Condamné pour avoir dénigré sous pseudo son ancien employeur sur Facebook

Guillaume Champeau - publié le Lundi 21 Novembre 2011 à 17h54 - posté dans Société 2.0

Voilà qui prouve encore qu'Internet n'est pas une zone de non droit. Un ancien salarié, qui avait créé un profil Facebook sous pseudonyme pour dénigrer son ancien employeur, a pu être identifié et a été condamné à lui verser près de 16 000 euros.

L'histoire aurait dû être banale. Le journal Ouest-France indique qu'un commercial en assurances de Lannion a été licencié le 31 mars 2010, et qu'il demandait 11 400 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Jusque là, rien d'exceptionnel. Mais la quotidien ajoute qu'en fait, le tribunal de Prud'Hommes a condamné le salarié à verser à son ancien employeur une somme de 15 800 euros pour avoir manqué de "loyauté" à ce dernier sur Facebook. Banco.

L'homme, visiblement très mécontent de s'être fait virer pour avoir saisi de faux rendez-vous sur son agenda pour justifier des absences, avait créé un profil Facebook deux mois après sa perte d'emploi. Sous le pseudonyme de "Tamertume", peut-être dans l'espoir étrange de ne pas être reconnu, ou de ne pas faire connaître son nom de futurs employeurs qui pourraient "Googler" son CV. 

Il y écrivait "des textes diffamants, tentant de discréditer son ex-patron et l'image de son agence", rapporte Ouest-France. "Le salarié s'était arrangé pour que ses dénigrements « ciblés et répétitifs » soient accessibles à la direction générale du cabinet d'assurances, mais également à ses concurrents et aux médias", et il "envoyait également des mails à tout le réseau professionnel de son ex-patron qu'il n'oubliait pas de mettre en copie".

Selon Europe 1, l'homme avait créé une page Facebook intitulée "contre la mise à mort d'un salarié", et s'était procuré les coordonnées d'amis et connaissances de son patron, également dénoncé nonément auprès de la maison-mère. 

"Il pensait sûrement passer à travers les mailles du filet puisqu'il avait utilisé des pseudos et qu'il en changeait régulièrement pour éviter qu'on ne le trouve", s'amuse l'avocate de l'employeur, interrogé par Europe 1. "On a donc eu un travail de recherche et de preuve qui a été assez important. Ça veut dire que la Toile n'est pas un lieu de règlement de comptes".

Les histoires qui mêlent licenciements et Facebook se multiplient et sont là pour le prouver. L'an dernier, les Prud'Hommes de Boulogne-Billancourt avait jugé légal le licenciement de trois salariés d'Alten, qui avaient dénigré leur société sur Facebook, dans des messages pourtant réservés à un cercle d'amis. Cette année, c'est un employé d'Apple qui a dû subir un licenciement pour avoir critiqué la firme de Cupertino sur Facebook, tandis qu'en Belgique, un homme a été licencié pour avoir critiqué son patron sur le réseau social. Dans les deux cas, la justice a jugé ce mois-ci que les licenciements étaient justifiés.

Publié par Guillaume Champeau, le 21 Novembre 2011 à 17h54
 
 
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Commentaires à propos de «Condamné pour avoir dénigré sous pseudo son ancien employeur sur Facebook»
 

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Il utiliser pas un proxy?
Autant je ne conteste pas le jugement, mais, manque de loyauté?
depuis le temps qu'on le dit que FB n'est pas fréquentable........
le tribunal de Prud'Hommes a condamné le salarié à verser à son ancien employeur une somme de 15 800 euros pour avoir manqué de "loyauté" à ce dernier sur Facebook
En quoi le tribunal de Prud'Hommes est habilité à juger un comportement faisant suite (2 mois après) à un "licenciement abusif". Ils ne sont pas là pour rendre la justice civile ou pénale mais pour se prononcer sur le licenciement et le respect du code du travail.
là il a quand meme chercher

c'est pas comme ceux d'alten qui parlait de leur chef entre eux
et qu'il demandait 11 400 euros de dommages et intéêts
Fail :p
grefz, le 21/11/2011 - 18:25
Il utiliser pas un proxy?

Toi parler pas français?
A mon avis ça ne devait pas être compliquer de se douter de qui était le coupable, et vu les faits:

"s'être fait virer pour avoir saisi de faux rendez-vous sur son agenda pour justifier des absences"

Le licenciement est justifié et l'employeur dans son droit, il a voulu jouer au con il a perdu, internet = serious business.
entrïe, le 21/11/2011 - 19:51
A mon avis ça ne devait pas être compliquer de se douter de qui était le coupable, et vu les faits:

"s'être fait virer pour avoir saisi de faux rendez-vous sur son agenda pour justifier des absences"

Le licenciement est justifié et l'employeur dans son droit, il a voulu jouer au con il a perdu, internet = serious business.

entrée = enter ? :D

Et le ' é ' s'affiche ' ï ' dans le titre du quote... FAIL! :beer:
Comme quoi encore une fois, blablas et discours ne servent plus à rien, seule la force brute compte, et là au moins il en aurait eu pour son argent.
je comprends pas cet acharnement sur les salariés en ce moment... les tribunaux sont aux ordres de l'état ou quoi ?

