Free Mobile a présenté ses offres destinées aux opérateurs virtuels, conformément aux exigences de l'ARCEP. En proposant des tarifs plus chers que ceux que Free réserve à ses clients, le quatrième opérateur scandalise les MVNO qui l'accusent de vouloir "annihiler" la concurrence.

C’était l’une des conditions d’accès à la quatrième licence mobile. En devenant opérateur de téléphonie mobile, Free s’était engagé à proposer son réseau aux opérateurs virtuels (MVNO) qui souhaiteraient le louer. Les MVNO sont des opérateurs qui ne disposent pas eux-même de leurs antennes et qui louent les installations d’Orange, SFR, Bouygues ou, désormais, de Free.

Une distinction est cependant à faire entre les Full MVNO, qui disposent de certains éléments du réseau (dispositif de gestion des appels, bases de données…) et les MVNO Light qui se reposent totalement sur l’infrastructure de l’un des quatre opérateurs.

La firme de Xavier Niel vient de rendre public ses tarifs de location pour les Full MVNO (PDF) et les MVNO Light (PDF). Ils devront, pour commencer, s’acquitter d’un droit d’entrée de 2 millions d’euros à la signature du contrat. Free leur facturera ensuite 2 euros par carte sim. La minute de voix et le Mo de données sont facturés 5 centimes d’euros et, enfin, les SMS sont vendus entre 1 et 4,35 centimes d’euros.

Les MVNO, rassemblés dans l’association Alternative Mobile, ont déclaré que ces tarifs étaient une « mascarade« . Patrick Gentemann, fondateur de Zero Forfait, va même plus loin en qualifiant cette offre de « scandaleuse« . « Free ne laisse aucun espace économique aux MVNO car il vend les minutes et les SMS plus chers aux MVNO qu’à ses propres clients » explique-t-il aux Echos.

Pour Alternative Mobile, « ces tarifs démontrent que Free Mobile, loin de vouloir animer la concurrence, veut l’annihiler« .

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