En France, la vidéo à la demande sur Internet est encore très balbutiante. Le site vodeo.tv, qui sera officiellement lancé le 15 septembre, cherche à s'engouffrer dans la niche qu'il a lui même créé : la vidéo à la demande de documentaires. Une sorte d'ARTE à la mode VoD...

Vodeo.tv, c’est le projet d’une jeune pousse qui a réussi à soulever 2,5 millions d’euros pour se développer au plus vite. La Banque Audiovisuelle s’est donnée comme vocation « de fédérer, d’organiser, de gérer et de valoriser le contenu audiovisuel, post-diffusion télévisuelle […] puis d’en permettre l’accès au grand public, en vidéo et édition à la demande« . En plus clair, la BA veut pouvoir redistribuer sur Internet ce qui est passé à la télévision. Elle veut saisir en plein vol le boom numérique du timeshifing, qui nous fait oublier les grilles de programme et les pages de publicité.

Le premier projet de la Banque Audiovisuelle s’est ainsi tourné sur les contenus éducatifs et culturels. Avec le site Vodeo.tv, qui sera lancé officiellement le 15 septembre prochain, « nous nous intéressons en priorité aux reportages, aux talk-shows, aux documents qui apportent de l’information, par opposition aux programmes de divertissement, comme les films, les séries télévisées ou les jeux« , confiait récemment son fondateur Frédéric Pie à la rédaction de ZDNet. « Notre ambition est de faire de VODEO.TV, à terme, le plus grand portail de programmes audiovisuels francophones dédiés à la découverte, au savoir, à la connaissance, aux passions…« , ajoutait-il lundi sur son blog.

Quarante producteurs ont ainsi accepté de se lancer dans le pari de la VoD, ce qui permet à Vodeo.tv de proposer plusieurs milliers de vidéo au catalogue. Côté prix, les vidéos seront accessibles en streaming pour 1 à 6 euros, et en téléchargement pour 2 à 9 euros. Protégées par DRM, les vidéos téléchargées peuvent être gravées mais ne pourront pas être visionnées sur un autre PC que celui qui a servi au téléchargement. C’est donc un peu comme si vous achetiez un DVD et que vous n’aviez pas le droit de le prêter à un ami, ou de l’emporter chez votre voisin pour regarder le documentaire autour d’une sangria…

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés