Le phénomène s'était révélé avec les attentats du 11 septembre, mais il est aujourd'hui démultiplié. L'horreur de la catastrophe naturelle en Asie du Sud s'est accompagnée par une très forte utilisation des réseaux P2P dans la diffusion et la consultation des témoignages vidéos.

Dans un article publié le 1er janvier, Le Monde raconte :

Beaucoup de touristes partent en vacances avec des équipements sophistiqués : ordinateurs portables, téléphones multimédias, appareils photo et vidéo numériques, enregistreurs MP3… Parmi ceux qui eurent l’envie et la présence d’esprit de prendre des sons et des images, les plus chanceux, encore en vie, les envoient peu à peu à des amis. A leur tour, ceux-ci se chargent de les faire circuler à grande échelle, en utilisant en priorité les outils les plus performants : les réseaux peer-to-peer d’échange gratuit de musique et de films piratés, comme Kazaa, Gnutella, Bittorrent ou e-Mule.

On y trouve désormais des dizaines de vidéos amateurs, effrayantes ou cocasses, dont beaucoup n’ont pas été récupérées par les télévisions. Textes et images en provenance d’Asie du Sud se retrouvent aussi en vrac dans les forums de discussion, et sur d’innombrables sites personnels et blogs (journaux intimes en réseau) : des internautes du monde entier s’approprient ces documents et contribuent à leur diffusion. Internet s’est aussi imposé comme un outil sans égal au service des victimes et de leurs proches.

Sur eDonkey, le mot clé « Tsunami » renvoit à 200 résultats, dont près d’une dizaine possèdent déjà plus d’un millier de sources. Qu’elles montrent la vague au Sri Lanka ou sur une plage de Phuket, les vidéos de la catastrophe se téléchargent sans faiblir depuis l’évènement (voir les statistiques de eD2k history : ici, , ou encore ici). Les vidéos des média traditionnels sont reprises en masse. On peut ainsi télécharger et diffuser des extraits de journaux, parmi lesquels EuroNews ou France 2.

Tsunami – Die Todeswelle, un documentaire allemand réalisé avant la catastrophe, diffusé entre autres sur la chaîne Discovery, a soudainement été propulsé parmi les films les plus populaires sur eDonkey :

Cette utilisation du P2P comme moyen d’accès aux vidéos saisissantes d’une catastrophe humanitaire rejoint ce que nous révélions le 7 décembre à propos de l’utilisation du P2P en substitut au magnétoscope. Les internautes familiers des blogs et du P2P n’attendent plus le journal de 20H pour voir et savoir, mais se branchent sur ces nouveaux canaux de distribution de l’information, décentralisés et libre de toute contrainte temporelle.

(Merci à Waltos pour l’information)

FAIRE UN DON :

Nous reproduisons ci-dessous un message paru sur le forum de nos confrères Open-Files, avec les coordonnées des principales organisations auprès desquelles il est possible de faire un don pour aider les sinistrés :

Faites vos dons par SMS !

80222 pour la Croix-Rouge,
80333 pour le Secours Populaire
80444 pour le Secours Catholique.

Tapez « Asie ». Chaque SMS équivaut à un don de 1 euro (+ le prix de l’envoi du SMS entre 0,10 et 0,15 centime d’euro selon l’ opérateur)

Entre le 2 et 10 janvier les opérateurs ajoutent 1 euro supplémentaire par appel.

La Croix-Rouge Française

Séisme Asie, BP 100, 75008 Paris ; ou http://www.croix-rouge.fr

Médecins sans frontières

MSF, Urgence Asie. BP 2004, 75011 Paris ; ou http://www.msf.fr

Action contre la faim

Action contre la faim, 4 rue Niepce, Libre réponse 64 731, 75681 Paris Cedex (ne pas affranchir l’enveloppe) ; ou http://www.actioncontrelafaim.org ; ou par téléphone : 3213 et dites « Action contre la Faim ».

Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)

CCFD, 4 rue Jean Lantier 75001 Paris ; http://www.ccfd.asso.fr ; chèques à l’ordre de CCFD « urgence Asie » ; virements CCP 46 00 F – Paris.

Secours catholique / Caritas-France

Par chèque au Secours catholique, Caritas-France avec mention « Séisme Asie du Sud », BP 455, 75007 Paris, ou par paiement en ligne http://www.secours-catholique.asso.fr

La Fondation de France

Solidarités, Pour l’Asie, BP 100, 75020 Paris ; ou http://www.solidarites.org

Unicef

United Nations Children’s Fund, http://www.solidarites.org ou Boite postale : UNICEF URGENCE SEISME ASIE DU SUD BP 600 75006 PARIS.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés