Révélé au grand public en France il y a quelques mois, après que nous lui consacrions nous-même un dossier complet, StationRipper se porte bien.

Il y a des phénomènes de mode que l’on explique mal. StationRipper en est un. Proclamé légal sur Ratiatum, confirmé dans sa légalité présumée par le SNEP, StationRipper a alimenté les colonnes de nombreux journaux depuis le début de l’année.

« Voici sans doute le véritable cauchemar de l’industrie du disque« , disions-nous en introduction d’un dossier dont l’echo fut inédit. « Le logiciel créé par l’américain Greg Ratajik permet en effet d’accumuler sur son disque dur des centaines d’heures de musique au format MP3, quasiment sans le moindre effort, et surtout… en toute légalité !« .

Dans sa dernière version payante (15 $), StationRipper permet d’enregistrer simultanément les fichiers MP3 diffusés sur 600 radios ShoutCast différentes. Or la grande majorité des webradios référencées émettant en toute légalité, le droit à la copie privée s’applique, au moins pour celles-ci. Il est ainsi possible d’accumuler des heures et des heures de fichiers MP3, triés à la volée, en toute légalité, sans payer le moindre centime aux maisons de disques.

Choquant, sans doute. Mais pourtant bien réel.

Notre dossier devait faire prendre conscience de l’absurdité de réguler le P2P par la répression.

Greg Ratajik, le créateur de StationRipper, révélait hier à nos confrères de p2pnet.net le succès de son logiciel. « Ca va très bien« , annonçait-t-il, avant de préciser qu’il y a « beaucoup d’utilisateurs du Danemark, de la France et de l’Allemagne (environ 50 % là, et 45 % aux Etats-Unis en ce moment)« .

« J’ai eu environ 300.000 téléchargements le mois dernier« , ajoute Ratajik, « donc le nombre d’utilisateurs grimpe« .

« Beaucoup de gens à qui je parle du logiciel trouvent qu’il s’agit d’une excellente alternative au p2p. »

Combien de plaintes faut-il avant que le nombre de téléchargements ne passe à 1 million ?

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