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YouTube songe toujours à l'abonnement payant

Julien L. - publié le Jeudi 17 Décembre 2009 à 12h05 - posté dans TV Numérique

Un abonnement payant sur YouTube ? L'idée fait son chemin. Devant l'immense succès de Hulu, un service de VOD américain, la plate-forme vidéo souhaiterait dresser un nouveau modèle économique pour varier ses sources de revenus.

Le seul modèle économique basé sur les revenus publicitaires ne suffit plus à YouTube. Selon diverses sources, la plate-forme réfléchirait bien à un modèle intégrant des formules innovantes d'abonnement. Objectif pour Google, diversifier les sources financières, mais surtout concurrencer plus efficacement Hulu, un service de vidéo à la demande lancé par NBC, News Corp et Walt Disney.

L'immense succès d'Hulu aux États-Unis a donc convaincu le géant américain de poursuivre ses prospectives dans un modèle économique qui proposerait des offres payantes. Au-delà du souci d'apporter de l'argent frais à un service en constante évolution, Google aimerait surtout croquer dans le gâteau très rentable de la vidéo à la demande. D'ailleurs, Hulu est désormais la deuxième plate-forme vidéo la plus visitée aux États-Unis. La firme de Mountain View devrait donc mettre en place une sorte de péage uniquement pour certains contenus très précis.

À l'heure actuelle, des discussions sont en cours avec Sony Pictures, Warner Bros et Lions Gate Entertainment rapporte Reuters. La principale difficulté sera de convaincre les ayants droit de mettre des contenus en ligne, alors qu'ils ont la hantise du piratage. Quant à la nature de l'offre, elle peut revêtir plusieurs formes : un abonnement mensuel classique, à l'image de ce que font les fournisseurs d'accès à Internet, un paiement à l'acte ou encore un système de location.

"Tous les contenus ne sont pas accessibles avec le modèle publicitaire actuel" a précisé David Eun, le vice-président du contenu YouTube. Pour se faire, le site cherche des solutions pour des "contenus de plus longue durée" afin de persuader les différents studios de cinéma. Si le projet abouti, YouTube pourra à terme proposer dès le jour même de sa diffusion TV la visualisation en ligne de l'épisode.

Une chronologie des médias qui n'a décidément rien à voir avec les solutions françaises. En France, les différentes organisations ont trouvé le moyen de se féliciter d'avoir ramené la vidéo à la demande au même niveau qu'une sortie DVD, c'est-à-dire quatre mois après la sortie en salle d'un film. Quatre mois de trop ?

Publié par Julien L., le 17 Décembre 2009 à 12h05
 
 
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Commentaires à propos de «YouTube songe toujours à l'abonnement payant»
 

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hulu doit avoir bcq de succès grâce aux séries qu'il diffuse que par les films que le site propose, il ne faut pas rêver même si aux USA tout sort en même temps les nouveautés sont proposées sur les sites de VOD payants à l'acte
si la chronologie des médias en France est ainsi c'est la faute du lobby des salles de cinéma, nous aussi on aimerait pouvoir jouir de la disponiblité des médias bien avant
Ha quand c'est pour ta paroisse, tout de suite les propos sont différents VIDEOCLUB.
c'est clair c'est tout pour ma gueule
c'est clair c'est tout pour ma gueule
c'est pour ça que t'es plus crédible !
Et bien s'ils ouvrent ce truc là, je ne paierai pas.
Il y a assez de trucs à faire et à voir dans la vie par ailleurs pour se laisser couillonner par une multinationale qui base sa stratégie commerciale sur le désir mimétique.
Quand à payer pour voir un moyen/long métrage, il y a des cinémas art & essai pour ça. C'est moins cher qu'un multiplex, il n'y a pas de bouffeurs de pop-corns, les spectateurs y éteignent leur portables, on y voit des vrais films qui ne sont pas diffusés ailleurs, en VO, et qui portent d'autres messages que "achetez Colamescouilles", "z'avez vu mon 4x4 mercos", "les zautres c'est des méchants" et "la vie c'est simple comme un conte de fée".
si la chronologie des médias en France est ainsi c'est la faute du lobby des salles de cinéma, nous aussi on aimerait pouvoir jouir de la disponiblité des médias bien avant

