SFR assure avoir constaté depuis quelques semaines un "courant significatif de déçus de Free" revenir vers lui. L'opérateur, qui ne fournit aucune donnée chiffrée, fait écho aux précédentes affirmations d'Orange et Bouygues Télécom, qui ont aussi expliqué avoir remarqué le retour d'anciens abonnés de Free Mobile.

Que deviennent les déçus de Free Mobile ? Depuis le 10 janvier, date à laquelle le quatrième opérateur a lancé ses offres commerciales, il a été surtout question de son nombre de clients. Les dernières estimations laissent entendre que Free Mobile a conquis près de 3 millions de personnes en l’espace de trois mois. Mais qu’en est-il des départs vers la concurrence ?

Sur ce sujet, Free est muet comme une carpe. Ce dernier ne communiquant pas déjà sur le nombre de ses abonnés, il ne risque certainement pas d’aborder la question très sensible des départs. Surtout que la période ne s’y prête guère. L’opérateur commence tout juste à sortir d’une sale période où la qualité de son réseau a été souvent pointée du doigt par les utilisateurs. Pas question de se tirer une balle dans le pied.

La concurrence se montre en revanche un peu plus loquace, même si elle se garde bien de communiquer le moindre nombre. Dans un entretien accordé au Figaro, le nouveau patron de SFR, Jean-Bernard Lévy, a affirmé que « depuis quelques semaines, nous voyons déjà revenir vers SFR un courant significatif de déçus de Free. Actuellement, nous ne perdons plus d’abonnés, notre parc s’est stabilisé« .

« Depuis le 15 mars, les départs ont considérablement baissé et nous sommes revenus à un rythme de départs modéré, même si le nombre est un peu plus élevé qu’auparavant » a-t-il ajouté, avant de préciser que l’offre « Red » a bien rempli son rôle contre Free Mobile. « Nous ne faisons pas de promotion active mais nous la proposons aux clients qui veulent nous quitter. Nous avons ainsi retenu 200 000 clients en trois mois« .

Même constat chez Orange et Bouygues, selon les PDG

SFR n’est pas le premier opérateur à affirmer que des abonnés reviennent déçus de Free Mobile. Dès la fin du mois de janvier, c’est-à-dire à peine trois semaines après l’arrivée du nouvel entrant, Orange avait également communiqué dans ce sens. Le patron de l’opérateur historique, Stéphane Richard, avait ainsi évoqué l’effet « win back » à l’antenne de BFM TV.

Avec la nouvelle donne, « les mouvements de clients vont se faire globalement au détriment des opérateurs existants en direction de Free dans un premier temps, avant qu’il y en ait qui retournent chez les opérateurs existants. Ça a déjà commencé d’ailleurs« . «  »Depuis la fin de la semaine dernière on a déjà des ‘win back’, c’est-à-dire des clients qui disent ‘Free ce n’est pas ce qu’on pensait, donc finalement, on revient chez vous’« .

« C’est encore faible, mais c’est quand même un certain nombre« , a jouté Stéphane Richard. Mais là encore, aucun chiffre n’a été fourni pour étayer ces affirmations, ce qui laisse penser qu’il s’agit avant tout de communication pour rasséréner ses troupes, ses clients et ses actionnaires.

Chez B&You, même chose. Selon les informations du magazine Challenges et reprises par Free News, 20 % des nouveaux abonnés à l’offre à bas coût de Bouygues Télécom proviendraient d’anciens clients Free Mobile. L’offre est, il faut le rappeler, pratiquement similaire à celle de Free Mobile, tant au niveau du prix que des caractéristiques et des avantages.

En extrapolant avec les informations de recrutement transmises par le PDG de Bouygues Télécom, Olivier Roussat, il y aurait eu plus de 20 000 abonnés ayant quitté Free Mobile pour rejoindre B&You en l’espace d’un mois.

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