Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 09h08 - posté dans Société 2.0

"Le président de la République actuel a un plan". C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s'assemblent et l'image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n'a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s'apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet... et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l'Etat, légalisation des chevaux de Troie comme mode d'écoute à distance, création d'un super-fichier "Périclès" regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures...), création d'un délit d'usurpation d'identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, ...

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs en partie elle qui a justifié l'obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car "le président de la République actuel a un plan". Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d'autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n'a eu qu'une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s'efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d'amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C'est d'autant plus facile que ces capitaines d'industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l'essentiel de leurs revenus des commandes de l'Etat. Entre amis, on sait se rendre des services...

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c'était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou - qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne - passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c'est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l'Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s'était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l'époque le plus influent), s'est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n'avait pas tardé à demander "l'avènement d'un internet civilisé", prônant une "campagne de civilisation des nouveaux réseaux". Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l'opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l'industrie culturelle l'ont très vite convaincu qu'il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C'est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s'est chargé des basses oeuvres, sous l'oeil attentif de son président de l'UMP et ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d'une première loi contre le piratage sur Internet, comme l'avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c'est une alliance à trois qui s'est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l'industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n'est que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique", et qu'il comptait bien s'attaquer "un jour au problème de la presse et de l'Internet". C'était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n'a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l'idée d'accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d'un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l'a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l'Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu'il a maintenu jusqu'à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l'Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l'installation d'un "logiciel de sécurisation", qui, sous la forme d'un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l'accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l'Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l'Etat aux logiciels de sécurisation, et c'est bien là sujet d'inquiétudes. Il suffira d'étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d'inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l'infrastructure du réseau. C'est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l'accès à des sites dont la liste sera déterminée par l'administration, sous le secret. Ce qui n'est pas sans poser d'énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d'étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disques victimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d'argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n'aura de limites que l'imagination et l'audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C'est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu'il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d'internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l'idée d'un internet libre, s'est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d'entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, n'ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l'UMP, pilotée par l'Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l'ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l'opposition, tout en s'assurant le soutien d'un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusion lorsqu'elle défend le même point de vue. Ce qui n'a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L'opérateur sait qu'elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu'il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d'être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l'eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l'espoir de ne pas hypothéquer ses chances d'avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte "que des amis" dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L'homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu'il dirigera d'ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s'est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l'ombre. La CNIL, qui s'est opposée à l'Hadopi, n'aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n'a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l'UMP, ont voté pour la loi. L'un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l'Assemblée, et sans doute au sein de l'institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l'omerta imposée par le gouvernement, et son manque d'indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l'autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l'autorité ne reste trop à l'écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l'Arcep Jean-Ludovic Silicani, l'ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c'est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l'amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu'ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l'opposition des députés européens.

D'où l'importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l'échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.

 
 
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Commentaires à propos de Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net
 

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EodPrime
Le 20 Mai 2009 à 21h05
Hahaha en mal d'une Sarkozydose(jeu de mot avec Sarkozy et sarcoïdose,vous l'aurez tous deviné...)

A terme pour le communisme et la capitalisme,j'ai écrit une thèse dessus sur les flagrantes similitudes ,rapprochements .malheureusement ce genre de thèse même objective soit elle,on vous apprends très rapidement à vous la boucler!!

Par respect de l'histoire?Tiens c'est toujours d'actualité...
Pour parti pris?tiens j'aurais penser que l'on me redirigerait vers la rédaction de Marianne...
Entres autres..

Le passage que j'ai préféré c'est:"Il remarquable la façon dont on peut suggérer l'opposition peuple et "dirigeants" si ce n'est par ce rapport d'exploitant/exploité qui lie ces deux partis d'un point de vue idéologique"

Bien sûr,en France sort "Le livre Noir du Communisme",tiens?et celui du capitalisme?

