Hadopi S03E3 : Le Parlement fait du "speed-dating" avec la loi
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 22 Juillet 2009 à 02h00 -
posté dans Société 2.0
![]() Il ne s'est pas passé grand chose mardi pour le premier jour d'examen à l'Assemblée Nationale du projet de loi Hadopi 2. Mais les internautes qui observaient les débats ont pu voir que le nouveau règlement de la chambre des députés ne permettait pas à leurs élus de développer le moindre argument. Sauf à réussir l'exploit de défendre des idées complexes en seulement deux minutes chrono. Ca n'est plus un débat parlementaire, c'est du speed-dating. Certes, il y a toujours des exceptions. Mais en général, le speed-dating n'offre pas les meilleures garanties de trouver la femme ou l'homme de sa vie dans les quelques minutes de rencontre qui offrent à peine le temps d'échanger quelques traits de caractère. En matière législative, le nouveau règlement de l'Assemblée Nationale qui impose aux députés d'enchaîner la présentation de leurs amendements en seulement deux minutes chacun n'offre pas non plus les meilleures garanties d'échapper à la censure du Conseil constitutionnel, loin s'en faut. C'est donc passablement agacé que le député Christian Paul a fustigé mardi "l'ambiance de speed-dating" de l'Assemblée Nationale, qui ne donne pas aux parlementaires le temps d'exposer clairement leurs arguments de fond avant le vote écrasant de la majorité, et donne à peu près l'assurance d'aboutir à un mauvais texte. Le débat était déjà un simulacre avant la réforme. Il devient carrément blessant pour chaque citoyen meurtri qui observe la démocratie se renier sous ses yeux.
Ainsi dans cette ambiance de travail à la chaîne, les députés ne sont entrés que très tardivement dans le vif du sujet. Tout l'après-midi et pendant une partie de la soirée, les discussions en sont restées à des amendements périphériques sans rapport direct avec la procédure pénale proposée par le projet de loi, qui avaient déjà été défendus et rejetés lors de l'Hadopi 1. A l'invitation du gouvernement, la majorité a ainsi rejeté pèle-mêle des amendements sur l'étiquetage de la part du prix de vente des oeuvres reversée aux artistes, sur l'enseignement des licences libres à l'école, sur la taxation des revenus publicitaires des plateformes de musique en ligne au profit de la rémunération des auteurs et interprètes, sur une meilleure information des clés de répartition des sommes collectées pour les webradios, sur un relâchement de la protection juridique des DRM, ou sur la contribution créative une nouvelle fois présentée par les députés socialistes. Ils ont aussi rejeté toute une série de propositions de rapports parlementaires visant à travailler sur la rémunération de la création et le développement des offres légales. A ce propos, tous les bancs et le gouvernement étaient d'accord sur la nécessité d'ouvrir le chantier de la rémunération des créateurs. Mais pas sur le calendrier à suivre. "Il y a beaucoup de points sur lesquels nous aurons beaucoup de choses à nous dire lorsque nous aurons voté la loi", a ainsi recadré le ministre Frédéric Mitterrand, alors que l'opposition estime que la sanction est antinomique avec toute idée de taxation des FAI. Frédéric Mitterrand a assuré qu'il ouvrira "dès la promulgation de la loi" le chantier d'une "définition des nouvelles conditions de rémunération des créateurs", à travers une "vaste concertation avec tous les acteurs de la culture et de l'internet". "Je veux faire voter cette loi à laquelle je crois profondément parce qu'elle nous servira de socle et de cadre pour tous les problèmes de rémunération des créateurs", a ainsi plaidé l'hôte de la rue de Valois. La question étant balayée, ou plutôt remise à la fin de l'année, les députés sont ensuite entrés dans le coeur du texte en débutant l'examen de l'article 1er du projet de loi Hadopi 2. Un examen tout d'abord secoué par un incident puisque surgissant de nulle part, le député UMP Jean Leonetti a sorti de sa