Au cours de son audition devant le Sénat américain qui suspecte Google d'abus de position dominante, la firme de Mountain View a révélé avoir gagné une enchère lui permettant d'être le moteur de recherche par défaut d'iOS. Le système d'exploitation mobile d'Apple représente, aujourd'hui, deux tiers des recherches mobiles effectuées sur le moteur, ce qui ne suffit pas à rassurer les sénateurs.

Alors que l’on sait qu’Andoid dépasse désormais iOS sur le marché des systèmes d’exploitation pour mobile, Google annonce malgré tout que l’OS d’Apple, présent sur les iPhone, les iPad et les iPod Touch représente deux tiers des recherches effectuées sur les mobiles.

Ironie du sort, cette annonce est faite dans le cadre de l’audition du géant de la recherche par le Sénat Américain pour abus de position dominante. L’entreprise a ainsi avoué qu’elle était devenue le moteur de recherche par défaut de l’iPhone après une enchère au cours de laquelle Google, Yahoo et Bing s’était livrés une bataille.

Cela n’a pas rassuré les sénateurs, qui, comme le Républicain Mike Lee, s’inquiètent que Google puisse aujourd’hui « déterminer qui peut réussir ou échouer sur Internet ». « Google est le plus gros faiseurs de rois sur Terre » dit-il dans des propos recueillis par Reuters. Eric Schmidt, ex PDG du géant américain, également interrogé, a soutenu que le moteur de recherche ne modifiait pas ses pages de résultats pour favoriser ses propres services, sans pour autant réussir à le justifier. « Je peux simplement vous dire que nous ne modifions pas les résultats » a-t-il assuré.

Il devra être plus convaincant s’il souhaite que l’entreprise ne soit pas sanctionné, d’autant plus qu’elle est également surveillée de ce côté de l’Atlantique depuis plusieurs mois, et que ses concurrents ne rateront pas une occasion de retourner le couteau dans la plaie.

Numerama avait posé l’an dernier la question d’un possible (souhaitable ?) découpage des activités de Google en plusieurs entités, entre ses fonctions de moteur de recherche et ses fonctions d’éditeur de contenu. La suggestion nous semble plus que jamais d’actualité, tant les exemples de suspiscions d’abus de position dominante se multiplient. Cette semaine encore, EntrepreNantes (édité par PressTIC, éditeur de Numerama) questionnait des entreprises liées au tourisme sur Internet à propos de l’arrivée de Google sur leur marché. Beaucoup ont remarqué une chute suspecte de leur référencement.

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