Bonjour!
Il faut aussi saluer les boites qui font/distribuent les films , les salles de cinéma et les grossistes et qui n'en ont rien à battre des video clubs...et cela ne date pas d'hier!
>>>>Vous êtes en concurrence avec ceux qui facturent à l'acte..
exemple:
Une vidéo louée = une vidéo pas vendue...
Quant à la chronologie des medias:
>>>>une vidéo louée = une place de ciné pas vendue...
Etc...
Et la suite c'est la vod...De là à penser que cela se fera sans les video clubs...Bye-bye !!!
Alors, merci l'industrie cinématographique...
Les vidéo-clubs furent "un mal" nécessaire pour l'industrie...Plus pour longtemps semblerait-il! (Sans cynisme)
Et cela les utilisateurs-consommateurs n'en sont pas responsables...
Si je puis me permettre il me semble que les consommateurs sont responsables justement. En laissant faire et en achetant les produits sous les différentes formes proposé par les industrielles. Si plus personne n'adhère à ces principes ils seront bien obligé de revoir leur copie. Mais ce que je dis est utopique j'en conviend.
@Tulip,
Je soulignais le cas/la place particulière des vidéo-clubs dans le canal de la distribution des films...
Il faut rendre à César ce qui est à César.

*Sinon , en ce qui concerne le monde dans lequel nous évoluons et notre participation volontaire ou/et involontaire à son évolution cela méritait bien , au moins, un topic dédié.
:-)
De plus en plus de sites gratuits sont en train de s'apercevoir que la publicité comme modèle économique n'est plus viable.Alors, certains passent au tout payant, d'autres au semi-gratuit. Les premiers réclament un abonnement pour que les Internautes puissent consulter leurs contenus. Les seconds permettent toujours aux Internautes ne payant aucun abonnement de consulter leurs contenus, parfois, seulement une partie, et les abonnées ont droit à ce que j'appellerai des bonus.Mais ce qui me sidére, c'est que ces sites ne réagissent qu'aujourd'hui. Certains se trouvant dans des situations financières catastrophiques, ils n'ont d'autre choix que de basculer dans le payant ou le semi-gratuit. Pourtant, cela fait un bail que la publicité, sur le Net, n'est plus considéré comme un bon format économique. Ces sites auraient donc du prévenir plutôt que guérir. Autrement dit, quand leur situation financière était encore bonne, a défaut d'être excellente, que la publicité comme format économique commençait à montrer ses débuts de fatigue, les équipes auraient du se mettre autour d'une table, et réfléchir à un autre format économique.Je ne suis pas sûr qu'un site gratuit, qui décide de passer au tout payant, sur le court ou le long terme, s'en sortira. Au début, leurs fidéles internautes se pressent tous pour prendre un abonnement... mais le renouvelleront-ils ? Rien n'est moins sûr. Passer du gratuit au payant est une transition douloureuse que pas mal d'internautes, moi le premier, ne peuvent accepter. J'ai l'impression que ces sites se reposent sur le dos des Internautes pour vivre, faute d'avoir réagit trop tard, d'avoir laisser une situation se dégrader.Par contre, les sites basculant vers le semi-gratuit, comme je l'ai dit plus haut, permettent aux internautes de consulter, encore, tout ou une partie de leurs contenus gratuitement. Ils n'imposent rien. Leur chance de survie sont donc meilleur.
@d.i.t.ass :
Oui il est clair qu'il faudrait un topic complet !
- L'analyse de Informatique Man me paraît juste... et la dernière phrase d'Enter aussi ! Face au Copyright; et aux catalogues des Majors, toujours + gourmand en royalties...c'est bien que le streaming soit resté viable jusqu'à présent !
- Si les boîtes de pub qui les financent et les internautes déçus, quittent YouTube ; tout le monde sera perdant ! D'abord; les internautes vont aller à la concurrence puis atterriront sur Megaload ou Rapidshare , qui vont progresser....mais n'iront pas là où on veut les contraindre aller !
-Pour régler cet épineux problème du Copyright : il faut instaurer une licence globale....ce dont les éditeurs se refusent d'envisager l'évidence : il n'y a pas d'autre solution !
- NB : pendant ce temps-là ; ils font le lit du Copyleft...et ils creusent leur tombe !
Les internautes en ont marre de raquer de tous les côtés. Perso, youtube payant = je vais plus sur youtube (d'ailleurs j'y vais pas spécialement souvent). Et d'accord aussi avec Enter sur sa dernière phrase. Encore une fois, tout ce qu'on peut constater et conclure c'est que le modèle économique actuel n'est plus viable, que ce soit pour les sites de streaming ou pour les majors.
L'analyse d'Enter est intéressante :
Il y a 3 façons de rémunérer le Copyright :
- 1) à titre individuel; Payer au titre par titre; ce qui est 1 escroquerie des éditeurs...
- 2) à titre individuel ;Payer au nombre de kilo-octets téléchargés....
- 3) Ou bien la licence globale ( musique + fims + vidéos +jeux en ligne...) qui est la solution la moins chère des 3 :
- on mutualise la charge sur tous les internautes( ceux qui ne téléchargent pas ou très peu vont râler ) mais répartie sur tous la côte-part individuelle sera indolore !
- si on limite aux seuls interessés ; ce sera beaucoup plus cher...et si peu de gens y souscrivent; ils vont remonter la côte-part individuelle des souscripteurs...et ce sera l'échec assuré ! L'établissement d'une simili licence-globale, à la carte ou limitée à 1 catalogue d'artistes comme le propose Universal, n'est qu'une caricature de licence globale ...donc 1 escroquerie à rejeter !

