Google soigne son image d'entreprise propre. Le dernier classement établi par Greenpeace indique que le géant du net est la plus engagée sur ce terrain. D'autres entreprises sont également très investies, à l'image de Cisco, Fujitsu ou Ericsson. La première société française évaluée, Alcatel-Lucent, est en sixième position.

Année après année, Greenpeace s’évertue à établir le bilan écologique de quelques-unes des entreprises les plus en vue et les plus importantes du secteur high tech. Distribuant bonnes et mauvaises notes, l’organisation non gouvernementale classe ensuite ces sociétés pour distinguer celles faisant le plus d’efforts pour réduire leur empreinte énergétique de celles faisant preuve d’un laxisme criant.

Pour le dernier rapport de Greenpeace, baptisé « Cool IT Leaderboard – Version 5 : février 2012 », c’est Google qui se place sur la première marche du podium. Le géant de Mountain View a en effet récolté au total 53 points, sur les trois critères sélectionnés par l’organisation écologiste : solutions, impact énergétique et communication. C’est sur ce dernier élément que le groupe engrange le plus de points.

« La première place de Google récompense les efforts importants réalisés par le géant américain qui a publié les résultats de l’évaluation de son empreinte énergétique et fourni un plan détaillé de sa stratégie de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) » commente Greenpeace dans son communiqué. L’ONG note également ses prises de position régulières visant « à lutter contre les changements climatiques« .

Google est toutefois talonné par quatre entreprises, à savoir Cisco (49 points), Ericsson (48), Fujitsu (48) et Vodafone (45). TCS (11 points), Telefonica (11) et Oracle (10). La seule entreprise française du classement, Alcatel-Lucent, fait bonne figure en se positionnant à la 6ème place (40 points). Il est enfin précisé qu’Apple et Facebook « n’ont pas été évalués parce que leurs efforts ne répondent pas aux critères du classement« .

La firme de Mountain View a déjà reçu les louanges de Greenpeace il y a quelques années. En 2010, Google apparaissait dans un autre rapport comme la société la plus en avance sur ces enjeux, à l’image du centre de traitement de données localisé à Dalles. Celui-ci puise en effet plus de la moitié de son énergie dans des ressources renouvelables.

De façon générale, Greepeace appelle les grands acteurs des NTIC à ne pas relâcher leurs efforts en matière écologique. L’ONG les invite ainsi à miser sur les énergies renouvelables pour alimenter leurs data centers et à communiquer plus régulièrement sur leurs objectifs de réduction d’empreinte carbone. Car il y a urgence, selon l’étude Smart 2020.

Publié il y a quatre ans, celui-ci a mis en lumière l’explosion de la consommation énergétique liée à Internet. Celle-ci doit tripler d’ici 2010. Or, la majorité de cette énergie est tirée d’énergies fossiles très polluantes, à l’image du charbon.

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