Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 09h08 - posté dans Société 2.0

"Le président de la République actuel a un plan". C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s'assemblent et l'image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n'a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s'apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet... et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l'Etat, légalisation des chevaux de Troie comme mode d'écoute à distance, création d'un super-fichier "Périclès" regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures...), création d'un délit d'usurpation d'identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, ...

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs en partie elle qui a justifié l'obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car "le président de la République actuel a un plan". Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d'autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n'a eu qu'une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s'efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d'amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C'est d'autant plus facile que ces capitaines d'industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l'essentiel de leurs revenus des commandes de l'Etat. Entre amis, on sait se rendre des services...

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c'était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou - qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne - passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c'est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l'Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s'était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l'époque le plus influent), s'est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n'avait pas tardé à demander "l'avènement d'un internet civilisé", prônant une "campagne de civilisation des nouveaux réseaux". Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l'opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l'industrie culturelle l'ont très vite convaincu qu'il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C'est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s'est chargé des basses oeuvres, sous l'oeil attentif de son président de l'UMP et ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d'une première loi contre le piratage sur Internet, comme l'avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c'est une alliance à trois qui s'est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l'industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n'est que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique", et qu'il comptait bien s'attaquer "un jour au problème de la presse et de l'Internet". C'était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n'a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l'idée d'accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d'un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l'a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l'Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu'il a maintenu jusqu'à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l'Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l'installation d'un "logiciel de sécurisation", qui, sous la forme d'un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l'accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l'Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l'Etat aux logiciels de sécurisation, et c'est bien là sujet d'inquiétudes. Il suffira d'étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d'inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l'infrastructure du réseau. C'est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l'accès à des sites dont la liste sera déterminée par l'administration, sous le secret. Ce qui n'est pas sans poser d'énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d'étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disques victimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d'argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n'aura de limites que l'imagination et l'audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C'est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu'il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d'internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l'idée d'un internet libre, s'est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d'entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, n'ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l'UMP, pilotée par l'Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l'ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l'opposition, tout en s'assurant le soutien d'un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusion lorsqu'elle défend le même point de vue. Ce qui n'a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L'opérateur sait qu'elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu'il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d'être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l'eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l'espoir de ne pas hypothéquer ses chances d'avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte "que des amis" dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L'homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu'il dirigera d'ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s'est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l'ombre. La CNIL, qui s'est opposée à l'Hadopi, n'aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n'a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l'UMP, ont voté pour la loi. L'un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l'Assemblée, et sans doute au sein de l'institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l'omerta imposée par le gouvernement, et son manque d'indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l'autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l'autorité ne reste trop à l'écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l'Arcep Jean-Ludovic Silicani, l'ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c'est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l'amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu'ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l'opposition des députés européens.

D'où l'importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l'échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.

Publié par Guillaume Champeau, le 20 Mai 2009 à 09h08
 
 
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Commentaires à propos de «Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net»
 

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Je suis l'actualité sur numerama et jusqu'ici je trouvais les articles très intéressant, prenant position sans pour autant tomber dans la critique primaire. Je suis relativement surpris de lire ceci puisque même si il est vrai que l'ordre chronologique des divers lois pourrait paraitre suspect on est plus dans le jeu politico-médiatique que dans l'information qui il me semble est le but de ce site. J'aime personnellement taper sur Sarkozy et ça politique mais sur un article cela entache grandement sa crédibilité et donc celle des prochains bons articles à venir.
Au cas ou vous ne l'auriez pas encore compris donc, et quoi que vous pensiez... ALLEZ VOTER POUR LES EUROPEENNES ! C'est peut être une des dernières occasions (quoi que certains en disent) de mettre un peu de démocratie dans ce bordel.
ZARKOZY ONT TE VOIT ZARKOZI ONT TE VOIT voilà le slogan de la révolte populaire tous en coeur contre lui
PARDON POUR LE Z EN TROP ERREUR BON DANS LA COLERE LOL

ZARKOZY ONT TE VOIT ZARKOZI ONT TE VOIT voilà le slogan de la révolte populaire tous en coeur contre lui
Je suis l'actualité sur numerama et jusqu'ici je trouvais les articles très intéressant, prenant position sans pour autant tomber dans la critique primaire. Je suis relativement surpris de lire ceci puisque même si il est vrai que l'ordre chronologique des divers lois pourrait paraitre suspect on est plus dans le jeu politico-médiatique que dans l'information qui il me semble est le but de ce site. J'aime personnellement taper sur Sarkozy et ça politique mais sur un article cela entache grandement sa crédibilité et donc celle des prochains bons articles à venir.

J'ai aussi l'impression que Numerama évolue et commence à assumer et durcir ses positions à l'encontre du nabot, c'est une bonne chose.

