La Sacem défend la taxation des FAI et des moteurs de recherche sans contrepartie
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 09 Octobre 2009 à 17h43 -
posté dans Musique Numérique
![]() La Sacem et l'Adami veulent ajouter à la rémunération pour copie privée payée sur les supports vierges une rémunération complémentaire assise sur les abonnements à Internet. Ils assurent que cette nouvelle taxe devra baisser avec la baisse du piratage, et qu'il s'agit d'une "forme de dernier recours" avant la licence globale. Un mensonge, doublé d'une injustice. Le Président de la Sacem Bernard Miyet et le président de l'Adami Bruno Boutleux étaient vendredi invités par Le Monde et Electron Libre à répondre aux questions des internautes sur le mode de rémunération de la création qu'ils souhaitent voir émerger de la mission Zelnik. A plusieurs reprises, ils ont insisté sur le fait que la taxation des FAI et des moteurs de recherche, sans contrepartie pour les internautes, était "la dernière cartouche" avant d'accepter la licence globale, "une forme de dernier recours si l'on ne parvient pas à moraliser les pratiques sur Internet". Un exemple de mauvaise foi, ou comment prendre les internautes pour des imbéciles.
L'idée soutenue par les deux organisations est d'imposer sans aucune contrepartie une redevance assise sur les abonnements à Internet, pour compenser "le préjudice rémanent" dont vont "souffrir" les créateurs malgré la mise en place de la loi Hadopi, dont ils doutent déjà de l'efficacité. "La loi Hadopi s'impose et la responsabilisation des abonnés est au coeur du dispositif. Les internautes en question prendront leurs risques, et chacun a plutôt intérêt à jouer le jeu de l'Hadopi pour que cette compensation soit appelée à se réduire et disparaître", a prévenu Bernard Miyet. Moins les internautes pirateront, moins le montant de la redevance sera élevé, assure-t-on du côté des sociétés de gestion collective. "Par des systèmes de sondage très précis, nous parvenons à évaluer facilement le préjudice subi et la proportion d'oeuvres copiées", a expliqué Bruno Boutleux. Il s'agira du même type de sondages que ceux qui permettent l'établissement des barèmes de rémunération de la copie privée, tellement sujets à caution que les associations de consommateurs exigent des études indépendantes financées par l'Etat, et non plus par les organisations d'ayants droit. Bruno Boutleux a par ailleurs précisé que "la rémunération compensatoire demandée par la Sacem et l'Adami vient compléter (la) rémunération pour copie privée" que payent déjà les consommateurs sur les CD, DVD vierges, disques durs multimédia et autres mémoires Flash. Il n'est pas du tout question de remplacer l'une par l'autre dans un jeu de vases communiquants. Il faut additionner les taxes. Et pas question non plus de critiquer l'idée-même de taxer les opérateurs. "Il n'existe pas d'industrie qui ne paie pas sa matière première", balaye Bruno Boutleux. "La création, c'est une bonne partie de la matière première des fournisseurs d'accès. Leur contribution à sa rémunération et à son renouvellement nous paraît indispensable". D'ailleurs Numerama va également demander une taxation des FAI à son profit, en tant que fournisseur de matière première. Il n'y a pas de raison que la logique profite aux uns et pas aux autres. Nous suggérons d'ailleurs à tous les internautes qui publient du contenu sur des blogs, Facebook, Twitter, Flickr ou autres d'en faire de même. Pour obtenir le silence approbateur des fournisseurs d'accès, la Sacem et l'Adami ont une solution toute trouvée à proposer : "prévoir une baisse de la TVA sur les FAI". Donnant-donnant. Sauf pour l'internaute, toujours perdant. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La Sacem défend la taxation des FAI et des moteurs de recherche sans contrepartie»
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analogue
le 09/10/2009 à 17:55
=[~~~~~~ Mais où vit-on ?!
Foutage de gueule intégral. Ils font comme si ils pouvaient expérimenter toutes les mesures qui les arrangent sans tenir aucun compte des souhaits des consommateurs (c'est vrai qu'ils font la loi donc après tout pourquoi se gêner), jusqu'au moment ou ils ne pourront plus faire autrement. Aveuglement total sur la conséquence principal de tout cela: les dégâts considérables dans le rapport entre les "artistes" et le public.
En passant electronlibre rapporte qu'il y aurait un gros point de désaccord au sein de la commission Zelnik: Coup de théâtre en coulisse ! Les membres de la commission chargée deréfléchir à de nouveaux moyens de financement de la création sonttombés sur un gros point de désaccord. L’ancien ministre Jacques Toubonne veut pas entendre parler d’une taxe prélevée sur les fournisseursd’accès à Internet qui viendrait nourrir un fonds pour la production.Pas de chance, c’est la disposition principale du dispositifproposé par les producteurs indépendants... Ces derniers pourront-ilscompter sur le soutien de Patrick Zelnik, autre membre de lacommission, et ancien président du syndicat des indépendants ? Je propose de donner à la SACEM le droit de taxer tout ce qui bouge. Et comme ça ne sera pas assez, il faudra rajouter le droit de taxer le PQ, avec une surtaxe si votre auguste derrière est sensible et que vous utilisez du papier hydratant. La logique ? En faut-il seulement une quand l'argent n'a pas d'odeur ?
achab > en fait le point d'accord porte juste sur la nature juridique de la taxe. Taxe au sens "impôt" décidé par le Parlement, ou taxe sous forme de rémunération façon copie privée décidée par une commission ? C'est tout.