Bin non,voyons reservons le à Cuba,Chine et autre Corée du Nord...vous avez parlé de liberté?tiens encore un(mais j'exagère sans doute...)

Pour ceux à qui cela est déjà arrivé de réfuter des tites têtes pensantes qui sont là pour vous instruire,vous éduquer,vous guider,vous gouverner,à part quelques nobles cas,vous rappelez vous leur réaction?

"Sois jeune et tais-toi"

C'est plus effrayant encore quand tout se produit...je vous rassure pas besoin d'être médium ou d'avoir percé le mystère de l'ère de Planck et d'avoir compris le principe(simplissime?) des dimensions parallèles...hum

La Boétie(Etienne de) disait dans le Discours de la servitude volontaire que ce sont les hommes qui "s'asservissent et se coupent eux même la gorge" ainsi dans ce système,chacun est à la fois opprimé et oppresseur,complice et victime dans une situation qui n'est pourtant jamais une fatalité pour terminer par ...dit il d'un air snob(lol?)

Pour expliquer que même si tous ce que nous faisons(particulièrement nous "numeramanautes"
_muaddib_
Le 20 Mai 2009 à 21h17
Ce qui est affligeant, c'est que personne ne se rende vraiment compte de ce qui se met petit à petit en place. On va bientôt nous annoncer que des caméras seront installées à domicile pour surveiller que le quidam moyen n'écoute pas de la musique piratée ou ne visionne pas un DVD illégal...

Sarko se met petit à petit les médias et les moyens d'information dans la poche pour mieux les bailloner mais personne ne bronche.

Lorsque le pouvoir propose de limiter les libertés pour augmenter la sécurité, il y a de graves questions à se poser...

Big brother is watching you!
Kuro
Le 20 Mai 2009 à 21h25
Je ne sais pas si il faut parler de Big Brother, mais plutôt de Little Brother ;)

Je ne vois pas en quoi cette loi augmente la sécurité, Internet n'a tué personne directement jusqu'à maintenant.
Hiro
Le 20 Mai 2009 à 21h39
'Kuro', le 01/01/1970 - 01:00
Je ne sais pas si il faut parler de Big Brother, mais plutôt de Little Brother ;)

Je ne vois pas en quoi cette loi augmente la sécurité, Internet n\'a tué personne directement jusqu\'à maintenant.


Je sens avoir trouvé mon frère spirituel :jap:
al4az
Le 20 Mai 2009 à 21h40
Ce qui est affligeant, c'est que personne ne se rende vraiment compte de ce qui se met petit à petit en place. On va bientôt nous annoncer que des caméras seront installées à domicile pour surveiller que le quidam moyen n'écoute pas de la musique piratée ou ne visionne pas un DVD illégal...Sarko se met petit à petit les médias et les moyens d'information dans la poche pour mieux les bailloner mais personne ne bronche.Lorsque le pouvoir propose de limiter les libertés pour augmenter la sécurité, il y a de graves questions à se poser...Big brother is watching you!


Ce n'est pas sarko qui se met les médias dans la poche mais ce sont bien les grands patrons des médias qui ont placé sarko la ou il est.
Quand les journaleux vont se réveiller, ils découvriront tardivement qu'ils sont devenus des esclaves avant que le peuple léthargique ne le devienne à son tour.
Hiro
Le 20 Mai 2009 à 21h40
_muaddib_

J'aime bien ce que tu décris, ça me rappelle V pour vendetta et le "abandonner sa liberté pour avoir la sécurité".

Ce n'est pas sarko qui se met les médias dans la poche mais ce sont bien les grands patrons des médias qui ont placé sarko la ou il est.
Quand les journaleux vont se réveiller, ils découvriront tardivement qu'ils sont devenus des esclaves avant que le peuple léthargique ne le devienne à son tour.


