Un artiste britannique, Calvin Harris, a eu la mauvaise surprise de voir son propre travail supprimé de YouTube. À l'origine, une plainte déposée par un ayant-droit pour... une violation du droit d'auteur.

Depuis plusieurs mois maintenant, YouTube fait de son mieux pour retirer dès que possible les contenus soumis au droit d’auteur. Le site web d’hébergement de vidéos reçoit en effet de nombreuses plaintes liées à la mise à disposition illégale d’œuvres protégées. Dans une récente affaire rapportée par Techcrunch, nous apprenons que YouTube fait non seulement du zèle sans vraiment vérifier les demandes des ayants-droits, mais en plus, les titulaires de droits d’auteur se tirent eux-mêmes une balle dans le pied en demandant la suppression d’une vidéo appartenant bel et bien à un artiste.

C’est l’étrange histoire qui est arrivée à Calvin Harris, un artiste britannique. En effet, Calvin utilise les réseaux sociaux pour faire connaitre son travail au plus grand nombre et dispose donc de plusieurs comptes, notamment sur YouTube et sur Twitter. Malheureusement pour le musicien, son clip « Ready for the Weekend – Original Mix » a purement et simplement été effacé de son propre compte suite à une plainte d’un ayant-droit.

°videmment, lorsque Calvin Harris a découvert cette suppression, l’artiste a exprimé son mécontentement sur Twitter dans des propos tout à fait compréhensibles, même pour les non-anglophones. Les propos très durs d’Harris sont principalement dirigés contre la BPI, une association interprofessionnelle de l’industrie britannique du disque intégrant notamment les quatre grandes majors du disque (Warner Music, EMI, Sony BMG, et Universal Music).

Selon Techcrunch, cet épisode malheureux cache en réalité un plus gros problème. Des querelles et des luttes de plus en plus importantes surviendraient entre les différents labels de musique. En effet, ces derniers n’hésiteraient plus à se mettre des bâtons dans les roues en se balançant sans vergogne la loi américaine du Digital Millennium Copyright Act (DMCA). Pour mémoire, cette loi a pour but de fournir notamment un moyen de lutte contre les violations du droit d’auteur.

Il semblerait qu’aucun avertissement préalable n’ait été envoyé, laissant dès lors l’artiste impuissant et ignorant de la prochaine suppression de sa vidéo. Forcément, lorsque l’on jette un oeil sur le site de la BPI, on ne peut s’empêcher de sourire : « la BPI croit qu’un système de réponse graduée – laquelle permet d’avertir les contrevenants par un système progressif de notifications, d’avertissements et de mesures dissuasives – est une mesure loyale et proportionnée pour amener un changement de comportement« .

Et Techcrunch de conclure : « qui a besoin d’un changement de comportement ici ?« .

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