La mort frôlée par Steve Jobs aboutit à une loi sur le don d'organes
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 20 Avril 2010 à 20h09 -
posté dans Société 2.0
Il y a des choses futiles dans la vie, dont on parle beaucoup trop. Et des choses beaucoup plus importantes dont on ne parle presque jamais. La sortie de l'iPad ou la perte d'un iPhone 4G inédit par un ingénieur d'Apple ont fait le tour de la presse ces dernières semaines. Même la très sérieuse Agence France Presse a jugé utile de sortir une dépêche sur ce dernier évènement interplanétaire. En revanche, la campagne menée par Steve Jobs en Californie pour obtenir au plus vite une réforme favorable aux dons d'organes n'a pas traversé l'Atlantique, alors qu'elle servirait aussi de piqûre de rappel en Europe et en France. Une leçon de choses sur les priorités médiatiques.
Mais pendant que lui bénéficiait d'une greffe, plus de 3.400 californiens attendaient une greffe l'an dernier, 671 en ont bénéficié, et 400 personnes sont mortes. Pour survivre, Steve Jobs n'a bénéficié d'aucun passe-droit dû à sa notoriété ni à sa richesse, mais sa richesse lui a bel et bien sauvé la vie. Car à partir du moment où il a su qu'il lui faudrait un don d'organe pour ne pas mourir, le patron d'Apple a passé des semaines à parcourir les Etats-Unis pour se rendre de centres hospitaliers en centres hospitaliers, et se faire inscrire sur les listes d'attente de chacun. L'inscription est un processus coûteux, qui demande à chaque fois des examens approfondis, et les assurances médicales ne remboursent qu'une seule inscription. Pour le commun des Américains, la liste sur laquelle ils s'inscrivent est donc leur unique chance. Steve Jobs, lui, a multiplié ses chances. En mars 2009, il recevait un appel d'un hôpital de Memphis. Un foie était disponible, et il était enfin en haut de la liste des receveurs compatibles. En milliardaire, il fait acheter immédiatement une maison de luxe dans le quartier le plus huppé de Memphis où il résidera pendant plusieurs semaines après l'opération, pour ne pas s'éloigner de la surveillance médicale requise. Quelques mois plus tard, son énergie était à nouveau retrouvée pour s'occuper à temps plein de la sortie de l'iPad. Mais Steve Jobs a gardé de cette expérience le sentiment que quelque chose n'allait pas dans le système des dons d'organes américain. En décembre, alors qu'il rencontre lors d'un dîner la femme du sénateur Arnold Schwarzenegger, Jobs lui demande de convaincre son mari de modifier la loi. Ce qui fut fait. Le mois dernier, ce qui restait depuis longtemps rangé dans les tiroirs est devenu officiellement un projet de loi déposé par l'Etat de Californie. Désormais, à chaque fois qu'un citoyen californien voudra renouveler son permis de conduire, il déclarera son souhait de faire ou non don de ses organes en cas de décès. Jusqu'à présent, ils pouvaient uniquement déclarer leur intention, sans y être invités. "Poser cette simple question pourrait doubler le nombre d'organes disponibles pour une greffe en Californie. Une seule petite question. C'est un très fort retour sur investissement", s'est félicité Steve Jobs, venu lui-même officialiser le dépôt du projet de loi en compagnie d'Arnold Schwarzenegger. "Ce que j'aime chez Steve, a salué l'ancien acteur d'Hollywood, c'est que c'est un homme riche, et nous savons tous que ça l'a aidé à avoir la greffe. Mais il ne veut pas ça, que seuls les gens riches puissent avoir la greffe et un jet privé qui les attendent pour les amener là où c'est nécessaire. Il veut que chaque être humain, que vous n'ayiez pas d'argent ou que vous soyiez la personne la plus riche du monde, que chacun puisse avoir le droit d'avoir une greffe immédiate". En France, et depuis 1976, les personnes sont présumées consentantes au prélèvement d'organes. Mais le problème reste important puisque le doute éventuel issu de la consultation obligatoire des proches équivaut toujours à une opposition. Les personnes qui souhaitent manifester de leur vivant leur souhait de donner des organes peuvent le faire en portant par exemple une carte de donneur, qui n'a pas de valeur légale, mais qui constitue un indice de non opposition. A l'inverse, les personnes qui souhaitent formaliser leur refus peuvent s'inscrire au registre national des refus. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La mort frôlée par Steve Jobs aboutit à une loi sur le don d'organes»
@spiritstm
On peut respecter son combat tout en lui opposant ses comportements "malsains" de chef d'entreprise. C'est en ayant conscience "des autres" que l'on peut faire des choix plus humain, que ce soit pour le don d'organe, mais aussi pour le respect des concurrents et des clients d'Apple... C'est pas parce qu'on est tous différents que l'on doit se faire la guerre, M. Jobs l'a compris pour son foie, qu'il fasse l'effort d'en faire une vraie philosophie de vie. Soyons clairs: - Steve Jobs s'est fait greffer un foie et sans son état de fortune il n'aurait pas survécu, il en est parfaitement conscient. - La conclusion qu'il en a tirée, c'est qu'il est injuste que cette chance ne soit pas accessible à tous. - Il milite donc pour un système de greffe d'organes équitable. Humainement, c'est irréprochable. On est en droit de critiquer son action par ailleurs, mais c'est un autre débat et il serait indécent de mélanger les genres.
