Les actionnaires de Motorola ont approuvé l'opération de Google. Le géant du web a annoncé en août son intention d'acquérir l'équipementier américain et son porte-feuille de brevets pour 12,5 milliards de dollars. Une transaction qui doit encore passer le filtre des autorités.

C’est une nouvelle étape de franchie dans la procédure d’acquisition de Motorola Mobility par Google. Les actionnaires de l’équipementier américain ont donné jeudi leur feu vert à l’opération, qui s’élève au total à 12,5 milliards de dollars. Ces derniers ont massivement soutenu (99 % de soutien reçu pour cette transaction) le plan de Google, qui offre 40 dollars par action pour prendre le contrôle de l’entreprise.

Les actionnaires de Motorola Mobility semblent pourtant bien les seuls à approuver cette acquisition. Leur enthousiasme tranche en tout cas avec les réactions mitigées, voire négatives, de nombreux observateurs depuis l’annonce de Google en août dernier. Si la firme de Mountain View prend le contrôle de son partenaire commercial et de son riche porte-feuille de brevets, beaucoup s’interrogent sur la stratégie de Google.

C’est le cas des investisseurs, qui ont sanctionné Google à la bourse de New York. Dès le lendemain de l’annonce, à l’ouverture des salles de marché, l’action du géant américain avait chuté de plusieurs points. Les principaux concurrents d’Android, comme Nokia et RIM, avaient alors pris mécaniquement de la valeur. Un flou également sanctionné par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Les doutes sur les objectifs de Google dans la téléphonie mobile avaient conduit au début du mois le directeur exécutif de l’entreprise, Eric Schmidt, à prendre la parole pour rassurer les fabricants d’appareils et les investisseurs. L’ancien PDG de Google avait assuré que les 17 000 brevets récupérés dans l’opération serviront à contrer les initiatives d’Apple devant les tribunaux.

Le feu vert des actionnaires de Motorola n’est qu’une étape parmi une succession d’obstacles que Google va devoir franchir avant de prendre effectivement le contrôle du constructeur américain. Le géant du web attend notamment les conclusions de l’enquête conduite par le département de la justice des États-Unis. Une étape indispensable qui ne devrait pas empêcher Google de finaliser son opération l’an prochain.

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