Alors que sort en librairie un livre élaboré conjointement avec le dessinateur Wozniak, Manu Chao s'exprime au sujet du P2P, des majors et du piratage ...

Dans un déclaration à l’AFP, le chanteur estime le téléchargement illégal « inévitable ». C’est une habitude prise, « la marche du temps » due tout simplement « à la propre loi des maisons de disques, le capitalisme« . « On choisit le moins cher !« , indique t-il.

Manu Chao critique la position de « bête blessée » qu’ont adoptées les grandes maisons de disques, et compare même la situation à l’extinction des dinosaures. « Il y a un changement de climat« , a-t-il déclaré. Sur les poursuites judiciaires contre les internautes, il considére qu’elles sont « la preuve la plus totale qu’ils sont perdus« .

Pas dupe, et pour le moins très franc, Manu Chao est bien conscient que tout n’est pas perdu pour l’industrie : « la grosse industrie qui vend les petites machines à pirater, genre iPod se fait des ‘couilles en or’. C’est un pan de l’industrie qui se casse la gueule pour un autre qui se frotte les mains« 

Pour mieux saisir son discours, il est bon de préciser que outre ses opinions politiques traditionnellement marquées à gauche, Manu Chao s’est progressivement éloigné des grandes maisons de disque qu’il juge si sévèrement. Il n’a pas renouvelé le contrat qui le liait à Virgin jusqu’en 2003 et est à présent producteur via la maison Radio Bemba qu’il a fondée. C’est pourquoi il différencie les labels indépendants des grosses majors en réclamant « une éthique du public » qui « fasse l’effort d’acheter chez les petits labels ».

Alors quelle solution ?

« La seule chose qui n’est pas piratable, c’est la scène« .

A méditer ?

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