poche l'article 57 alinéa 3 du règlement de l'Assemblée Nationale qui permet d'écourter les débats avec l'accord de la majorité des députés. La plupart des députés inscrits pour donner leur avis sur l'article 1er sont alors passés à la trappe, malgré un temps de parole déjà broyé par le nouveau règlement. Une procédure exceptionnelle selon une source parlementaire. "Une première depuis 69 ans", dira même Jean-Pierre Brard dans l'hémicycle, avec exagération. Mais l'incident n'a pas provoqué de grands remous, et la suite de la discussion s'est déroulée dans le calme. L'article 1er, qui confère aux agents de l'Hadopi le pouvoir de constater les faits susceptibles de constituer des infractions au droit d'auteur sur Internet, a été vivement critiqué par l'opposition. Il est le socle de la procédure d'ordonnance pénale voulue par le gouvernement, puisque c'est sur la base de ces constatations que le juge unique désigné par le projet de loi pourra sanctionner les internautes par une procédure accélérée. Sans sanction, "cette loi n'aurait pas d'effet, ce qui est une façon de mépriser le travail parlementaire" des députés qui avaient adopté Hadopi 1, a justifié Michèle Alliot-Marie. Mais l'excellent Jean-Yves le Bouillonnec, qui avait déjà expliqué en long et en large les motifs d'inconstitutionnalité du texte précédent, a ressorti son code de procédure pénale pour expliquer que l'Hadopi 2 souffrira du même destin que sa grande soeur, censurée par les sages. S'appuyant sur le code de procédure pénale, le député socialiste a rappelé que le recours à l'ordonnance pénale supposait systématiquement l'existence d'une enquête préalable de police judiciaire, qui n'est pas prévue par l'Hadopi. Donc "tous les éléments fournis par l'Hadopi ne pourront pas servir au juge pour l'ordonnance pénale", a prévenu M. Le Bouillonnec. De plus, a-t-il ajouté, "sur l'aspect contraventionnel", il existe une notion de "force probante" qui suppose que "l'agent de police judiciaire a lui-même de visu constaté l'infraction". Or l'Hadopi n'étant pas celle qui constate l'infraction, puisque les relevés d'adresse IP sont effectués par les sociétés mandatées par les ayants droit, et sont d'ailleurs sujets à caution, la procédure "ne permet pas l'établissement d'une contravention". En somme, tout le dispositif pénal souhaité par le gouvernement serait tout simplement inapplicable, puisque contraire au code de procédure pénale. "Ce que la loi fait, la loi peut le défaire", a répliqué Michèle Alliot-Marie. Mais Jean-Yves Bouillonnec répliqua avec justesse que le texte qu'elle défend ne défait pas le code de procédure pénale, et que seule une fois modifiant ce code pourrait modifier les principes applicables aux ordonnances. Comme avec Hadopi 1, le gouvernement va dans le mur en klaxonnant. "Vous prenez l'ordonnance pénale parce que vous essayez désespéremment de trouver une solution pour faire une répression de masse", résumait dans la nuit la députée Martine Billard. "Vous vous trompez d'outils, parce que tel qu'il est codifié dans le code de procédure pénale vous ne pouvez pas l'utiliser". A la demande du gouvernement, les députés ont rejeté des amendements qui proposaient d'encadrer les constations des agents de l'Hadopi par un contrôle de l'autorité judiciaire. Sans doute savent-ils déjà que la procédure sera censurée par le Conseil constitutionnel, qui ne laissera pas d'autre choix au gouvernement que de laisser la justice ordinaire traiter les cas de piratage. Suspendue dans la nuit de mardi sans avoir achevé l'examen de l'article 1er, le débat reprend ce mercredi à 9h30. A suivre en direct sur notre page spéciale hadopi.numerama.com. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Hadopi S03E3 : Le Parlement fait du "speed-dating" avec la loi
Kysban
Le 22 Juillet 2009 à 11h04
A l'époque d'HADOPI 1, j'avais écris un article sur les dommages collatéraux du projet de loi. Ils étaient déjà nombreux à l'époque, mais aujourd'hui il me semble que c'est encore pire.
