Alors qu’il fait l’objet d’une procédure judiciaire pour des soupçons de viol, et que son propre pays d’origine, l’Australie, menace de le poursuivre pour ses publications sur Wikileaks, le sort de Julian Assange pourrait raviver des tensions politiques. En froid avec les Etats-Unis, le gouvernement équatorien a en effet proposé d’accueillir l’Australien de 39 ans pour le mettre à l’abri de toutes formes de pression.

« Le sous-ministre des Affaires étrangères, Kintto Lucas, a affirmé dans un enregistrement sonore mis en ligne par le site « EcuadorInmediato » que les autorités du pays étaient « ouvertes à lui accorder la résidence en Équateur, sans aucun type de problème et sans aucun type de conditions »« , rapporte l’agence Associated Press. Elle rappelle qu’en 2009, deux diplomates américains ont été expulsés de l’Equateur, l’un accusé d’avoir dirigé des opérations de la CIA, l’autre d’avoir interféré avec le travail de la police du pays. Le régime du président Rafael Correa a par ailleurs fermé l’accès à la seule base utilisée par les Etats-Unis pour les opérations anti-drogue en Amérique du Sud, en demandant une base équivalente en Floride.

Fâché par la publication dimanche des documents qui montrent que les diplomates américains se prêtaient à des opérations d’espionnage, Lucas a vanté les mérites de ceux qui comme Julian Assange « enquêtent constamment et qui tentent de faire sortir la lumière des coins sombres de l’information« .

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