C'est un pied de nez de plus à l'industrie du disque. Fières de leurs plateformes en ligne type iTunes Music Store, les majors ont toujours refuser de faire affaire avec les services de P2P. Aujourd'hui, celles-ci se réjouissent de voir que Weed, un service de vente par Peer-to-Peer, a plus de succès que la plateforme d'Apple.

Weed (« herbe » en français) est plus qu’un système de vente de musique sur Internet. C’est un concept innovant, qui fait du partage des fichiers un argument marketing, et non un ennemi. Tous les fichiers Weed peuvent en effet être téléchargés librement et écoutés gratuitement jusqu’à trois fois. Après la troisième écoute, il faudra payer, mais si quelqu’un achète le fichier à nouveau après l’avoir téléchargé chez l’utilisateur, celui qui a uploadé le fichier empoche 20 % du montant de la vente. L’artiste, qui fixe le prix de son œuvre, touche 50 %, et Weed garde 15 % pour ses petits besoins personnels (les 10 % restant allant aux filleuls, puisque le système marche sur deux niveaux).

Weed fonctionne avec Grokster, Morpheus et Kazaa, qui se félicitent du succès en narguant Apple et son iTunes. Jupiter’s Darling, le nouvel album de Heart, aurait été vendu plus de 2000 fois sur Weed. C’est peu bien sûr, mais c’est toujours mieux que sur iTunes, et ce malgré le matracage publicitaire réalisé autour du service de la firme de Cupertino.

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