit d’auteur censée renforcer les droits des producteurs au détriment des droits du public sera votée en décembre prochain, contre toute logique sociale… et maintenant économique.

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