oluche heu pardon je veut dire TotoRhino le probléme c'est qu'il y a labas 51 états avec chacun ses propres loi c'est pas comme chez nous on on a l'état les collectivité locale... Donc centralisé ça c'est possible mais vachement couteux en argent. S'en oublier qu'il faudrait déjà chez eux réformé pas mal de chose avant comme instauré une couverture sociale de base comme en france non car si les dons d'organes sont centralisé c'est bien encore faut-il avoir les moyens de payer l'intervention qui est couteuse si ont a pas une assurance sociale.
@EmpereurZorg Oui mais aux contenus que j'ai lu on en était à "ce salaud a utilisé sa fortune pour avoir un foie" (je résume) on est plus dans la critique de son rôle de chef d'entreprise.
La philosophie qu'il a en matière d'informatique, si critiquable soit elle, reste une philosophie informatique. C'est la vision qu'il a de l'informatique point barre. Il a une vision de l'informatique et de son usage que je trouve formidablement restrictive mais elle est dicté autant par une philosophie que par un intérêt pécuniaire (il veux gagner de l'argent). Steve jobs a réagi en individu qui veut vivre, il a mis le paquet pour y parvenir et il a considéré que d'autres devaient avoir cette possibilité (au moins au niveau de l'état de californie). Ca ne remet pas en cause la philosophie qu'il peut avoir vis à vis des utilisateurs d'apple ou sur le respect des concurrents. Ce sont 2 domaines très différents. Dans celui-là il n'est plus seul, il y a des actionnaires à satisfaire et tout Steve Jobs qu'il est, il sait que s'il se plante il aura quelques soucis à se faire. Il ne fait pas de quartier et utilise son avantage concurrentiel à plein ... comme le ferait les autres et il impose ses vus ... comme le ferait les autres et il maintient la pression par une course à l'innovation permanente. Si demain il se mettait à avoir un comportement de saint homme et se mettait à partager, il retirerait à Apple un gros avantage tactique et ses concurrents en profiteraient ce qui impacterai ses bénéfices et par effet domino la part investi dans R&D et ainsi de suite. Sur ce principe la, sa philosophie se tient. S'il en change, Apple tombe, ni plus ni moins. On aurait pu critiquer, et je ne m'en serais pas privé, s'il avait été le patron d'une grande société d'assurance santé par exemple. Une question ... qu'est ce que tu appels précisément les comportements malsains de chef d'entreprise ? comparé à bébéar et consort du patronat français ou aux patrons de goldman sachs (lis l'actu récente) je trouve que de ce côté là c'est plutôt un sain. Si par contre tu parles de sa stratégie dans le domaine de l'iphone et du mac ou de l'Ipad faut parler de politique marketing et de vision de l'informatique et là c'est plus la même chose. EmpereurZorg, le 20/04/2010 - 22:44
Ah, que c'est pratique d'avoir des organes interopérables... Il est plus facile de greffer le foie d'une femme dans un homme que de faire fonctionner les produits Apple sans iTune$ ! A quand un iOrganStore ? laskov, le 20/04/2010 - 23:48
oluche heu pardon je veut dire TotoRhino le probléme c'est qu'il y a labas 51 états avec chacun ses propres loi c'est pas comme chez nous on on a l'état les collectivité locale... Donc centralisé ça c'est possible mais vachement couteux en argent. S'en oublier qu'il faudrait déjà chez eux réformé pas mal de chose avant comme instauré une couverture sociale de base comme en france non car si les dons d'organes sont centralisé c'est bien encore faut-il avoir les moyens de payer l'intervention qui est couteuse si ont a pas une assurance sociale. Retour sur investissement ?
