Avoir le plus grand index ne fait pas tout. Lancé l'année dernière comme un challenger crédible à Google, Cuil annonçait recenser plus de pages web que son aîné. Un an après, le constat est dur pour la start-up : à peine 100 000 visites par mois. Pour se relancer, le moteur de recherche mise donc désormais sur le web temps réel. Mais cela sera-t-il suffisant ?

Lancé l’année dernière par deux anciens membres de Google, Cuil se voulait un véritable challenger au moteur de recherche le plus utilisé au monde. Déjà à l’époque, il affirmait disposer d’un index bien plus conséquent que les milliards de pages recensés par Google. Et si effectivement la start-up a connu un départ en fanfare avec une fréquentation mensuelle de 2 millions d’internautes, les mois suivants ont été très médiocres pour le moteur de recherche : à peine 100 000 visites au moins de juin.

Après plusieurs mois de silence, Cuil a enfin donné des signes de vie, en réorientant son activité vers l’actualité et la recherche en temps-réel. Cuil chercherait-il à attirer les passionnés de Twitter et de Facebook en jouant sur le créneau du « web en temps réel » ? En effet, la nature même des tweets du réseau de micro-blogging ou des statuts de Facebook impose aux moteurs de recherche de modifier leur approche. Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft, fut d’ailleurs l’un des premiers à se placer sur ce secteur.

Comme nous l’écrivions à l’époque, le web en « temps réel » prend une place de plus importante dans la vie d’un internaute, modifiant en profondeur la manière dont l’actualité était diffusée. Mais si ce changement stratégique va sans redonner un coup de fouet à la fréquentation de Cuil, est-ce pour autant que le moteur de recherche va être autant attractif qu’un Google ou qu’un Bing ? Comme le souligne Mashable, le temps-réel c’est bien, mais en dehors de ça, Cuil ne fait rien qui ne soit pas déjà sur le marché de la recherche sur Internet.

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