Quelques jours avant la sortie officielle, la fondation Mozilla a publié sur ses serveurs FTP la version 5 de son navigateur web fétiche, Firefox. Cette nouvelle version n'apporte aucun changement significatif pour l'utilisateur, se concentrant plutôt sur la stabilité et la performance du logiciel.

C’est avec un peu d’avance sur le planning que Mozilla a mis en ligne la dernière version de Firefox 5. Depuis ce week-end, les internautes ont en effet la possibilité de récupérer Firefox 5 sur les serveurs FTP de la fondation (Windows, Mac OS X et Linux). Cette nouvelle version du navigateur web arrive pratiquement trois mois après la publication de Firefox 4, sorti fin mars.

Contrairement aux versions précédentes, en particulier la branche 3.x, l’arrivée du logiciel dans sa cinquième version ne bouleversera pas les habitudes et les repères des utilisateurs. Les principales évolutions de Firefox se situent en effet sous le capot, l’accent ayant été mis sur les performances générales, la stabilité du logiciel et la réduction de la consommation de mémoire vive.

Les modifications principales apportées au logiciel sont contenues sur cette page. Citons en particulier le support des animations CSS, des performances améliorées pour canvas et JavaScript, un meilleur support de HTML5, XHR, MathML, SMIL et canvas, une correction orthographique améliorée pour certaines langues, une meilleure intégration de Firefox dans l’environnement Linux ou encore la correction de plusieurs centaines de bugs.

En conséquence, rares sont les modules complémentaires à souffrir de la mise à jour. En cas d’incompatibilité, il est toujours possible de forcer le support avec l’Add-on Compatibility Reporter. En priorité destiné aux utilisateurs de versions alpha et beta de Firefox, ce module devrait assurer la transition en attendant que les développeurs publient des mises à jour.

La sortie de Firefox 5, quelques mois, après celle de Firefox 4, confirme l’intention de Mozilla de rattraper la numérotation de ses concurrents, essentiellement pour des raisons marketing. Pour l’utilisateur lambda, un navigateur dont la version est estampillée 3, 4 ou 5 pourrait apparaître comme étant moins à la pointe de la technologie et de l’innovation que des logiciels dont le numéro dépasse la dizaine.

Il suffit de regarder les principaux concurrents de Mozilla Firefox. La version actuelle d’Opera est la onzième, tout comme celle de Google Chrome. Microsoft, de son côté, planche sur la version 10 d’Internet Explorer. Seul Safari d’Apple est au même niveau que Firefox, avec une version 5. Avec l’ancienne numérotation, cette version 5 aurait probablement été estampillée 4.1.

Avec l’arrivée de Firefox 5, Mozilla va désormais mettre le cap sur la version 6. Celle-ci devrait sortir en version finale dans trois mois, à en croire le nouveau planning de publication de la fondation.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés