Audition de Xavier Niel : les principales déclarations

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 25 Janvier 2012 à 12h59 - posté dans Télécoms

Les députés de la Commission des affaires économiques ont entrepris des auditions de l'ensemble des patrons des principaux opérateurs téléphoniques en France. Ce mercredi, c'était Xavier Niel qui était entendu, et très attendu. Résumé de son audition.

Xavier Niel, le fondateur et grand patron de l'opérateur Free, était auditionné mercredi matin par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale. L'occasion pour l'homme d'affaires de défendre Free Mobile face aux multiples accusations dont il est l'objet, et de tacler Bouygues Télécom qui était au centre de ses tacles les plus appuyés ("Nous n'avons des problèmes d'interconnexion des SMS/MMS qu'avec Bouygues Télécom. Si ça n'est pas résolu ce matin, il faudra se poser des questions sur la qualité de leurs techniciens"). Au contraire, Xavier Niel a largement épargné son partenaire Orange dont il a même vanté les mérites et leur collaboration historique.

Le patron de Free, qui n'a pas voulu dévoiler le chiffre exact des abonnés à Free Mobile ("plusieurs centaines de milliers") a ainsi répondu aux principales critiques entendues :

  • Sur l'emploi (souvenons-nous du chantage à l'emploi de Bouygues Télécom) : "Depuis l'attribution de la quatrième licence 3G, il n'y a plus de baisse d'emploi dans les télécoms (...) L'impact de Free Mobile sur l'emploi sera positif, puisque les opérateurs seront obligés d'embaucher (pour rivaliser)". Le patron de Free a aussi expliqué que sa société avait recruté dans ses centres d'appels des agents qui avaient été licenciés suite aux externalisations opérées par certains concurrents ;
  • Sur l'image "low cost" de Free : "Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût", a insisté Xavier Niel, en soulignant l'effrondrement du prix des forfaits illimités depuis que les opérateurs anticipent l'arrivée de Free Mobile sur le marché. "Quand on était à 178 euros pour un forfait illimité, il y avait peut-être un petit problème". Il a également rappelé que Free prélève environ 30 centimes de dividendes reversés aux actionnaires par mois d'abonné, en estimant que si France Télécom ne distribuait plus de dividendes, il pourrait "baisser ses prix de 50 à 60 %" sur le mobile ;
  • Sur la qualité et la couverture du réseau : "C'est vrai que dans Paris intramuros, nous avons très peu d'antennes. Ce sont des procédures extrêmement longues", a-t-il reconnu, en expliquant qu'il se reposait alors sur le réseau d'Orange pour l'itinérance. Mais qu'en ravanche, toutes les grandes et moyennes villes sont équipées de relais Free. Il accuse ses concurrents de diffamer Free Mobile pour créer un bruit de fond négatif. "Ils inventent des choses pour discréter Free, parce qu'ils ont rien de factuel", a-t-il affirmé. Il a au passage taclé Bouygues Télécom qui a envoyé des huissiers contrôler des antennes en Bretagne. "Je suis content, on enrichit les huissiers", a ironisé Xavier Niel. Il a par ailleurs insisté sur le fait que Free était dans une stratégie d'investissement (environ 37 % du chiffre d'affaires réinvesti chaque année), et que l'objectif était de posséder le plus vite possible son propre réseau pour ne plus dépendre d'Orange. "Louer notre réseau à Orange, ça n'est pas un modèle viable. Ce qui est viable, c'est de détenir notre réseau", a-t-il expliqué. Il veut arriver rapidement à l'objectif d'une couverture "significativement au dessus de 90 % de la population" (il en fallait 27 % pour démarrer). "On met tout en oeuvre pour être très en avance" sur le calendrier qui fixe l'obligation d'une telle couverture quasi intégrale pour 2018.
  • Sur les retards de livraison des cartes SIM et de portabilité : "C'est vrai, nous avons eu des retards sur les abonnés dans les cas de portabilité", a-t-il reconnu. Mais il met la faute sur le GIE qui gère les demandes de transfert de ligne d'un opérateur à un autre, en l'accusant implicitement de faire traîner les choses pour égratiner l'image du nouvel entrant. "On nous annonce 80 000 portabilités traitées par jour à la fin de la semaine. Ca ne va pas assez vite", a-t-il critiqué. Il explique également que la vente de téléphones est pour le moment bloquée, tant que les problèmes de portabilité ne seront pas résolus. Xavier Niel a aussi dit qu'ils avaient été dépassés par l'enthousiasme suscité, avec 3 à 4 millions de demandes d'information reçues dès le premier jour de lancement.

