La quatrième licence 3G est officiellement ouverte aux candidatures. Les différents candidats ont jusqu'au 29 octobre 2009 pour soumettre un dossier crédible, à la fois sur le plan financier et sur le plan technique. Le prix fixé pour ce bloc de fréquence de 5 MHz est à ce sujet conforme à l'avis de la Commission des Participations et Transferts, au grand dam d'Orange qui songe à saisir la Commission européenne.

Il était temps ! Après d’innombrables reports et obstacles, le décret détaillant la procédure d’octroi et les modalités financières de la quatrième licence 3G a été publié au Journal officiel. Désormais, c’est au tour des candidats potentiels de prendre en main cet appel d’offres et de se manifester avant le 29 octobre 2009, date limite pour déposer leur dossier auprès de l’ARCEP qui aura la lourde tâche de choisir la meilleure proposition dans un délai de huit mois. Au plus tard, nous connaitrons donc le nom du candidat sélectionné le 29 juin 2010.

Sans réelle surprise, Bercy a suivi l’avis de la Commission des Participations et Transferts (CPT) en fixant le prix du premier bloc de fréquence de 5 MHz à 240 millions d’euros. C’est ce bloc-là qu’obtiendra le nouvel entrant sélectionné par l’ARCEP. En revanche, les deux autres blocs seront vraisemblablement mis en vente à une date ultérieure, et chaque acteur pourra librement se porter candidat.

Néanmoins l’attribution d’une quatrième licence 3G a un tel prix n’est pas dans les affaires de tout le monde. Ainsi, l’opérateur historique juge le prix de vente beaucoup trop bas par rapport ce qu’avaient déboursé Orange, SFR et Bouygues Télécom pour obtenir une licence 3G en 2001 et 2002. En effet, les trois acteurs majeurs de la téléphonie mobile en France avaient dû consacrer un budget de 619 millions d’euros.

Mais ce que les opérateurs mobiles oublient de dire, c’est qu’ils possèdent chacun une licence complète de fréquence de 15 MHz. Or ici, le futur concurrent ne disposera que d’une licence allégée d’un seul bloc de 5 MHz. Il ne semblait donc pas illogique de fixer un prix trois fois moins élevé. Malgré tout, Orange envisage très sérieusement de saisir la Commission européenne pour concurrence déloyale.

Si le groupe Iliad apparait comme le candidat le plus crédible et le mieux placé pour remporter l’appel d’offres, d’autres entreprises françaises ou étrangères ont également manifesté un intérêt plus ou moins grand pour cette quatrième licence 3G. Citons ainsi Virgin Mobile, Kertel, le groupe Bolloré, Numericâble, mais également le géant égyptien Orascom Telecom Holding et le chinois Hutchison Telecommunications.

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