Après la controverse du traçage des mobiles, Microsoft veut montrer l'exemple. Après plusieurs mois de discussion avec la CNIL, le géant de Redmond annonce mettre en oeuvre les bonnes pratiques en matière de géolocalisation des mobiles et de protection des données personnelles. Un exemple à suivre pour Apple et Google ?

Au mois d’avril, une polémique a éclaté après la découverte de fichiers archivant les déplacements des possesseurs d’iPhone et de mobiles Android. La controverse sur la géolocalisation des mobinautes et sur le respect de la vie privée prenant une certaine ampleur, Apple et Google ont dû expliquer les raisons de cette collecte tout en prenant un certain nombre de dispositions pour en limiter les effets dans le temps.

Avec les récents déboires de ses deux principaux concurrents, Microsoft avait naturellement une carte à jouer pour apparaître comme l’entreprise la plus vertueuse dans ce domaine. La firme de Redmond ne s’en est pas privée. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a indiqué dans un article publié ce jeudi que Microsoft compte mettre en œuvre l’ensemble des bonnes pratiques en matière de géolocalisation.

  1. Microsoft a déclaré son traitement à la CNIL.
  2. Une information générale à destination des possesseurs de points d’accès Wi-Fi sera délivrée sur un site internet dédié. Ces derniers disposeront dès septembre prochain d’un moyen technique leur permettant d’exercer leur droit d’opposition par l’intermédiaire d’un site dédié.
  3. L’identifiant unique du smartphone, aujourd’hui collecté par Microsoft lors des requêtes sur son service de géolocalisation, ne sera plus conservé. De plus, lors de la prochaine mise à jour du système d’exploitation Windows Phone 7, cet identifiant ne sera plus collecté par Microsoft en cas d’utilisation d’un service de géolocalisation.

Dans son guide des bonnes pratiques, la CNIL estime que les mobinautes doivent être informés de manière transparente des finalités du traitement et des données collectées, ainsi que de leurs droits. Ils doivent connaître précisément quelles sont les données collectées, celles transmises au gestionnaire de base cartographique et celles susceptibles d’être envoyées à des tiers. Et cela, que les données soient anonymes ou non.

En plus du droit d’être informé, la CNIL considère que l’utilisateur doit pouvoir supprimer les informations déjà collectées. Cela concerne les données stockées sur le mobile, mais également celles envoyées au gestionnaire de base cartographique ainsi que celles récupérées par toutes les applications tierces autorisées. L’identifiant unique du mobile doit par ailleurs être généré aléatoirement et temporaire afin d’éviter de l’associer à un individu en particulier.

Reste à savoir si le mouvement initié par Microsoft inspirera la concurrence, et en particulier Apple et Google. La CNIL les invite en tout cas à se conformer dès que possible à ces bonnes pratiques.

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