http://www.kysban.fr...t-de-loi-HADOPI - encore moins de crédibilité - encore plus d'âneries - Mitterrand sera-t-il jeté comme Albanel quand le texte d'HADOPI 2 se fera défoncer par le Conseil Constitutionnel ? - encore moins de libertés (emails surveillés) Et il existera encore une bonne dizaine de solutions pour continuer de télécharger illégalement... http://www.kysban.fr...iees-par-HADOPI Dont une en particulier qui devrait subsister encore pas mal de temps... http://www.kysban.fr...nt-HADOPI-ready ![]() xixix
Le 22 Juillet 2009 à 11h15
"avant moi la France était divisé en 2, avec moi, elle sera plié en 4"
![]() xixix
Le 22 Juillet 2009 à 11h16
"avant moi la France était divisé en 2, avec moi, elle sera plié en 4"
![]() ![]() Silky way
Le 22 Juillet 2009 à 11h25
Le gouvernement se prostitue avec les lobbies privées, couche avec les médias, le speed-dating législatif est dans l'ordre des choses...
![]() ![]() ingenys
Le 22 Juillet 2009 à 11h50
Que Sarko dissolve les parlements, qu'il interdise toute élection future, et décrête sa dictature, ce sera plus clair. Tout l'UMP en chemise brune, qu'on sache à quoi s'en tenir.
MAM pourrait déclarer le CC anti-constitutionnel et Sarko dire la constitution c'est moi. ![]() ![]() Silky way
Le 22 Juillet 2009 à 11h58
ingenys, le 22/07/2009 - 11:50 Que Sarko dissolve les parlements, qu'il interdise toute élection future, et décrête sa dictature, ce sera plus clair. Tout l'UMP en chemise brune, qu'on sache à quoi s'en tenir. MAM pourrait déclarer le CC anti-constitutionnel et Sarko dire la constitution c'est moi. Pas la peine de le dire, il le fait. ![]() supernana
Le 22 Juillet 2009 à 12h06
Hadopi, ça sera jamais fini! Ce sera voté dans un sens puis 6 mois après dans un autre !(comme les 35h!!). Enfin, tant que la loi n'est pas encore votée, profitons-en et vive le téléchargement!
![]() MaitreZen
Le 22 Juillet 2009 à 12h34
Dadvsi , hadopi I , hadopi II ,tous dans l'urgence , contraire à l'intérêt général et en évitant les débats de fond , donne le résultat qu'on connait tous : 4 ans de perdu !
![]() ![]() qaruk.zurack
Le 22 Juillet 2009 à 13h12
haha internet est un contre pouvoir beaucoup plus puissant que les autres, le VPN ok mais cela n'empêche pas de continuer à suivre les débats Tout à fait d'accord. Oui, Internet mériterait même le terme de 5ème pouvoir (enfin, si ce n'estdéjà fait par lui quelque chose d'autre ?) ![]() gateway
Le 22 Juillet 2009 à 13h33
haha internet est un contre pouvoir beaucoup plus puissant que les autres, le VPN ok mais cela n'empêche pas de continuer à suivre les débats oui mais "Si vis pacem, para bellum" . Si tu veux la paix, prépare la guerre ... ![]() Tbisla2
![]() lilalola
Le 22 Juillet 2009 à 16h05
des réformes bien "pires" sont malheureusement passées sous le "règne" de Sarkozy par voie d'ordonnances ou grâce au 49.3, ou même par la procédure "classique" mais dans l'indifférence quasi totale des médias et des citoyens ... qui parfois semblent ne se réveiller que quand il s'agit de défendre la petite liberté égoïste de se servir à gogo dans le grand buffet culturel "à volonté" qu'est devenu Internet. Parfois j'ai l'impression que les gens qui s'insurgent contre cette loi usent toute leur énergie là dessus et paraissent plus indulgents pour des sujets beaucoup plus graves pour la communauté, mais qui ne les touchent pas directement dans leur petit confort quotidien.
