Facebook serait prêt à se plier à des contrôles plus sévères en matière de protection des données personnelles. Un accord avec la FTC est en bonne voie de finalisation. Celui-ci, s'il est validé, ouvrira la voie à des audits réguliers et indépendants du réseau social pendant une période de vingt ans.

Véritable bête noire des associations spécialisées dans la préservation des droits et des libertés individuelles, Facebook n’a jamais fait preuve d’une clarté exemplaire en matière de respect de la vie privée et de confidentialité des données personnelles. En la matière, les pratiques du réseau social sont très régulièrement pointées du doigt, à l’image des cookies traceurs ou des profils « fantômes ».

La situation pourrait toutefois évoluer positivement dans les prochaines semaines, la faveur d’un accord actuellement discuté avec les autorités américaines, et plus particulièrement avec la Federal Trade Commission (FTC). Selon les informations obtenues par le New York Times, le site communautaire serait tout proche d’obtenir l’aval de la FTC pour de nouvelles règles.

D’après les personnes impliquées dans les discussions, le nouveau cadre doit obliger Facebook à collecter l’accord de ses utilisateurs avant tout « changement matériel rétroactif » des paramètres liés à la confidentialité des profils et des données. En d’autres termes, Facebook devra obtenir le consentement des membres dès lors qu’il voudra manipuler les données d’une autre façon que celle convenue initialement.

En plus de cet accord au préalable que devra obtenir le site communautaire, il est question d’audits réguliers et indépendants pendant une période de 20 ans. Ces contrôles extérieurs devront s’assurer que la politique de respect de la confidentialité des données personnelles mise en place par Facebook respecte toujours le cadre de l’accord établi avec la FTC.

Ce dispositif, s’il est validé, doit mettre un terme à une procédure engagée fin 2009 par plusieurs associations spécialisées dans la défense des droits et des libertés individuelles. Ces dernières étaient montées au créneau pour contester les modifications considérables décidées par Facebook. Certaines ont en effet passé par défaut des informations personnelles en mode public.

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