Voilà l'impact que pourrait avoir la décision de la Cour Suprême sur les deux logiciels visés, Grokster et Morpheus : "leur nom va peut-être changer". Dixit Adam Eisgrau, le porte parole du collectif P2P United qui regroupe plusieurs éditeurs de logiciels de partage de fichiers

« GROKSTER WINS ! ». Le message publié par Grokster pour fêter sa victoire en appel le 19 août dernier figure toujours en page d’accueil du site officiel, comme si la société refusait de croire à sa défaite. Chez StreamCast, c’est également silence radio. Le site officiel de Morpheus fait toujours la promotion de la beta de Morpheus 5.0, sans rassurer les utilisateurs sur la continuité du logiciel.

Interviewé par nos confrères de VNUnet, c’est Adam Eisgrau qui donne quelques indications. L’homme est le porte parole de P2P United, un groupe de pression formé par Morpheus, Grokster, Bearshare, Blubster et eDonkey.

« En l’état actuel, nous ignorons les conséquences de cette décision sur les logiciels de Groskter et de Morpheus« , indique Eisgrau. « Ils devraient rester à la disposition du grand public. Certes, leur nom va peut-être changer. Mais l’environnement P2P dans lequel nous évoluons ne changera pas« .

Les majors sont prévenues, « cette décision de justice ne transformera pas le mode opérationnel de ces sociétés et ne modifiera pas non plus la manière dont les gens utilisent le P2P au quotidien. Plus déterminés que jamais, les membres de P2P United veulent voir le Congrès légiférer pour assurer une protection aux logiciels de partage et leur permettre notamment de diffuser en toute légalité le catalogue des majors. « Morpheus avait tenté d’entamer une collaboration avec RealNetworks pour promouvoir Rhapsody, son service de musique en ligne accessible sur abonnement« , rappelle Adam Eisgrau, « mais l’industrie du disque a fait pression pour bloquer ce partenariat« .

Que la décision de la Cour Suprême empêche des éditeurs de faire du piratage un business est une chose, mais qu’elle bloque toute initiative frustrant le monopole des majors en est une autre. C’est là tout l’enjeu de l’après-Grokster…

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