Apple est parvenu à forcer Samsung à signer un accord l'obligeant à suspendre la commercialisation et la promotion de sa tablette tactile, le Galaxy Tab 10.1, en Australie, le temps de résoudre un conflit sur la propriété intellectuelle. La firme de Cupertino accuse son rival sud-coréen d'enfreindre une dizaine de ses brevets.

Depuis le début de l’année, la rivalité entre Apple et Samsung a pris un tour plus judiciaire suite aux accusations de la firme de Cupertino envers son concurrent sud-coréen. En effet, Apple suspecte Samsung d’enfreindre dix de ses brevets avec sa dernière tablette tactile, le Galaxy Tab 10.1. Les deux entreprises se sont depuis lancées dans des plaintes croisées, chacune accusant l’autre d’avoir copié des innovations protégées la propriété intellectuelle.

Dans cette guerre des brevets, aux enjeux commerciaux énormes, Apple vient de prendre un léger avantage sur son concurrent. La société américaine a en effet réussi à pousser Samsung à parapher un accord lui interdisant toute commercialisation et promotion du Galaxy Tab 10.1 en Australie, tant que la justice ne se sera pas prononcée sur le litige en cours.

Selon les informations obtenues par Bloomberg, cette suspension est spécifique à l’Australie. En effet, la version de la tablette destinée au marché australien présenterait des différences de celle proposée aux Américains. D’après l’accord conclu entre Apple et Samsung, la firme sud-coréenne fournira trois exemplaires de la version australienne du Galaxy Tab 10.1 afin que la firme de Cupertino puisse les examiner plus en détail.

Le conflit entre Apple et Samsung sur fond de propriété intellectuelle met à rude épreuve les relations déjà tendues entre les deux firmes, qui se concurrencent très fortement sur le terrain des smartphones et celui des tablettes tactiles. Preuve en est, l’entreprise de Steve Jobs cherche à réduire sa dépendance envers Samsung en signant des accords avec d’autres fournisseurs.

C’est ainsi qu’un partenariat a été mis en place avec la firme taïwanaise TSMC pour concevoir les puces électroniques qui embarqueront dans les futurs produits commercialisés par la marque à la pomme. Selon les analystes interrogés par Reuters, la part de TSMC dans la production pourrait bien atteindre jusqu’à 30 %, tandis que celle de Samsung tomberait à 70 %.

La prochaine audience programmée par la justice australienne est prévue à la fin du mois, le 29 août. La juge en charge du dossier devra déterminer si l’action en justice initiée par Apple est fondée et s’il faut en passer par un procès. D’ici là, nul doute que les contacts entre les deux parties se multiplieront dans l’espoir, peut-être, de parvenir à un accord. En particulier Samsung, qui souhaite investir au plus vite le marché australien avec son produit.

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