Par Sylvie Krstulovic.

J’écoute désormais Radio Nova via internet, comme de plus en plus d’internautes. Je peux ainsi noter les titres des chansons diffusées ainsi qu’écouter ma radio préférée via les enceintes de la chaîne hi-fi. Le son est bon et Nova me donne parfois quelques frissons particuliers…
Le dernier en date remonte à début novembre avec Victor Davies et le titre  » Brother  » version Unplugged.

Ouaaaaaaa ! ! Quelle voix ! ! Mais qui est ce Victor Davies ?

Je me mets en quête d’acheter le CD contenant le titre écouté… en quête, oui c’est bien le mot puisque je n’ai toujours pas réussi à mettre la main dessus après plus d’un mois de recherches effrénées…

Back to reality

Partant d’une déclaration de Gilles Bressand, Président du Snep :  » Le Peer-to-peer, c’est le TOP 50 à 80 % « , Smalldj.com a mené une étude pour mesurer si effectivement l’offre de musique en ligne répond à cette affirmation.

Cette étude a été réalisée à une date clef, le 10 octobre 2004, soit à la fin de la semaine où les poursuites judiciaires contre les Internautes ont été médiatisées. Elle concerne le classement des ventes d’albums de singles dressé par l’institut Ifop entre le 26/9/04 et le 2/10/04. Chacune des références a été recherchée sur les cinq sites de téléchargement les plus connus : iTunes Music Store (France) édité par Apple, Sony Connect Europe, Virgin Mega, e-Compil édité par Universal et enfin Fnacmusic.

Les conclusions de l’étude :

1- l’offre de musique en ligne est maigre :

  • iTunes Music Store (iTMS) ne met à disposition des internautes que 40 % des trente albums les plus vendus en France et 36 % des singles du TOP 50. (13 % pour Sony Connect des albums trouvés !)
  • Par ailleurs, les sites de téléchargement légal ne proposent souvent qu’une infime partie des titres de l’album CD. Ainsi, le disque « Les Animals » de Mano Solo se voit amputé de dix à douze de ses titres selon le magasin : l’album en comporte treize.

2- les prix sont incohérents :

  • Les albums à 10 euros offerts par les sites de téléchargement légal entrent en concurrence avec les albums CD « Mid Price » que l’on trouve à moins de 9 euros. Ainsi, le CD « Diamonds on the inside » de Ben Harper ne coûte que 8,99 euros sur Fnac.com contre… 9,99 euros sur Fnacmusic.com. La dernière production de cet artiste, « There will be a light », n’était d’ailleurs pas disponible sur ce dernier site.

3- Les conditions et les droits d’utilisation des titres achetés sont restreints :

  • Le consommateur n’a aucune liberté avec la musique qu’il vient de télécharger sur ces service : nombre de gravures limitées, transferts sur baladeur cadenassés et perte des titres achetés légalement lorsque l’on change de micro-ordinateur.
  • Les problèmes de compatibilité viennent s’ajouter : les fichiers téléchargés depuis iTunes ne sont compatibles qu’avec l’iPod, les fichiers téléchargés ailleurs ne sont ni compatibles iPod, ni compatibles Mac. En outre, beaucoup de baladeurs mp3 ne peuvent jouer de tels fichiers…
  • Seul VirginMega communique à propos des conditions et droits d’utilisation…

Revenons à Victor Davies… il ne fait pas partie du Top 50 mais son CD est proposé sur tous les sites d’achat (Fnac, Amazon…) ; je passe la commande, j’attends 15 jours et un gentil message automatique m’annonce systématiquement que le CD est en rupture de stock.

Alors, je suis censée faire quoi maintenant ? Attendre ? Combien de temps ? Ou trouver un autre moyen pour écouter cet artiste ! ! Je vous laisse deviner la suite…

Sylvie Krstulovic
Consultante, titulaire d’un Mastère de Marketing à l’ESSEC, elle est « une femme passionnée par les stratégies marketing dans le secteur des contenus digitaux« . Retrouvez le blog de S.K. sur http://mymusic.typepad.com/.

(Note de la rédaction : Si vous souhaitez publier vos propres réflexions dans les colonnes de Ratiatum, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :
)

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés