Hadopi : CD1D justifie sa demande du label Offre Légale

Julien L. - publié le Mercredi 04 Mai 2011 à 09h26 - posté dans Société 2.0

Le site musical CD1D s'est fendu d'un communiqué pour justifier sa présence dans le processus de labellisation de l'offre légale de la Hadopi. La plate-forme assure que ce n'est pas par conviction mais parce que la convention signée lors du programme Carte Musique Jeune impose  l'obtention de ce label.

Le 21 avril dernier, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet avait dévoilé sur son site Internet onze nouveaux candidats pour le label Offre Légale. Si l'un d'entre eux a depuis préféré se retirer de la course, un autre a choisi de communiquer sur les raisons qui le poussent à participer au processus de labellisation de la Hadopi.

Dans un communiqué que CD1D nous a envoyé, la plate-forme explique que la participation au programme Carte Musique Jeune impose l'obtention du label Offre Légale. "En participant à la Carte musique, nous avons non seulement eu accès à un certain nombre d'informations passionnantes sur le dispositif, mais également pu interpeler les différents services du ministères sur les logiques et les réalités vécues par nos membres".

"La convention signée par toutes les plates-formes de la Carte musique imposait l'obtention de la labellisation. [...] Nous avons l'habitude de respecter nos engagements écrits. C'est donc dans cet esprit de conformité juridique que nous avons rempli la demande de labellisation et pas dans le but de cautionner la Haute autorité qui n'explore que tardivement les autres aspects de ses missions inscrites dans la loi" explique CD1D.

Autrement dit, ce n'est pas par conviction que cet acteur de la musique en ligne demande le label Hadopi, mais bien parce que la convention signée impose certaines obligations à remplir. Au passage, CD1D égratigne la loi Hadopi, estimant qu'il s'agit d'une "dynamique répressive et contre-productive" et "qu'il n'est ni sensé ni productif de répondre par un panel de mesures répressives, stigmatisantes et obsolètes à certaines pratiques peu scrupuleuses du respect du droit d'auteur, de la création".

Plutôt que de combattre le dispositif de l'extérieur, CD1D semble vouloir agir de l'intérieur. "C'est donc bien pour défendre et prendre la mesure, de l'intérieur, des grands chantiers qui tentent de recomposer le milieu de la musique que CD1D continuera de façon libre, indépendante et constructive à prendre part à l'ensemble des débats menés afin d'essayer de faire entendre d'autres voix, d'autres logiques et d'autres modèles économiques ou technologiques".

Lancée fin octobre 2010, la Carte Musique Jeune s'appuie sur quatorze partenaires. Pour l'heure, seuls quatre d'entre eux ont effectivement entrepris une démarche pour obtenir le label Offre Légale de la Haute Autorité. Il s'agit de CD1D, Deezer, Qobuz et MySurround. Les onze autres n'ont pas encore publiquement indiqué s'ils allaient respecter la convention.

Parmi eux se trouvent pourtant des acteurs majeurs de la musique en ligne. Nous retrouvons ainsi iTunes, la FNAC, Orange, Virgin et Amazon, mais également E-Compil, MusicMe, MyClubbingStore, Starzik et DisquaireOnline.

Publié par Julien L., le 4 Mai 2011 à 09h26
 
 
27
Commentaires à propos de «Hadopi : CD1D justifie sa demande du label Offre Légale»
 

1
2
:lol: Ils peuvent se justifier comme ils veulent... moi je boycotte, et je place sur liste noire tous les sites qui gaspillent les sous du contribuable avec la carte zik ainsi que tous ceux qui ont le moindre lien avec HADOPI.
Le "label Offre légale" est également mieux connu sous le nom de "label Judas".
Talion, le 04/05/2011 - 09:51
Le "label Offre légale" est également mieux connu sous le nom de "label Judas".

Et vous remarquerez qui si vous en faites un sigle, ça donne LOL. ;)

Il y a mieux ici: http://musique-legale.info/
Ah oui, tiens !... J'avais même pas remarqué ! :D
CD1D, c'est la première fois que j'en entends parler.
c est vrai que pouvoir participer à la carte musique jeune c est super important . vue le nombre incroyable de cartes vendues la derniere fois c est sur, faut pas hésiter à voir son image s ecrouler et passer du coté de l ennemi , quelle belle stratégie marketting :)
Pour info (http://cd1d.com/fr/about) :
- cd1d.com est une plate-forme de distribution alternative de musique (physique et numérique)
- cd1d.com ne réalise aucun profit, reverse 85% des recettes aux labels et aux artistes
- cd1d.com est en marge de la "culture business"
- cd1d.com est une plate-forme de vente en ligne équitable du producteur à l'auditeur