J'aurais préféré sentir cette grande colère du peuple au moment de l'instauration de la franchise sur les médicaments par exemple. Mais bon, bref, au delà d'hadopi et tout le blabla c'est évidemment triste qu'il n'y ait plus de débat ... On a la confirmation que l'opposition n'existe plus du tout. En dehors d'une crise idéologique, on ne lui donne même plus le pouvoir de faire entendre sa voix, c'est vraiment surréaliste. Aller, plus que 7 ans ... Après, peut-être que Manuel Valls sera assez mûr ou que Strauss Kahn sera revenu de son exil au FMI. Lol. ![]() ![]() qaruk.zurack
Le 22 Juillet 2009 à 16h34
des réformes bien "pires" sont malheureusement passées sous le "règne" de Sarkozy par voie d'ordonnances ou grâce au 49.3, ou même par la procédure "classique" mais dans l'indifférence quasi totale des médias et des citoyens ... qui parfois semblent ne se réveiller que quand il s'agit de défendre la petite liberté égoïste de se servir à gogo dans le grand buffet culturel "à volonté" qu'est devenu Internet. Parfois j'ai l'impression que les gens qui s'insurgent contre cette loi usent toute leur énergie là dessus et paraissent plus indulgents pour des sujets beaucoup plus graves pour la communauté, mais qui ne les touchent pas directement dans leur petit confort quotidien. J'aurais préféré sentir cette grande colère du peuple au moment de l'instauration de la franchise sur les médicaments par exemple. Mais bon, bref, au delà d'hadopi et tout le blabla c'est évidemment triste qu'il n'y ait plus de débat ... On a la confirmation que l'opposition n'existe plus du tout. En dehors d'une crise idéologique, on ne lui donne même plus le pouvoir de faire entendre sa voix, c'est vraiment surréaliste. Aller, plus que 7 ans ... Après, peut-être que Manuel Valls sera assez mûr ou que Strauss Kahn sera revenu de son exil au FMI. Lol. Ah non mais détrompe-toi, il peut parfaitement s'en trouver qui furent tout à fait OK avec les lois que tu cites mais qui sont opposés à HADOPI. Enfin je pense.... ![]() Tbisla2
Le 22 Juillet 2009 à 16h57
Nan , j'ai post un ironique "vive le xanax au volant et les lobby" d'ailleurs.
Mais, de toute façon, on peut rien faire... c'est David contre Goliath. Une autre chose, les incitations à l'embauche maquillée bénéfique pour les chômeurs, est en fait bénéfique aux entreprises.Bref ils salissent tellement l'eau qu'on voit plus le fond. Ils sont sous Xanax, et donc savent mentir sans froncer un cil; Poker face/maquillage psychique et leur vocation n'est plus remise en cause non pas grâce au fond , mais à la forme. des réformes bien "pires" sont malheureusement passées sous le "règne" de Sarkozy par voie d'ordonnances ou grâce au 49.3, ou même par la procédure "classique" mais dans l'indifférence quasi totale des médias et des citoyens ... qui parfois semblent ne se réveiller que quand il s'agit de défendre la petite liberté égoïste de se servir à gogo dans le grand buffet culturel "à volonté" qu'est devenu Internet. Parfois j'ai l'impression que les gens qui s'insurgent contre cette loi usent toute leur énergie là dessus et paraissent plus indulgents pour des sujets beaucoup plus graves pour la communauté, mais qui ne les touchent pas directement dans leur petit confort quotidien.