InLibroVeritas va faire de même, je vais demander une rémunération des auteurs au travers de la taxe des FAI, puisqu'on "produit du contenu".
Où l'on découvre après FM addicte aux jeunes éphèbes, les administrations addictes à la création de taxes. C'est comme une drogue... "Y'a pas mots pour dire ce que vous êtes monsieur Ramirez, y'a plus de mots...[Sensuré] !" Ils nous dise ouvertement que moins il y aura de piratage, moins cette taxe sera importante, donc cette taxe sera en fonction du téléchargement illégale, donc il veulent taxer pour compenser la perte du à un acte illégal, mais il me semble qu'en droit français gagner de l'argent grâce a quelque chose d'illégal est interdit et donc illégal.
Kad, le 09/10/2009 - 18:01 achab > en fait le point d'accord porte juste sur la nature juridique de la taxe. Taxe au sens "impôt" décidé par le Parlement, ou taxe sous forme de rémunération façon copie privée décidée par une commission ? C'est tout.On vit tout de même une époque formidable !
Plus c'est gros, plus ça a des chances de passer. Moi, je propose une taxe sur les sociétés de Grande Distribution, au profit des dentistes ! sebk: tout à fait, mais qui pour porter plainte ? Je veux que les français souffrent pour qu'ils ouvrent leurs yeux et réagissent, j'approuve cette taxe et je demande bien sûr son extension pour rémunérer les sites et blogs culturels gratuits comme le mien.
Il n'y a pas de raisons... Si j'ai bien compris on vas payer les ayants droits via l'accès à Internet et d'autre part via les disques durs et autres lecteurs MP3, et tout ça en risquant une amende supplémentaire si on prend la musique de ceux qui sont payés avec notre argent. Donc à ce compte là autant payer 5 Euros de plus par mois et se servir comme un goret sans complexes puisque de toute façon les ayants droits seront rémunérés quoi qu'il en soit et ne risquerons donc pas de crever de faim !
Ils lèvent donc de facto la barrière morale qui pouvait encore inciter les clients à ne pas se servir sans passer une troisième fois à la caisse, mais c'est parfait ça ! ColdFire sebk, le 09/10/2009 - 18:04
Ils nous dise ouvertement que moins il y aura de piratage, moins cette taxe sera importante, donc cette taxe sera en fonction du téléchargement illégale, donc il veulent taxer pour compenser la perte du à un acte illégal, mais il me semble qu'en droit français gagner de l'argent grâce a quelque chose d'illégal est interdit et donc illégal. Ils le font déjà et ne se gênent pas pour le déclarer ouvertement sur le chat en question : Irqy : Savez-vous comment sera estimée la quantité d’½uvres piratées par chaque fournisseur d’accès ? Bernard Miyet : Le piratage est le fait des internautes, et non pas des FAI. Les FAI ne sont que les bénéficiaires, directs et indirects, des échanges illicites, et ils n’ont jamais été appelés à contribuer à la rémunération des ayants droit alors qu’ils ont bénéficié à plein de cette piraterie. Bruno Boutleux : Nous le pratiquons déjà pour calculer les rémunérations pour copie privée. Par des systèmes de sondage très précis, nous parvenons à évaluer facilement le préjudice subi et la proportion d’½uvres copiées. Demain, grâce aux outils d’aujourd’hui, il nous sera tout aussi facile d’évaluer les quantités d’½uvres qui circulent licitement ou illicitement. Bernard Miyet : La proportion d’½uvres échangées de manière non autorisée (illicite ou tolérée, par e-mail) est la même quel que soit le FAI, puisqu’il s’agit des comportements généraux des internautes. Sympa l'effet de bord : le filtrage par la taxe.
Donc par défaut, aucun moteur de recherche n'est disponible sur le territoire français, et on ouvre les tuyaux qu'à ceux qui paieront la taxe française ? Chose tout de même étrange. Avec la sodomie, il me semblait que, plus c'était gros, moins cela avait de chances de passer... Pourtant, vu avec quoi on se fait enfiler depuis des années, je comprends parfaitement pourquoi les français peuvent chier des pendules...
(ami(e)s de la poésie, bonsoir \à²/) c'est donnant donnant, c'est de votre faute , vous n'avez vous prendre qu'à vous même.
c'est de votre fait si le net se transforme ainsi, un peu plus de responsabilité par pitié comportez vous en citoyen, regardez vous dans un mirroir!!
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