Je pense pas qu'on puisse en dire autant des "autres acteurs majeurs de la musique en ligne"...
sum02, le 04/05/2011 - 10:25
CD1D, c'est la première fois que j'en entends parler.
T'inquiète, c'est probablement aussi la dernière.
C'est tout de même "surprenant" et cela devrait interpeller notre "cher" nano président, que les sites se sentent obligés de se justifier vis a vis des internautes lorsqu'ils demandent leur "hadopisation" ...
Il y aurait il qque chose de pourri au "Royaume d'Hadopi" ?
c est vrai que pouvoir participer à la carte musique jeune c est super important . vue le nombre incroyable de cartes vendues la derniere fois c est sur, faut pas hésiter à voir son image s ecrouler et passer du coté de l ennemi , quelle belle stratégie marketting :)
"La dernière fois" ?... CD1D est "partenaire" de la Carte Musique depuis son lancement, en étant, dès le départ, persuadé que ce dispositif ne fonctionnerait pas. (Donc que CD1D, aux vues du nombre de cartes vendues et utilisées sur sa plateforme ne "spolierai" pas l'usager, le citoyen...) Ce positionnement tient essentiellement au fait que CD1D n'a pas voulu laisser aux seules structures commerciales la possibilité de bénéficier de l'argent publique. CD1D est une fédération de labels indépendants et, par ce qu'elle entreprend, les outils et les fonctionnements (équitables) qu'elle met en place, elle entend lutter pour l'intérêt général, la vraie culture pour tous. C'est pour ces raisons que CD1D a accepté de faire partie de ce dispositif, sans y croire pourtant.
Quant au fait de ne plus entendre parler de CD1D très prochainement, permettez-moi d'en douter. CD1D existe depuis 6 ans (seulement), fédère quelques 250 labels indépendants et n'entend pas s'arrêter là...
KuroKumo, le 04/05/2011 - 10:48
- cd1d.com ne réalise aucun profit, reverse 85% des recettes aux labels et aux artistes
Je suis peut-être une mauvaise langue, mais où passent les 15% restants s'il ne font aucun profit ? Ou alors juste pour payer leurs serveurs...
Et puis dans les 85% partagés entre les labels et les artistes, les labels doivent en prendre 80/90%, comme d'habitude.
P.Olisbo, le 04/05/2011 - 10:25
Tu bluffes Martoni !
Il dit qu'il a signé pour la carte musique jeune.
Il dit qu'il voit pas le rapport...
Lenezir, le 04/05/2011 - 11:32
KuroKumo, le 04/05/2011 - 10:48
- cd1d.com ne réalise aucun profit, reverse 85% des recettes aux labels et aux artistes
Je suis peut-être une mauvaise langue, mais où passent les 15% restants s'il ne font aucun profit ? Ou alors juste pour payer leurs serveurs...
Et puis dans les 85% partagés entre les labels et les artistes, les labels doivent en prendre 80/90%, comme d'habitude.
Les 15% restant servent à faire fonctionner la fédération, payer les salaires de ceux qui travaillent au sein de CD1D, pour les labels membres... Pour le plupart des contrats aidés proche du Smic, parfois en temps partiel.
Quant aux labels et à ce qu'ils reversent aux artistes, ça n'est pas de l'ordre de 10% comme vous voudriez le faire croire. àa dépend cependant des contrats signés entre le label et l'artiste et est fonction du modèle de fonctionnement du label (collectif, Sarl, Scop, Scic, Association...). On parle alors de taux plus proche de 60 à 70% que des 10% dont vous parlez...
Je crois que je vais demander le label.

Je viens d'acheter un Kodak pour faire des oeuvres d'art.

J'en ai déjà fait une (vérifiez que les enfants sont couchés), que chacun peut télécharger à sa guise:


La licence est ici:
http://creativecommo...s/by-sa/2.0/fr/
Le nom d'auteur à citer est focalix.

Si tu me piques ma photo, je t'envoie illico Madame Marais, Monsieur Riester et même Monsieur Sarkozy qui ne rigole pas avec les bandits.