A quand une loi pour obliger les héritiers à vendre les organes des défunts aimés ? Le titre donne l'état d'esprit "la mort frôlée". cette expression n'existe que pour ceux qui se délecte de ce qui pourrait arriver pour faire augmenter son lectorat.
et puis je quitte la page car mon antivirus détecte deux menaces sérieuses sur ce site (rapport ci-dessous) Nombre total de menaces trouvées : 2 Logiciels publicitaires (de quoi s'agit-il ?) Menaces trouvées : 1 Voici une liste complète: Nom de la menace : Adware.Cydoor Emplacement : http://ftpcdt1.numer...rrent-1.1.6.exe Outils de piratage (de quoi s'agit-il ?) Menaces trouvées : 1 Voici une liste complète: Nom de la menace : Hacktool Emplacement : http://www.numerama....TcpIPatchfr.exe Le titre donne l'état d'esprit "la mort frôlée". cette expression n'existe que pour ceux qui se délecte de ce qui pourrait arriver pour faire augmenter son lectorat.
Ah oui alors là tu viens de me convaincre, une argumentation superbe, imparable. Un titre dans un article se veut toujours racoleur pour donner au gens l'envie de le lire, une règle élémentaire en journalisme, ils font tous la même chose. Ensuite les antivirus ont souvent tendance à trouver des menaces là où il n'y en a pas ... Nethan, le 20/04/2010 - 22:19 Et si on lâchait un peu les organes humains ? Rien n'est fait pour plébisciter un peu les alternatives qui commencent à se multiplier. Pour l'instant la greffe reste le moyen le mieux maitrisé et le plus sûr pour permettre aux personnes de pouvoir continuer à vivre, ce qu'il faut encourager c'est la recherche pour effectivement trouver une alternative. Pendant ce temps, ça me dérange absolument pas de me faire dépouiller de mes organes une fois mort pour aider d'autres personnes. Après ça peut choquer les croyances de certains mais ça reste quand même le plus pratique à l'heure actuelle, et au moins on fait preuve de solidarité au moins une fois dans sa vie Le plus "moche" dans cette histoire, c'est qu'il faut que ce soit quelqu'un de médiatique qui se bouge les miches pour que les lois ou la conscience bougent. Par exemple Lemarchal et la Mucoviscidose, c'est dingue mais c'est pas le premier à en mourir, et y'avait déjà pas mal d'associations qui existaient pour essayer de la "médiatiser", et pourtant il a fallu attendre qu'il gagne la Star Ac' pour que les gens commencent à soutenir la recherche Bravo au monsieur. Je ne vais pas faire trop long: l'argent rend les gens libres. J'ai détesté, par principe de petit con, Bill Gates, Jobs (dans une moindre mesure... enfin jusqu'à ce que je comprene ce que c'est que de bosser avec une souris mono bouton...) etc. du simple fait de leur pouvoir.
Ces gens sont très riches. Par contre ils se servent également de leur argent pour de bonnes causes: le fondation Bill et Monica Gates, le loi de Jobs... Bref, quand on est vraiment libre de faire ce que l'on veut et que l'on en profite pour faire le bien c'est beau. Bravo donc a Steeve pour cette bonne action. unami, le 20/04/2010 - 21:40 numérama est décidément un magazine poubelle ....@spiritstm:
Tu as sans doute raison, mais je reste partagée. Pourquoi ne pas militer AUSSI pour un système de demande au niveau de chaque état? àa aussi, ça aiderait beaucoup de receveurs en attente, donc pourquoi s'arrête-t-il en si bon chemin? Evidemment, avec un tel système, il est probable qu'il n'aurait pas reçu sa greffe aussi vite, ce qui pourrait expliquer que son combat se limite à une simple déclaration. dallas ton univers trés pitoyaaable et pour les detracteur de numerama je dis: va t'acheter gala ou detective!
/modejoke (je précise
Je suis sûr que Steve a bénéficié d'une application pour ça: iLiver ! Un beau matin, il a dû recevoir en mode push: "Ton foie est arrivé. Clique ici pour venir le récupérer". Et son iPhone l'a conduit vers son foie... La version 2.0 de iLiver devrait permettre de voir son propre classement sur la liste d'attente au niveau national, puis par hôpital, les hôpitaux qui délivrent le plus de foies par an, la possibilité de s'inscrire sur une liste directement via Paypal, et au bout de 10 inscriptions vous avez droit à une 11ème gratuite. Elle est pas belle la technologie. /finmodejoke unami, le 20/04/2010 - 21:40 numérama est décidément un magazine poubelle qui déverse sur les gens beaucoup plus que sur l'informatique. Du sensationel, du scoop, si Steve Jobs venait à disparaître, le patron de Numérama mouillerait sa petite culotte. C'est écoeurant. pouahhh !
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à déclarer d'office si ils sont pour ou contre le dont de leurs organes en cas d'accident.
Bien sur on raconte l'histoire de steve our comprendre.