Et voilà, Ratiatum fête aujourd'hui sa troisième année. Le 19 avril est la date symbolique que nous avons choisi pour marquer la naissance du bébé. C'est en effet le 19 avril 2002 que le nom de domaine ratiatum.com était enregistré. Trois années plus tard, le bébé est devenu grand... et pourrait bien se marier.

Né des cendres d’un file-finder.com aujourd’hui uniquement consacré à l’outil eDonkeyBot, Ratiatum s’est développé grâce à l’énergie d’une communauté très forte, passionnée par les promesses du P2P.

En trois ans, nous avons été témoins d’une grande évolution, moins technique que sociale. Nous sommes passés d’une époque récente (2002) où ces trois petites lettres synonymes de « Pair à Pair » (Peer-to-Peer) étaient diabolisées dans des média réceptifs au discours anti-piratage des majors, à une époque (2005) où le Nouvel Observateur peut faire sa une en proclamant :

« Libérez l@ musique !« 

Signée par près de 45.000 personnes, la pétition de l’hebdomadaire symbolise à elle-seule le passage d’une ère de répression à une ère de libéralisation. Libération, justement, de plus en plus militant dans ce combat, et dont le journaliste Florent Latrive n’a pas hésité à sortir un ouvrage proclamant l’existence du « bon usage de la piraterie« .

C’était hier, et ça paraît pourtant déjà si lointain. A l’été 2003, nous avons lancé le premier annuaire de téléchargements P2P 100 % légal, afin de démontrer la légitimité à la fois juridique et technique du Peer-to-Peer. Car il y a seulement deux ans, l’idée que le Peer-to-Peer puisse servir à autre chose qu’à pirater était loin d’être admise.

Deux ans plus tard, même le gouvernement le proclame dans son guide sur la Net Attitude : « Le P2P a du bon : cette technologie peut être utilisée à
des fins parfaitement licites
« .

Le P2P, c’est « l’avenir d’Internet« , titrait L’Informaticien du mois d’avril.

Nous-mêmes avons-pu diffuser avant l’hiver deux numéros d’un « Ratiatum Magazine » porteur de messages pro-P2P et dénonçant l’absurdité de la politique des majors. L’aventure s’est finie trop tôt, mais notre message s’est diffusé.

A la télévision également, les reportages sur le P2P avec les jeunes pirates filmés en contre-jour façon trafiquants de drogue ont (presque) disparus pour laisser place à de véritables émissions de débats où les maisons de disques ne sortent plus gagnants. K.O., le très charismatique président d’Universal Music (Pascal Nègre) l’est presque à chacune de ses sorties. « J’aurais pas dû venir« , a-t-on pu l’entendre dire à l’antenne de Canal +.

Les maisons de disques ont pris le risque d’être impopulaires en lançant procès après procès, et nous avons été depuis trois années les témoins (et parfois les acteurs) de leur décadence médiatique.

En trois ans, nous avons gagné ensemble le combat de la légitimité, l’environnement social s’est transformé, le P2P s’est développé, mais les ayants droits n’ont toujours pas évolué. Encore récemment apprennait-on que 60 nouveaux procès seront lancés en France dans les prochaines semaines, contre vous, contre nous.

Il faut donc continuer à se battre, et renforcer notre discours.

C’est ce que nous préparons, en coulisses.

Pour être plus fort, Ratiatum va se marier

Il y a très exactement trois ans naissait le nom de domaine Ratiatum.com. Nous n’avions aucune idée, à l’époque, qu’il abriterait un site visité quotidiennement par 25.000 personnes, cité dans les plus grands média (Le Figaro, Le Monde, L’Express, Le Nouvel Obs…), et qu’il deviendrait pour les internautes français la référence en P2P qu’il est devenu. Ce succès, nous le devons à vous tous, chers lecteurs, qui nous faites confiance tous les jours, et à la solidarité de tous ceux qui nous aident à maintenir aussi bien notre forum que nos colonnes.

« Ratiatoume » , « Ratatiôme », « Ratassiome »… ? ? ? ?

Soyons honnêtes. Ce nom Ratiatum.com, nous l’aimons probablement autant que nous le regrettons. Combien de fois avons-nous pu lire « Ratatium.com » là où les auteurs voulaient amicalement nous référencer ?

Une référence (toutes proportions gardées), Ratiatum l’est également devenu au niveau mondial (voir par exemple : Ratiatum cité comme référence par Slyck). Mais la barrière de la langue nous empêche d’étendre notre expérience aux autres pays. Après de très longs mois de réflexion et de discussion, nous nous sommes résolus à devenir plus forts encore à travers un vrai grand site international du P2P, porté par Ratiatum et animé par les meilleurs acteurs du Peer-to-Peer mondial.

Ce projet est en excellente voie, puisque nous avons conclu un accord avec notre confrère blank »>p2pnet.net pour étendre Ratiatum à l’internationale en utilisant la très grande notoriété du site anglophone sur la scène médiatique mondiale. Animé essentiellement par le journaliste d’expérience Jon Newton, p2pnet.net est en effet le seul site dédié au P2P régulièrement référencé par la presse institutionnelle anglosaxonne.

A terme (le calendrier n’étant pas défini), p2pnet.net va être la fusion entre la force journalistique de Jon Newton – qui produit plus de 10 articles par jours, 7 jours sur 7, depuis 3 ans également, et la force communautaire et technique de Ratiatum.com.

Pour Ratiatum, cela signifie que le site va progressivement se faire connaître sous un autre nom, « ‘p2pnet.fr », qui sera le site francophone du réseau mondial p2pnet.net, animé et dirigé par l’esprit qui est celui de Ratiatum depuis 3 ans.

Et ainsi bientôt enfin une seule prononciation pour tous :

pédeupénet point effe aire ;-)

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