En plus du combat pour une réforme du droit d'auteur, le Parti pirate est également très impliqué dans la défense des libertés individuelles sur Internet. Dernièrement, c'est l'opposition iranienne que le mouvement suédois a voulu aider, en publiant un guide explicatif pour chiffrer au mieux ses communications et ne pas se faire repérer par les agents gouvernementaux.

Si le Parti pirate suédois a gagné ses galons de formation politique sur l’idée d’une nécessaire et inévitable réforme de la propriété intellectuelle, le groupe emmené par Rickard Falkvinge et Christian Engström n’hésite pas à prendre part à d’autres combats. Et si ces engagements ne gravitent pas autour du droit d’auteur et de l’accès à la culture, ils ne sont pas pour autant moins importants.

Car en effet, si son programme laisse une large place à légalisation des échanges non marchands de fichiers, à la refonte de la protection du droit d’auteur et à l’élimination du système des brevets, le Parti pirate est également très impliqué dans la protection de la vie privée des internautes et dans la défense des libertés dans l’espace numérique.

Parce qu’elle a su assoir sa popularité grâce à Internet, le Parti pirate est bien décidé à se battre pour la liberté d’expression dans la sphère numérique. Et parce que la Suède n’est pas le pays le plus exposé au totalitarisme, les membres du Parti pirate suédois ont décidé de donner un coup de main aux opposants politiques iraniens.

Dans un message diffusé hier sur son site officiel, dans quatre langues différentes (anglais, suédois, persan et kurde), le Parti pirate présente différents outils pour louvoyer en toute discrétion sur Internet. En effet, les médias sociaux, comme Twitter, ont joué un rôle non-négligeable l’année dernière dans la structuration de l’opposition politique iranienne.

Le gouvernement iranien avait d’ailleurs bien saisi le risque, puisqu’il avait décidé de bloquer plusieurs réseaux sociaux et webmails, comme Facebook, Twitter ou Gmail. « L’agence de télécommunications d’Iran a annoncé ce qu’elle a décrit comme une suspension permanente des services d’email de Google Inc., en disant qu’à la place un service national d’email pour les citoyens iraniens sera bientôt lancé » avait alors écrit le Wall Street Journal.

C’est la raison pour laquelle le Parti pirate a publié ce guide explicatif. « La communication via Internet a été d’une grande importance dans l’organisation de ces manifestations. Le régime en place a attaqué l’Internet dans sa tentative d’écraser le mouvement – bloquant ainsi certains sites web et services Internet ».

Dans son message, le Parti pirate souligne tout l’intérêt des serveurs proxy et des tunnels VPN pour passer sous les radars numériques du gouvernement iranien. « Ces machines servent de tunnels pour passer sous les barrières digitales des filtres Internet« . « Des groupes comme Werebuild.EU et Anonymous ont été de véritables moteurs dans cette tache » est-il rappelé.

Mais encore faut-il que les Iraniens puissent accéder à la page web en question. Et avec les restrictions importantes imposées par le régime actuel, il n’est pas certain que ce message soit d’un grand secours.

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