L'article expose des faits indéniables ... je félicite son auteur !
tertim => Même avec tor tu n'es pas vraiment protégé dans le sens ou n'importe qui peu devenir un serveur relais ;)
On ressemble a un bon vieux pays communiste,facon Staline,non?
Non plutôt à un pays avec un gouvernement de droite renforcé dans ses convictions par le vote de ses citoyens...
Excellente synthèse de ce qui est en train de se dérouler, dans l'indifférence la plus totale en dehors d'internet, justement.
'd.i.t.ass', le 01/01/1970 - 01:00
On ressemble a un bon vieux pays communiste,facon Staline,non?

Non plutôt à un pays avec un gouvernement de droite renforcé dans ses convictions par le vote de ses citoyens...

Je te garantit que si les français avaient su ce qui allait se passer, il n'aurait pas été président.
Enfin bon depuis le temps vous devriez savoir ce qu'il en est des promesses électorales.....
Pour une fois qu'un gouvernement français a une stratégie, il faut que ce soit pour limiter les libertés individuelles...
Le point de rupture s'approche messieurs-dames du gouvernement, tirez encore un peu sur la corde et l'histoire nous montre qu'elle ne pourra que rompre...
On peut pas tout avoir !
Hors sujet.

Bravo pour l'info mais je me pose une question. Quand Guillaume sera dans la merde face au rouleau compresseur politique sarkofans, qui lui enverra un chèque pour le soutenir et essayer de se défendre?
N'oubliez pas que nous représentons une minorité ici et que nous sommes à des années lumières du formatage réussi des français. Même si les sondages sont truqués, je le pense aussi, le fait d'annoncer l'ump majoritaire dans les sondages n'a que pour seul but de décourager les français, lucides, d'aller voter.

Notre travail est la, forcer notre entourage à aller voter.

Ne pas succomber à une certaine forme de résignation. Voter pour le PS le seul parti qui luttera efficacement ou non contre le despotisme. Délayer nos votes avec les "petits" partis est une erreur monumentale. L'union et le nombre reste notre force contre la dictature.
J'ai essayé d'envisager un autre choix que le PS mais je reviens à une conclusion mathématique (comme ce qu'est devenue la politique) pour lutter contre l'inquisition il ne faut suivre qu'un seul drapeau.
Sinon nous sommes morts et le net libre avec.
Pas grand monde je pense.

Mais sinon c'est quoi cette propagande ? D'ailleurs des preuves que les sondages sont truquées, des preuves que nous ne somme une minorité ?

C'est plus ce genre de post qui ne nous incite pas à "ne pas succomber à une certaine forme de résignation"
J'écrirai volontiers :"Little" Brother is watching you! C'est le moment de relire la fable de Jean de La Fontaine "La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf" Vous m'en direz des nouvelles...
CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM nous regarde, mais on ne doit pas dire qu'on le voit. Tout est dit, n'est-ce pas ?
Pas grand monde je pense.Mais sinon c'est quoi cette propagande ? D'ailleurs des preuves que les sondages sont truquées, des preuves que nous ne somme une minorité ?C'est plus ce genre de post qui ne nous incite pas à "ne pas succomber à une certaine forme de résignation"

Propagande, le grand mot est laché. Tu as raison vas voter pour un parti qui te conviens et quand tu t'apercevras qu'il n'est représenté que par un gus ou une poignée de députés sans influence tu fera quoi?

Pour les statistiques de ce que nous représentons, as-tu des chiffres pour confirmer que nous sommes des millions?

Si tu n'as pas compris le sens de mon post pour réveiller les endormis, c'est dommage.
Moi je me demande comment il va faire pour être réélu au bout des 5 ans et si il va la jouer façon Russe.

On ressemble a un bon vieux pays communiste,facon Staline,non?

Non plutôt à un pays avec un gouvernement de droite renforcé dans ses convictions par le vote de ses citoyens...


Je te garantit que si les français avaient su ce qui allait se passer, il n'aurait pas été président.
Enfin bon depuis le temps vous devriez savoir ce qu'il en est des promesses électorales.....
Mais si ces mêmes gens pouvaient s'informer davantage avant de voter comme on change de chaîne tv ou de station de radio...la démocratie s'en porterait bien mieux!
Enfin, il paraît que l'on a le Président que l'on mérite.
Propagande, le grand mot est laché. Tu as raison vas voter pour un parti qui te conviens et quand tu t'apercevras qu'il n'est représenté que par un gus ou une poignée de députés sans influence tu fera quoi?

Pour les statistiques de ce que nous représentons, as-tu des chiffres pour confirmer que nous sommes des millions?
Non c'est pour ça que je te demande d'où tu sors les tiens :)

Je refuse de voter par dépit, même si c'est inutile.

En plus en sachant qu'on est soit disant pas très représentatif a quoi ça sert de venir poster ça ici puisqu'on est déjà sensibilisé à la grande fumisterie gouvernementale ?

Mais si ces mêmes gens pouvaient s'informer davantage avant de voter comme on change de chaîne tv ou de station de radio...la démocratie s'en porterait bien mieux!
Enfin, il paraît que l'on a le Président que l'on mérite.

Voilà, un président con pour des français cons, la boucle est bouclée Amen.

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