A lire aussi : notre bilan de Free Mobile après 15 jours.

Publié par Guillaume Champeau, le 25 Janvier 2012 à 12h59
 
 
46
Commentaires à propos de «Audition de Xavier Niel : les principales déclarations»
 

1
2
3
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

Le patron de Free a aussi expliqué que sa société avait recruté dans ses centres d'appels des agents qui avaient été licenciés suite aux externalisations opérées par certains concurrents
Les autres, ce sont de sales capitalistes.

Il accuse ses concurrents de diffamer Free Mobile pour créer un bruit de fond négatif.
Les autres, ils sont méchants.

Mais il met la faute sur le GIE qui gère les demandes de transfert de ligne d'un opérateur à un autre
Les autres, ils sont pas bons
Beaucoup de choses très intéressante, ca mériterait plus qu'un seul article pour détailler.

Le plus important, le GIE portabilité s'est engagé à faire passer de 40000 à 80000 portabilités possibles par jour, ce qui devrait débloquer la file d'attente. Espérons qu'ils tiennent ses engagements.
Ces argumentations sur l'embauche m'énervent. Il y a bel lurette qu'il n'y a plus de plein emploi en France et les choses ne vont pas s'améliorer. On invente en-effet chaque jour de nouvelles solutions pour éviter de payer des gens et on peut pas avoir une croissance importante tout le temps indéfiniment pour compenser. Donc soit on arrête le capitalisme, soit on arrête avec ces demandes/arguments bidons.
Vu que l'AN n'a pas encore mis la vidéo en ligne, peut on revoir le tout autre part?
zig, le 25/01/2012 - 13:13
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.
c'est vrai que la réponse est un peut légère...
après deux semaines de marathon doit être un peut fatigué le Niel..
les premiers jours il parlait d'entreprise qui innove. la dessus tu rajoutes que tu pratique des "tarifs raisonnables" ou d'"offres agressives" et ca passe :o
zig, le 25/01/2012 - 13:13
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

C'est pas free qui est low cost, mais la concurrence qui est trop cher.
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

Non. C'est toi qui comprend mal. Il y a le mot "raisonnable" en plus.
Il faut comprendre : "Free n'est pas une entreprise low-cost, Free est une entreprise raisonnable low-cost".
Ca va mieux ?

L'article n'a pas bien détaillé. Xavier a rajouté que c'est parce que les chefs ont un salaire raisonnable (17k/mois, soit environ 10 fois inférieur) contrairement aux 3 autres opérateurs.
Perso, carte SIM à 2 € SANS portabilité commandée jeudi 12/01, envoi fait vendredi 20/01 (d'après la console de gestion) et carte reçu samedi 21/01, soit 9 jours après la validation de la commande, et c'était sans demande de portabilité !
Pour ma part ça m'allait, mais c'est vrai que c'est plus long que prévu ...
A noter aussi que l'émetteur Free local n'est pas (encore) allumé ce 25/01.
Il parait qu'il y a une épidémie de diarrhée en France.

zig et puce est manifestement atteint, encore que chez lui, c'est une diarrhée chronique.

àtre aigri à ce point en permanence, tu dois être très malheureux, je te plains vraiment.
Je vais attendre encore un peu avant d'aller chez Free. Histoire que ça se calme
.Je n'ai jamais souscrit de forfait chez nos "big 3" et ils ne sont pas près d'avoir un abonnement de ma part ....
desoler tromper de post
[mode_ump]

on invite le tenancier de peepshow et autres romamichels à l'Assemblée Nationale ?

Mais que vas devenir la France ?

Heureusement, moins de 3 mois à attendre avant le début du "Redressement Nationale"

[/mode_ump]
Ils ont tellement la haine de ne plus pouvoir arnaquer leurs clients comme ils le font depuis plus de 20 piges qu'ils sont prêts à toutes les bassesses pour discréditer Free. Ca ne fait qu'amplifier mon envie d'y aller.
zig, le 25/01/2012 - 13:13
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.
Si l'on prend la traduction littérale, oui, low-cost = bas coût. Sauf que low-cost utilisé en français, ça signifie plus que simplement "bas coût". ça signifie "bas coût et service minimal". Clairement, Free n'est pas "low-cost", proposant nettement plus que ses concurrents avant qu'il n'arrive (et toujours plus qu'eux après qu'ils ont baissé leurs prix et augmenté le service rendu), et donc de fait ne satisfait pas la condition "service minimal" du qualificatif "low-cost" en français. C'est une entreprise qui propose des offres à bas coût, mais pas "low-cost".
zig, le 25/01/2012 - 13:13
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

