Et si la crise de l'industrie du disque se résolvait par un renouveau du format vinyle ? Au Royaume-Uni, le 45 tours vient de connaître ses meilleures ventes depuis 1998.

Tout comme aux Etats-Unis, le nombre de morceaux de musique vendus sur Internet est en train d’exploser au Royaume-Uni. Il s’en est vendu plus de 10 millions depuis le début de l’année, ce qui double presque déjà le nombre de titres soldés sur toute l’année 2004 (5,7 millions).

Mais pour une fois, le regard ne se porte pas tant sur la musique numérique que sur les bons vieux vinyles remplacés dans les années 1980 par le Compact Disc.

« 2005 semble démarrer très fort pour être une année exceptionnelle pour le vinyle 45 tours, avec des ventes trimestrielles en hausse de 87,3 % par rapport à l’année dernière« , se réjouit la British Phonographic Industry (BPI). Il s’est ainsi vendu 288.780 45 tours entre avril et juin 2005, contre 154.216 pour la même période en 2004. Sur l’année, c’est environ 1,4 million de vinyles qui devraient être vendus.
Ce succès est attribué aux musiciens indépendants et aux groupes rock. Le format est particulièrement populaire auprès des fans de nouveaux groupes tels que Franz Ferdinand, les Libertines, Babyshambles ou Kaiser Chiefs. C’est toutefois une réédition de Number of the Beast du groupe Iron Maiden qui a grimpé en tête du classement des vyniles les plus vendus jusqu’en mars 2005.

Etonnante, la remontée du vinyle accompagne une hausse globale du nombre de CD singles vendus outre-manche. L’industrie du disque britannique ose même afficher satisfaction, alors que l’humeur habituelle du secteur est davantage à la complainte permanente. « Des gains impressionnants sur les ventes de DVD singles ont, à côté des téléchargements, plus que compensé le déclin des CD singles« , explique ainsi la BPI, qui note une remontée de 52,4 % du nombre de singles vendus.

« Malgré l’incroyable montée des ventes de téléchargements, il y a toujours une énorme demande pour les formats physiques de collection« , constate ainsi le directeur de la BPI, Peter Jamieson. « Nous aurions tort de rayer dès à présent de la liste les formats physiques« 

Il ajoute que « les maisons de disques se sont engagées à répondre à la demande des consommateurs avec n’importe quel format par lequel les gens veulent écouter leur musique« .

Du MP3 sans DRM par exemple ?

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