Je file car pour faire une liste il me faut au moins une seconde photo.
NotAFri3nd, le 04/05/2011 - 12:08
Les 15% restant servent à faire fonctionner la fédération, payer les salaires de ceux qui travaillent au sein de CD1D, pour les labels membres... Pour le plupart des contrats aidés proche du Smic, parfois en temps partiel.
Quant aux labels et à ce qu'ils reversent aux artistes, ça n'est pas de l'ordre de 10% comme vous voudriez le faire croire. àa dépend cependant des contrats signés entre le label et l'artiste et est fonction du modèle de fonctionnement du label (collectif, Sarl, Scop, Scic, Association...). On parle alors de taux plus proche de 60 à 70% que des 10% dont vous parlez...
Oh je ne veux rien faire croire, je suis juste habitué au fait que les labels se prennent la grande majorité des gains des artistes, si le CD1D joue le jeu en respectant les artistes comme les clients, tant mieux ! ;)
Lenezir, le 04/05/2011 - 13:05
Oh je ne veux rien faire croire, je suis juste habitué au fait que les labels se prennent la grande majorité des gains des artistes, si le CD1D joue le jeu en respectant les artistes comme les clients, tant mieux ! ;)
Pas de soucis...
Mine de rien, l'essentiel des labels, quels qu'ils soient, reversent à peu près la même part aux artistes. Le problème réside en fait dans le nombre d'intermédiaires entre l'auditeur et l'artiste : Producteur, label, distributeur, agrégateur, magasin, plateforme... Du coup, quand chaque partie a pris sa part des gains, les plus mal lotis sont les labels/producteurs et donc, les artistes. L'un des objectifs de CD1D, en créant, en tant que fédération de labels, sa propre plateforme de vente, a toujours été de supprimer les intermédiaires pour proposer la musique directement, du producteur à l'auditeur en reversant les fameux 85% dont on parlait précédemment - histoire aussi de ne pas s'impliquer dans ce nouveau modèle comme un nouvel intermédiaire... Par la suite, le label / producteur fixe lui-même le prix de ses références sur www.cd1d.com et, en jouant le jeu, permet ainsi à l'auditeur de bénéficier de musique à un prix juste et à l'artiste de récupérer plus que ce qu'il touche dans un cycle économique "normé" où agrégateurs, distributeurs et service en ligne se rémunèrent grassement sur la bête... Si dans cette "boucle" et grâce à la Carte Musique par exemple, CD1D peut favoriser une rémunération juste pour les labels et artiste indépendants non formatés et éviter que des opérateurs aux mains de grands groupes privés augmentent leurs bénéfices grâce à l'argent public sans financer pour autant la création, alors, un des nombreux objectifs de la fédération est atteint.
Et les objectifs d'intérêt général, CD1D en a plein...
:Hein: Donc pour CD1D, "l'intérêt général" est que le contribuable finance avec des fonds publics, via la carte zik des hadopistes, des oeuvres qui ne sont pas sous des licences libres ?

Finalement c'est encore une fois la collectivité déjà surendettée qui paie pour des intérêts particuliers, et certainement pas pour l'intérêt général.
MdMax, le 04/05/2011 - 13:25
:Hein: Donc pour CD1D, "l'intérêt général" est que le contribuable finance avec des fonds publics, via la carte zik des hadopistes, des oeuvres qui ne sont pas sous des licences libres ?

Finalement c'est encore une fois la collectivité déjà surendettée qui paie pour des intérêts particuliers, et certainement pas pour l'intérêt général.
Non, pour CD1D, "l'intérêt général" c'est que, d'une part, les collectivités territoriales et l'état prennent leur part de responsabilité dans la prise en charge du financement de la création - directement ou indirectement, en décidant par exemple d'imposer des devoirs au FAI... - et que, d'autre part, l'argent public ne soit pas utilisé aux seules fins de sociétés privés qui cherchent la rentabilité à courts termes au détriment du maintien de la diversité culturelle - musicale - et du soutien à la création. L'intérêt général pour CD1D réside dans la pédagogie, la lutte contre le darwinisme social appliqué à la culture et pour la diversité. Pour ce faire, oui, CD1D pense que les pouvoirs publics ont leur part de responsabilité. Il n'est pourtant pas nécessaire de créer de nouveaux grands postes de dépenses publiques, mais plutôt de ré-équilibrer les enveloppes existantes et d'en finir avec le financement ou l'aides aux seuls opérateurs qui possèdent déjà tout (médias, tuyaux, contenus...) et qui geignent pourtant sur une situation qu'ils ont eux-même contribué à créer.

1
2
Télécharger
Avira Antivir PE
Antivirus - Antivirus gratuit
 
Easy Duplicate Finder
Nettoyeurs - Supprimer les doublons de fichier
 
MyPhoneExplorer
Communication - Administrateur de téléphone mobile
 
FinalBurner
Graver ou numériser - La gravure simple et gratuite de CDs, DVDs, et Blu-Ray
 
Mai 2011
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
25 26 27 28 29 30 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31 1 2 3 4 5
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC