L'association UFC-Que Choisir demande une fois encore le plafonnement de la durée d'engagement des forfaits mobiles. Elle s'appuie sur le dernier observatoire de l'Arcep et sur les nombreuses résiliations sans frais suite à la hausse de la TVA pour montrer que les clients ne sont pas attachés à leur opérateur. Un plafonnement à 12 mois dynamiserait le secteur et accentuerait la concurrence.

La période d’engagement des forfaits de téléphonie mobile sera-t-elle un jour plafonnée à 12 mois ? C’est en tout cas le souhait de l’UFC-Que Choisir, qui l’a réitéré ce mercredi, quelques jours après la publication par l’Arcep de l’observatoire trimestriel des marchés des communications électroniques. Pour l’association, un tel plafond permettrait de dynamiser le secteur de la téléphonie mobile.

L’Autorité de régulation des communications et des postes a relevé une progression significative de la part de marché des opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO), atteignant 8,4 % en mars 2011. C’est pratiquement un point de plus qu’en décembre (7,55 %) et 2,09 points de plus qu’en mars 2010. Une évolution qui s’est produite au détriment des opérateurs de réseaux (Orange, SFR et Bouygues Télécom).

« L’UFC-Que Choisir estime que cette accélération est la conséquence de l’opportunité pour certains consommateurs de résilier leur forfait mobile sans frais suite à l’augmentation annoncée des tarifs en raison de la hausse de TVA« , ajoutant que « cette opportunité n’a existé que pendant un court laps de temps et qu’elle ne couvrait pas toutes les offres, ni tous les opérateurs« .

En effet, Orange et SFR ont finalement renoncé à augmenter leurs tarifs et ont pris la hausse de la TVA à leur charge. De son côté, Bouygues Télécom avait décidé de ne pas répercuter la hausse de la TVA sur la facture des clients, préférant présenter cette mesure comme un geste commercial.

« Cette forte mobilité démontre, s’il en était encore besoin, que les consommateurs ne sont pas attachés à leur opérateur, dont ils contestent régulièrement la politique commerciale (prix élevés, offres complexes et rigides, etc.), et que leur apparente  » fidélité  » tient bien au verrouillage des 24 mois » a poursuivi l’UFC-Que Choisir, rappelant que 75 % du parc des abonnés se sont engagés sur 2 ans.

Le plafonnement des durées d’engagement est une mesure « d’autant plus nécessaire qu’un nouvel acteur (Free Mobile, ndlr) va bientôt sur ce marché et, sans un réservoir de clients potentiels suffisant, sa viabilité pourrait être compromise« . L’UFC-Que Choisir pourra compter sur le soutien de l’Arcep, puisque l’Autorité des télécommunications est également favorable à l’abaissement de la durée d’engagement.

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