Fermé sous la pression de la RIAA et de la police britannique, Mulve pourrait connaître une deuxième vie à travers le projet Msearch. Le code source du logiciel est en effet disponible sur Google Code.

Le mois dernier, un petit logiciel du nom de Mulve faisait son apparition sur la toile. Véritable défi lancé aux sociétés privées en charge de la collecte des adresses IP sur les réseaux peer-to-peer, l’application d’à peine 2 Mo aura connu une existence bien éphémère. Quelques jours plus tard, le site officiel du projet se retrouvait en effet hors ligne suite à l’intervention des avocats de la RIAA.

Comme nous l’expliquions alors, le fonctionnement de Mulve ne reposait pas sur la technologie P2P. À la place, l’application exploitait la bande-passante utilisée par les serveurs de Vkontakte, un réseau social surtout utilisé par les Russes. De cette façon, Mulve évitait aux utilisateurs d’exposer leur adresse IP, puisque le logiciel n’avait pas pour finalité le partage de fichiers entre internautes.

Dans une actualité publiée hier, Torrentfreak a obtenu de nouvelles informations sur l’avenir de Mulve et la situation des auteurs de ce petit programme. Visiblement, la police britannique a interpellé un individu considéré comme l’un des responsables du projet. Les charges pesant contre lui ne sont pas encore totalement déterminées. Mais il est sûr que l’accès à un répertoire de 10 millions de fichiers musicaux – selon les auteurs de Mulve – pèsera dans la balance.

Reste à savoir quelle sera la responsabilité réelle des auteurs de Mulve. Comme le souligne notre confrère, l’application présentait avant tout les caractéristiques d’un moteur de recherche. Toute la question est de savoir si les actes des utilisateurs, comme le téléchargement de fichiers protégés par le droit d’auteur, peuvent être imputés aux responsables de Mulve. Ces derniers n’ont d’ailleurs hébergé aucun fichier illicite.

Une chose est sûre. Malgré l’intervention des ayants droit et de la police britannique pour mettre un terme à Mulve, son idée survivra à travers l’émergence de solutions alternatives. Preuve en est, le code source du logiciel est disponible sur Google Code, sous licence GNU General Public License v3 et est comme « une interface alternative de vkontakte.ru« . Le jeu du chat et de la souris continue.

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