Il y a quelques mois, Peter Sunde présentait à la conférence re:publica un système de micro-paiement en ligne. Surnommé Flattr, le service – encore en beta à l’heure actuelle – arborait un profil assez proche du principe du mécénat global. Ce concept se rapporte aux internautes qui choisissent de financer eux-mêmes les créateurs et les projets qui les intéressent, en versant une somme mensuelle de leur choix.

Présenté cette année, Flattr était un projet envisagé par l’ancien porte-parole de The Pirate Bay depuis quelques temps déjà. Or, tandis que Peter Sunde songeait à la naissance de son service de micro-paiement, un autre site web, complètement différent de Flattr, était sur le point de fermer. Il s’agit de Wikileaks, dont les activités ont été suspendues quelques temps, faute d’argent, en décembre dernier.

Wikileaks est un site web d’information spécialisé dans la publication de documents plus ou moins sensibles. Ainsi, le projet monté par Julian Assange est à l’origine de la publication de 573 000 textos envoyés le 11 Septembre à la mise en ligne de quelques documents confidentiels concernant l’ACTA. Un travail qui demande d’importantes ressources que le site ne peut pas toujours déployer.

Si Wikileaks a pu compter sur l’intervention in extremis de nombreux internautes prêts à débourser quelques euros pour soutenir son activité, les responsables du site aimeraient bien assurer une source financière régulière et stable, sans pour autant se retrouver avec un financement étatique ou provenant d’une société privée. Indépendance oblige.

C’est pourquoi, Wikileaks a décidé de rejoindre le projet créé par Peter Sunde. C’était sans doute la meilleure solution pour ne pas trahir l’idéologie prônée par Wikieaks depuis le début. Si les internautes sont disposés à financer la création, peut-être soutiendront-ils d’autres formes de contenus, comme l’information. Récemment, Wikileaks a publié près de 92 000 documents relatifs à la guerre en Afghanistan entre 2004 et 2009.

Pour rappel, Flattr fonctionne sur un système de clics. Plus le score est haut, plus la rémunération augmentera. Toutefois, chaque membre de Flattr part avec un montant précis qui sera divisé en autant de clics enregistrés. De quoi inciter les internautes à ne pas cliquer n’importe comment et financer les projets les plus convaincants.

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