C'était mal dit, mais "low cost" ne veut plus juste dire "bas coût". C'est une expression qui implique un certain modèle économique, avec peu de services, généralement de l'offshoring, un produit plus simple, ou chaque coût de fabrication a été tiré vers le bas. La Logan est un produit low cost. Ryan Air fait des vols low cost. Free en revanche propose un meilleur service que ses concurrents, avec une hotline moins délocalisé, ils sont avance dans plein de domaines comme l'IPv6. C'est une offre pas chère, mais pas "low cost" au sens corporate du terme.

zig, le 25/01/2012 - 13:13
Le patron de Free a aussi expliqué que sa société avait recruté dans ses centres d'appels des agents qui avaient été licenciés suite aux externalisations opérées par certains concurrents
Les autres, ce sont de sales capitalistes.

Si sale capitaliste = distribuer des richesses aux riches plutôt qu'aux pauvres, alors oui.

zig, le 25/01/2012 - 13:13
Mais il met la faute sur le GIE qui gère les demandes de transfert de ligne d'un opérateur à un autre
Les autres, ils sont pas bons

Oui c'est vrai que les autres sont moins bons techniquement. Enfin le GIE j'en sais rien, mais les autres opérateurs sont moins bons.
zig, le 25/01/2012 - 13:13
Les autres, ils sont pas bons
En meme temps, si il y a un goulet d'etranglement au niveau du GIE, il ne peux pas faire grand chose à part demander un renforcement des équipes
zig, le 25/01/2012 - 13:13
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

Le patron de Free a aussi expliqué que sa société avait recruté dans ses centres d'appels des agents qui avaient été licenciés suite aux externalisations opérées par certains concurrents
Les autres, ce sont de sales capitalistes.

Il accuse ses concurrents de diffamer Free Mobile pour créer un bruit de fond négatif.
Les autres, ils sont méchants.

Mais il met la faute sur le GIE qui gère les demandes de transfert de ligne d'un opérateur à un autre
Les autres, ils sont pas bons

Free a l'air de vachement te frustrer, tu t'es fais mettre à ce point par la concurrence?
zig, le 25/01/2012 - 13:13
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

Beaucoup contestent, mais je trouve que Zig a raison...
Demandez a une personne de décrire ce qu'il immagine quand on lui dit "garçon vacher", il va vous parler de baton, de troupeau, et de chien de berger. Si vous lui demandez de vous décrire ce qu'il immagine quand on lui dit "cowboy", il va vous parler de chapeau, de pistolet, et de son cheval.
Les deux sont autant différent que "low-cost" et "raisonnable à bas coût"
Lorsque le réseau bouyges telecom s'est lancé (au moins 4 ans apres itinéris sfr) j'ai pas souvenirs de coups bas des 2 autres (rassurés parce que entente préalable sur les prix ???)

puis les MVNO , j'ai pas souvenir qu'on leur ai cassé les noisettes .

Concernant le réel probleme , sim/délai/portabilité , à titre d'exemple le MVNO virgin ,apres facile 5 ans d'existance, doit avoir un bon million de clients . free pareil 1 million et quelques .......en 10 jours , rien à ajouter ;)
zig, le 25/01/2012 - 13:13
"Free n'est pas une entreprise low-cost, on est une entreprise raisonnable à bas coût
Franche rigolade...
entre bas coût et low cost il y a autant de différence qu'entre cow boy et garçon vacher.

Le patron de Free a aussi expliqué que sa société avait recruté dans ses centres d'appels des agents qui avaient été licenciés suite aux externalisations opérées par certains concurrents
Les autres, ce sont de sales capitalistes.

Il accuse ses concurrents de diffamer Free Mobile pour créer un bruit de fond négatif.
Les autres, ils sont méchants.

Mais il met la faute sur le GIE qui gère les demandes de transfert de ligne d'un opérateur à un autre
Les autres, ils sont pas bons

Connard.

1
2
3
Télécharger
Belarc Advisor
Diagnostic - Informations complètes sur votre ordinateur
 
WinRAR
Compression et décompression - Puissant outil de compression multi-plateformes
 
SC Video Converter
 
Trillian
Communication - Messagerie instantanée
 
Vistaluna Basic
Personnalisation - Donner à Windows l'apparence de Vista
 
Janvier 2012
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31 1 2 3 4 5
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC