L'organisation Media Matters a eu communication d'éléments tendant à prouver qu'une échelle de prix pour la musique en ligne est au moins à l'étude chez Universal Music.

C’est la guerre des nerfs entre Steve Jobs et une partie de l’industrie du disque. Sony BMG et Warner ont clairement reproché au patron d’Apple d’empêcher la croissance de l’industrie en gelant le prix de la musique en ligne avec un modèle de tarification unifié à 99 centimes d’euros le morceau. Les deux maisons de disques ont été jusqu’à refuser d’accorder leur catalogue pour l’ouverture d’iTunes au Japon, tandis que Jobs a répliqué en les traitant d’avares. EMI, opposé à ses deux consoeurs, semble plutôt soutenir Steve Jobs, tandis qu’Universal joue jusqu’à présent la carte de la prudence en ne prenant pas de position ferme sur le sujet.

Mais Media Matters dit avoir obtenu une copie d’un contrat signé entre Universal et un distributeur britannique plus petit qu’iTunes, dans lequel figure une échelle à trois étages pour la fixation des prix. Cette échelle augmenterait le prix des nouveautés et des singles les plus populaires de 50 %, tandis qu’elle ferait baisser le prix des morceaux ayant passé leur premier âge d’exploitation.

Universal a indiqué à l’organisation qu’il s’agit uniquement d’indications à titre informatif, si jamais une échelle devait être mise en place, et non pas d’un contrat ferme et définitif. Mais un représentant de la plus grosse maison de disques mondiale a tout de même lâché que le système informatique d’Universal était en cours de révision pour permettre de passer aux prix variables dès que nécessaire.

Contractuellement, Universal doit garder un même prix de gros pour tous les morceaux jusqu’à fin 2005.

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