là, le mec, déjà, il est licencié et pour faute lourde ou grave, donc 0 ZERO AUCUN assédics donc AUCUN revenus, ça suffit pas comme peine ? s'il avait été condamné aux dépens seuls, il aurait eu bien mal au cul, d'autant plus qu'il est archi grillé dans sa profession. mais là, boum, on le coule pour quelques années... à la connerie on répond à coup de guillotine.

les juges sont vraiment de sacrés crapules. je pense que s'ils étaient au smic, ça les calmerait niveau peines financières.

entrée = enter ? :D

Et le ' é ' s'affiche ' ï ' dans le titre du quote... FAIL! :beer:

Ca fait *entrailles*. Il y a mis toutes ses tripes quoi ^^
Centaurien, le 21/11/2011 - 18:50
le tribunal de Prud'Hommes a condamné le salarié à verser à son ancien employeur une somme de 15 800 euros pour avoir manqué de "loyauté" à ce dernier sur Facebook
En quoi le tribunal de Prud'Hommes est habilité à juger un comportement faisant suite (2 mois après) à un "licenciement abusif". Ils ne sont pas là pour rendre la justice civile ou pénale mais pour se prononcer sur le licenciement et le respect du code du travail.

Il ne l'est pas. L'obligation de loyauté ne survit pas au contrat de travail. Ils ont tout mélangé ou les journalistes racontent n'importe quoi. En même temps faire un article sur la décision en première instance d'un cph. Bon c'est des emmerdements mais c'est un jugement dont il ne restera probablement rien au final.
pleindeuss, le 21/11/2011 - 20:29
je comprends pas cet acharnement sur les salariés en ce moment... les tribunaux sont aux ordres de l'état ou quoi ?

Attention aux propos, il existe des voies de recours, ce jugement d'une part on en a pas la copie, par rapport à ce qui est écrit soit ce jugement sera infirmé partiellement ou en totalité soit ce qui nous est reporté est totalement faux.

A condition bien entendu que le bougre fasse appel et soit encore dans les délais après notification.
Les prud'homme ne sont PAS des juges. Pour qu'une affaire aux prud'hommes passe devant un juge, il faut faire appel. Avant cette phase, c'est un college de représentants des salariés et des employeurs. Et comme les salariés se foutent souvent de leurs représentants, ca aboutit a des décisions étranges.

Qu'il fasse appel, ca ira devant un vrai juge, et on en reparlera.
De bons VPN existent! Quel con!
Vous savez, le VPN c'est pas l'arme magique sur Internet.
Le mec a été très très con (mise en copie etc.), ce qui fait qu'il a été plutot simple de remonter jusqu'a lui, sans meme se servir de son IP.
Avant Internet, on trouvait aussi (parfois) des coupables :)
Vu aussi ici http://www.lemonde.f...848_651865.html
Ce n'est pas cohérent de contester un licenciement au Conseil des Prud'hommes et en même tant de tenter de nuire à sa hiérarchie.
Bref, quand on est capable de s'inventer des rendez-vous, on est capable de s'inventer des identités sur internet et de spammer la profession.

les juges sont vraiment de sacrés crapules. je pense que s'ils étaient au smic, ça les calmerait niveau peines financières.

Ce ne sont pas des juges, au prud'hommes, mais des représentant des salariés et des patrons.. Renseigne toi avant de partir dans des diatribes pour dire n'importe quoi.
Centaurien, le 21/11/2011 - 18:50
le tribunal de Prud'Hommes a condamné le salarié à verser à son ancien employeur une somme de 15 800 euros pour avoir manqué de "loyauté" à ce dernier sur Facebook
En quoi le tribunal de Prud'Hommes est habilité à juger un comportement faisant suite (2 mois après) à un "licenciement abusif". Ils ne sont pas là pour rendre la justice civile ou pénale mais pour se prononcer sur le licenciement et le respect du code du travail.

Le licenciement n'était pas abusif, le salarié demandait à ce qu'il soit considéré comme tel. Et le tribunal prud'hommal est dans son rôle : il s'agit d'un conflit de droit du travail.

Ensuite (j'ai l'impression de me répéter), la justice française demande aux salariés d'une entreprise d'être loyaux vis à vis d'elle, c'est-à-dire en particulier de ne pas dénigrer l'entreprise auprès de tiers n'appartenant pas à l'entreprise.

Sachant que dans la très grande majorité des cas, les tribunaux prud'hommaux sont plutôt favorables aux salariés, il a vraiment fallu que ce type soit indéfendable pour qu'il ait été condamné.

les juges sont vraiment de sacrés crapules. je pense que s'ils étaient au smic, ça les calmerait niveau peines financières.
Renseigne-toi sur la composition d'un conseil (tribunal) prud'hommal avant de sortir des conneries aussi grosses.
http://www.justice.g...mmes-12033.html

Les prud'homme ne sont PAS des juges.
Bien sûr que si. Ce ne sont pas des magistrats professionnels, mais ils ont tout de même le statut de juge.

http://www.metiers.j...omal-15019.html

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