Nicolas Sarkozy suggère dans son programme numérique la mise en place d'un dispositif permettant de signaler à la police, via un SMS ou un message publié sur les réseaux sociaux, des délits, des violences ou même des crimes.

À moins d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, qui aura lieu le 22 avril, Nicolas Sarkozy a finalement rendu public ce mardi son projet pour le numérique. Plusieurs axes sont développés par l’équipe du président de la République, en particulier le rôle des nouvelles technologies dans les secteurs de la santé, de la diplomatie ou encore de la formation professionnelle, mais aussi en matière d’éducation.

Le document s’intéresse aussi au rôle du numérique dans le domaine de la sécurité, un thème majeur pour l’UMP. S’inspirant sur le dispositif Alerte-Enlèvement installé depuis 2006, dont les informations sont diffusées sur de multiples canaux (Internet, TV, radio, agences de presse, réseau routier, gares…) le chef de l’État propose un système assez proche dédié au signalement des délits et des violences.

« Je souhaite que nous réfléchissions aux façons d’utiliser les communications par SMS et réseaux sociaux, plébiscités par les jeunes générations, pour le signalement des violences et délits aux forces de police. Il convient en effet d’adapter nos systèmes d’information aux usages les plus courants, et les plus rapides, qui se développent sur internet« , écrit-t-il.

Le dispositif imaginé par Nicolas Sarkozy, remarqué par Jean-Marc Manach sur Twitter, permettrait ainsi de prévenir les forces de l’ordre très rapidement, par un simple texto, un bref tweet ou un court message sur Facebook. Selon le chef de l’État, il s’agit-là d’une simple « modernisation des outils de signalement de crimes, délits et incidents divers » en misant sur la coopération citoyenne.

La proposition du candidat de l’UMP est à rapprocher d’une autre initiative, Internet-Signalement.gouv.fr. Cette plate-forme, installée par le gouvernement pour permettre aux internautes de signaler les délits et les crimes qu’ils rencontrent (ou croient rencontrer), reçoit chaque année plusieurs milliers de notifications, mais seule une petite minorité aboutit véritablement à une action de la part des autorités et de la justice.

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