Après Apple et Google au printemps dernier, c'est au tour de Microsoft d'être la cible d'une procédure judiciaire. Un utilisateur américain de Windows Phone 7 accuse en effet l'entreprise américaine de tracer les mobinautes sans leur consentement.

C’est une plainte qui jette un voile sur les intentions de Microsoft. L’entreprise américaine, qui avait déclaré en juillet dernier vouloir mettre en œuvre une série de bonnes pratiques en matière de géolocalisation des téléphones mobiles et de protection des données personnelles, se retrouve engluée dans une procédure judiciaire. Un client américain reproche à Microsoft d’avoir autorisé la géolocalisation des utilisateurs sans leur autorisation.

Déposée auprès du tribunal de Seattle, la plainte signalée par Reuters affirme que les téléphones équipés de Windows Phone 7, le dernier système d’exploitation mobile conçu par la firme de Redmond, transmettent à Microsoft différentes données, comme les coordonnées spatiales (longitude et latitude) pendant que l’application de l’appareil photo est active.

Le plaignant ajoute par ailleurs que les déclarations de Microsoft transmises au Sénat américain sont inexactes. L’entreprise américaine avait affirmé dans une lettre adressée aux parlementaires qu’elle ne collecte les données géolocalisées qu’à la condition d’avoir obtenu le consentement express de l’utilisateur. Ce qui est faux au regard de l’expérience rencontrée par l’utilisateur, indique la plainte.

L’affaire qui touche Microsoft n’est pas sans rappeler les déboires qu’ont connu Apple et Google quelques mois plus tôt. Les deux entreprises américaines avaient été toutes les deux accusées de collecter sans le consentement des utilisateurs des données de géolocalisation. L’affaire avait fait grand bruit, entrainant une plainte contre Google et une enquête de la CNIL sur les pratiques de la firme de Cupertino.

Apple avait finalement déployé un correctif pour mettre un terme au stockage des données de géolocalisation. S’il n’a jamais été prouvé que ces éléments ont été récupérés à distance par Apple, l’affaire a toutefois conduit plus de 26 000 Sud-Coréens à se regrouper en action de groupe pour faire plier Apple. Une démarche qu’aimerait bien reproduire le plaignant américain contre Microsoft.

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