A l'avenir; les licences libres ; qui fonctionnent sur certains sites, sont mieux adaptées et compatibles, à 1 web, libre de droits et d'accès...Chacun son avis !
la licence globale ne me gène pas personnellement car l'âge d'or de la musique (tout genre confondu) et du cinéma est terminé. Il ne faut pas se voiler la face, le numérique a commencé à faire de nous des consommateurs blasés, tout est disponible à l'infini si bien que l'on ne prends plus le temps d'apprécier une ?uvre. Le génie aujourd'hui se situe plus dans le contenant que dans le contenu, d'ailleurs je n'ai pas vu d'artistes majeurs émerger de ces années 2000.
traktor, le 17/12/2009 - 15:17
@ un punk : a voir, le dernier jarmusch.
Merci ! :bienvu:
J'avais repéré sa sortie.
J'avais adoré "coffee & cigarettes", entre autres.

enter, le 17/12/2009 - 15:52
Si les industriels ne fabriquaient que des objets strictement utilitaires et si les commerçants ne vendaient rien qui ne soit superflu ou inutile, la vie serait bien triste.

Ah bon ??? :Hein:
Ah désolé, mais quand on parle création, justement, c'est bien tout le contraire de "commerces, industriels, vendre, boutique, lèche vitrine, le toutim = consommation".
Je ne me suis jamais autant amusé que lorsque j'étais dans une salle de répète avec mes potes pour créer de la musique et des concepts, faire de la récup pour réinventer des objets "superflus ou inutiles" mais beaux et de la déco (pas comme la grognasse de m6, hein... là ça te coûte un bras et c'est moche), trouver des idées, dessiner.
Et le truc en plus de la création, c'est qu'on peut arriver à faire ça pour 0 € ou presque. C'est dingue, ce truc !

Mais c'est clair que le quidam a tellement été intoxiqué par la propagande capitaliste pour la con-sommation, que s'il ne paye pas un truc inutile, il se fait chier.

Du reste, l'étymologie de consommer est très éloquente :
Du latin consumere (« prendre complètement », « manger », « absorber », « détruire », « perdre », « affaiblir », « user », « miner », « anéantir », « employer », « épuiser (un sujet) »), composé du préfixe con- et de sumere (« prendre pour soi »), lui-même de suus (« soi ») et emere (« prendre ») dont le participe emptus est visible dans des mots français comme « préemption », « rédemption ». Alors que sumere (avec un participe sumptus) nous a donné « somptuaire », « somptueux ».

On peut donc constater la véritable opposition entre CRÉER et CONSOMMER, soit détruire, perdre, user, anéantir, etc.
Donc, les gens qui se font chier quand ils ne consomment pas, question infantilisation, ils en sont au niveau 3 ans, l'âge où les minots passent leur temps à casser, jeter, démonter tout ce qu'ils touchent.

On progresse…

Quand à payer pour voir un moyen/long métrage, il y a des cinémas art & essai pour ça. C'est moins cher qu'un multiplex, il n'y a pas de bouffeurs de pop-corns, les spectateurs y éteignent leur portables, on y voit des vrais films qui ne sont pas diffusés ailleurs, en VO, et qui portent d'autres messages que "achetez Colamescouilles", "z'avez vu mon 4x4 mercos", "les zautres c'est des méchants" et "la vie c'est simple comme un conte de fée".
Je suis allé voir "Irène" d'Alain Cavalier au Balzac, les plus jeunes devaient avoir 40 ans...

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