Atos prêt à entrer dans le projet de cloud computing à la française![]() Avec le départ de Dassault Systèmes, une place s'est libérée dans le consortium mis en place par l'État. Celle-ci pourrait bientôt etre récupérée par Atos, l'une des principales SSII du marché. Son président, Thierry Breton, s'est en tout cas montré intéressé par ce projet.
Loin d'être un long fleuve tranquille, la mise en place du consortium a progressivement révélé des divergences entre ses membres. Orange et Dassault Systèmes ayant des objectifs commerciaux opposés, il n'était plus possible pour les deux sociétés de travailler ensemble. Le premier est resté, le second est parti et le consortium a perdu au passage un financement conséquent : 60 millions d'euros. Cette situation ne devrait durer qu'un temps. Depuis le départ de Dassault Systèmes, des tractations avec d'autres groupes français ont été engagées. Atos, l'une des principales SSII du marché, est à ce sujet l'une des firmes des plus en vue. Son patron, Thierry Breton - qui a aussi la particularité d'avoir été le PDG de France Télécom, la maison-mère d'Orange - a en tout cas manifesté son intérêt pour le projet. Interrogé sur BFM Business, Thierry Breton a affirmé que son groupe est prêt "évidemment à discuter avec l'État" pour entrer dans le consortium. "C'est notre rôle. Si on nous le demande, on l'assumera. [...] ous sommes un acteur majeur du cloud computing, et nous sommes très mobilisés sur ce sujet" a-t-il encore ajouté, dans des propos rapportés par l'AFP. Hormis la participation financière de Dassault Systèmes, qui devait mettre sur la table 60 millions d'euros, l'État compte mobiliser 135 millions d'euros, via les investissements d'avenir. De leur côté, Orange et Thales doivent apporter respectivement 60 et 30 millions d'euros. Une somme qui est encore bien loin des milliards de dollars injectés par les grands groupes américains (IBM, Microsoft, Cisco, Google) du secteur. Au-delà des enjeux de souveraineté nationale, il y a également des une dimension commerciale très forte. Rappelons que la Commission européenne a estimé que le chiffre d'affaires du secteur va atteindre 35 milliards d'euros en Europe en 2014. Des défis importants se dresseront toutefois sur la route du cloud computing, comme la sécurité et la résilience des données et la question environnementale. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Atos prêt à entrer dans le projet de cloud computing à la française»
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scott512
le 06/01/2012 à 10:22
Quand on voit ce que l'Etat fait des technologies de l'information: HADOPI, LOPSI, ARJEL etc, ca ne me donne pas du tout envie de venir leur acheté des parts de cloud computing lorsque leur offre verra (peut être) un jour le jour...
Et pendant ce temps, OVH ouvre hubiC avec 25 Go gratuits. De quoi écrabouiller déjà ce que propose Amazon et Dropbox (pas comparé les autres).
Mais non, préférons faire la cuisine avec une coalition de grands pontes. Le sujet c'est pas la souveraineté nationale, le sujet c'est l'innovation. Et force est de constater que le seul domaine informatique dans lequel la France innove à fond... c'est le matériel de surveillance de réseaux et filtrage (coucou Bull/Amesys, Alcatel..) ah oui breton .. c est celui qui voulait filer thomson pour un euro symbolique non ?
ouais ouais c est aussi la boite qui gere les radars automatiques ... ouais ouais ben ils pourront attendre pour que je leur file mes donnees .... je suis pas d'accord pour dropbox , je prefere largement leur systeme a celui pourris d'ovh entre 5 go et un mode offline et 25 sans , le choix est vite fait (surtout que meme 5 gigo faut les uploader ... )
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