J'aurais préféré sentir cette grande colère du peuple au moment de l'instauration de la franchise sur les médicaments par exemple. Mais bon, bref, au delà d'hadopi et tout le blabla c'est évidemment triste qu'il n'y ait plus de débat ... On a la confirmation que l'opposition n'existe plus du tout. En dehors d'une crise idéologique, on ne lui donne même plus le pouvoir de faire entendre sa voix, c'est vraiment surréaliste. Aller, plus que 7 ans ... Après, peut-être que Manuel Valls sera assez mûr ou que Strauss Kahn sera revenu de son exil au FMI. Lol. ![]() ![]() Zuvassin
Le 23 Juillet 2009 à 20h50
On parle dans ce dossier d'internet, de liberté etc.
Mais il ne fait aucun doute que le travail législatif des parlementaires est ainsi continuellement dans tout les domaines ! Il faut voir pour certaines applications pratiques comme les normalisations comment les lobbys en place peuvent limiter ou interrompre le travail, ils font un peu ce qu'il veulent. Or le hic pour l'industrie culturelle ici c'est que le consommateur est un consommateur citoyen et non pas une PME ou une societe devant se plier aux choix absurdes des parlementaires teleguidés par les barons du secteurs que la loi prevoit de reglementer. Un exemple concret notamment la nouvelle legislation de l'eau pour "dépolluer" tout les cours d'eaux français. Le but européen est louable même si la directives DATE DE 1996 ! Alors les belges les allemands se sont investit et ont innové dans le sens écologique prenant une longueur d'avance sur les français. Maintenant la pression est telle que les industriels français commencent seulement a être prêts, a proposé des produits sur le marche pour l'assainissement non collectif. Or l'obligation de mettre ses produits aurait du être faite rapidement et on laisse installer des systèmes qui reviendront très chers à leur propriétaires (fosse toutes eaux avec épandage tranché, plateau d'épandage, tertre, filtre à sable) car pas au normes à venir (mais prévisible depuis longue date). Maintenant il y a une obligation de résultat et un contrôle tout les 4 ans minimum avec examen en labo des eaux de rejets. Bref les politiciens en toute connaissance de cause RETARDENT la normalisation des produits étrangers (ayant la norme nf et européenne) avec des artifices de définitions alors que ces mêmes produits sont efficients depuis 20 ans avec des rejets minimum (bon pour la planète). Une station d'epuration biologique particuliere n'est considere que comme une simple cuve de decantation ou de degraissage auquel il faut rajouter une fosse toutes eaux (inutile) un système d'épandage ou d'épuration supplémentaire (inutile egalement). Un particulier qui vient d'installer une fosse toutes eaux en ayant une approbation du SPANC local (Service Public d'Assainissement Non Collectif) risque dans quelques années de déchanter quand le meme inspecteur lui dira : "c'est plus aux normes, faut investir". Les pourvoyeurs francais de matos se frottent les mains. Car depuis 10 ans on fait installer en remplacement de systemes obsoletes de nouveaux systemes deja obsoletes dans le texte (respecte par les rejets max). Les pros ecoulent ainsi leur marchandise perimée. Bref, il suffit de piocher par exemple dans l'historique de son députe local et examiner ses travaux parlementaires et creuser les dossiers mais il ne faut aucun doute que des qu'une industrie, groupe ou lobby à un truc a defendre il trouvera toujours une oreille pour entendre ses gemissements meme si ses interets sont contraires au plus grand nombre. Démocratie des salons privés. "Si tu ne t'occupes pas de politique, la politique s'occupe de toi" Assassin Cela serait idéal si les internautes, une fois cette connerie d'histoire de faire payer des téléchargements sera terminé, s'organisaient pour surveiller le travail parlementaires dans tous les domaines pour mettre la pression citoyenne a chaque minute du travail parlementaire pour leur rappeler pour qui ils travaillent mais je rêve... ![]()
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