Que tu crois qu'il sont pas déjà au courant ? Image IPB
EodPrime
Le 20 Mai 2009 à 21h45
Mais l' Hadopi a déja commencé,pour éviter de garder le fait que j'eusse ouvert les ports nat pour les logiciels P2P SFR reinitialise le routeur,ce qui en même temps...rénitialise le code WPA par celui d'origine figurant dans le dictionnaire(MAJ) de tous les codes possibles WPA PASK etc... de ces chers logiciels permettant le piratage de ces clés

J'ai envie de dire :presque trop c*ns !!!

ça me rapelle le jour où je fais un break de tous les codes instaurés dans les PC,et le code serveur au Lycée et hop,conseil de discipline...

Pour finir,j'ai réussi a contrer le système anti-virus MAJ de G-data et de bitdefender total care 2009(désactiver à distance un logiciel anti-viral PAYANT!sous pare feu optimal et tout le reste) alors franchement j'imagine le logiciel HADOPI
GenOM
Le 20 Mai 2009 à 21h47
Évidemment qu'ils sont au courant ... tant qu'ils boufferont à leur faim, ils ne contesteront pas grand chose (ou alors timidement).

C'est comme prendre les membres du gouvernement pour des incompétents, des incapables, des "nuls" (lu ici et là), c'est d'une grande naïveté ... ces gens-là sont des pros de la communication et de la manipulation, les sous-estimer, c'est un cadeau que vous leur faites ...
herbeapipe
Le 20 Mai 2009 à 21h47
Très bon article.
D'ailleurs il y a de la réponse. On sent qu'il y a de l'intérêt sur le sujet, même si nous ne sommes qu'une minorité.
Goldoark
Le 20 Mai 2009 à 22h00
C'est de l'article qui déchire.

Ca c'est du GRAND journalisme.

Barvo Kad, respects.
EodPrime
Le 20 Mai 2009 à 22h11
C'est de l'article qui déchire.Ca c'est du GRAND journalisme.Barvo Kad, respects.



Dommage que ce soit pour d'aussi mauvaises nouvelles...
coltrane75
Le 20 Mai 2009 à 22h15
Bravo aux journalistes de Numerama, un eclairage sur les menaces du pouvoir sur l'internet :

guerre va être rude entre TOR et TerminaTOR

http://www.torprojec...g/index.html.fr

VS

http://failblog.fr/i...ype=page&id=717

=)
Petter
Le 20 Mai 2009 à 22h20
Désolé, je coupe le fil!
Un petit lien de la Suède:)

http://www.youtube.c...h?v=1fCHoI0h7Tc


Regards, Petter (Google translate)
perlaurent
Le 20 Mai 2009 à 23h13
Le 7 juin est une date cruciale pour tenter de stopper Big Brother. sinon on va perdre un max de bande passante : filtrage d'un coté et cryptage de l'autre...mdr
VivaZapata
Le 20 Mai 2009 à 23h14
Si on examine le contenu du projet de loi qui aurait du être adopté sans la félonie des socialistes et celui qui a été adopté par les 200 et quelques députés UMP avec un pistolet sur la tempe on ne peut s'empécher de penser que peut être c'était voulu pour faire passer une loi liberticide à la limite d'un système fachiste qui permet de lire le courrier des gens avant de le distribuer
jarodreu
Le 20 Mai 2009 à 23h20
On a oublié dans tout ça la mise en place de Debré comme président du conseil constitutionnel, ce n'est pas rien.
tgmf06
Le 21 Mai 2009 à 00h34
On a tous tellement téléchargés de trucs illégaux (softs, films, mp3, etc) sans payer qu'il fallait bien que ca arrive un jour! Pourtant, on paie déjà tous une taxe sur les supports (disques durs, cd, dvd, etc) qui était prévue à la base pour compenser le manque a gagner des majors, dans quelle poche va elle ? est ce les majors qui sont toujours plus gourmands? Ca aurait été tellement plus intelligent de dévelloper un systeme de ce genre, comme par exemple majorer l'abonnement internet et ainsi rendre le download légal aux abonnés! Comme d'habitude le warez s'adaptera comme il l'a toujours fait, avec de nouvelles méthodes de téléchargement!
Récolter des signatures pour une liste anti hadopi, lopsi, c'est du flan, qui veut on tromper ? les downloadeurs avertis comme certains d'entre nous savent très bien comment faire pour ne pas se faire attraper, ce sont les novices qui vont se voir couper leur abonnement. personnellement, je télécharge et pourtant je vais toujours autant au cinéma, j'achète toujours des albums, le download me sert juste à "gouter" avant d'acheter, et désormais, c'est décidé, je n'achète plus rien, c'est ma manière de protester contre ces lois qui atteignent a notre liberté, et J'INVITE TOUT LE MONDE A ME SUIVRE. Combien de temps vont ils tenir si personne n'achète plus rien ne serait ce que un mois ??? A vous de voir...
luca
Le 21 Mai 2009 à 00h47
y'a pas grand chose à dire....
j'ai essayé de suivre l'affaire depuis le début, je regardais régulièrement les débats en direct de l'Assemblée Nationale sur http://www.laquadrature.net/HADOPI.
Hélas, malgré les arguments percutants, pertinents et réalistes de bons nombres de députés, aucunes de ces voix ont été entendues ni retenues ou prise en considération comme il eût dû (...)
Cette loi est totalement inadaptée à de si nombreux points qu'il en devient impossible de les énumérer tellement il y en a !!!
Bref, que dire de plus, à part:
On fait un bond en arrière!
Bienvenue dans la Dictature Sarkoziste (!)
C'est à l'encontre de la Liberté-Individuelle, à la découverte et au partage culturel !!!!!!!!! ><

Djaron: merci bien pour la mise en garde, mais honnêtement (et c'est pourtant pas du tout mon genre), je ne suis pas un téléchargeur "acharné", je n'ai aucun logiciel d’installé sur mon ordinateur permettant le téléchargement intensif (P2P, torrent..), je n'ai jamais téléchargé de films ou de séries ; mais comme la quasi totalité des français, j'ai déjà télécharger et je télécharge parfois de la musique de manière illégal.
Ce n'est pas pour autant que ma "bonne foi" s'en est allée, je profite parfois d'un téléchargement, certes illégal, mais en général, je m'arrange pour commander mes CD originaux !!! (j’ai dû, une fois de plus, commander un CD directement aux US car aucun magasins spécialisée dans la distribution de produits culturels en France, n’est à même de pouvoir me commander certains CD !!! ( ??))
(je tiens à rappeler également, qu'il est souvent possible de trouver des "rip" de CD qui sont devenu tout bonnement introuvable !! > pas connu, petit maison de disque, pas de réédition, édité en petite quantité, etc... Idem pour de vieux vynil ou cassette audio. Me concernant (avide de BO), je me trouve très souvent dans "l'obligation" de télécharger certaine BO de jeux vidéos, car celles-ci n'ont jamais bénéficier de support original regroupant la bonde son. On bascule alors vers un "gamerip-audio" réalisé par des fans (car l'éditeur du jeu n'a jamais jugé nécessaire la création d'une BO) et celà reste du téléchargement non contrôlé et automatiquement rangé dans "l'illégal" !!!! C'est injuste !
Pour moi, à l'allure où ca va, la tournure et le coup que le mot "liberté" est entrein de prendre, j'estime ne plus avoir grand chose à perdre!
Kanjah
Le 21 Mai 2009 à 01h28
Cet article me révolte, ce genre de vérité cinglante me fait pester devant mon pc, ca fait un moment que je grogne dans mon coin contre la politique autoritaire de sarkozy mais la on atteint des sommets ! Mais ou va t il s'arrêter ????

La télé, ca c'est fait ( TF1, France Télévisions)
La presse écrite c'est quasiment fait (mention spéciale pour le canard et libé quand même !)

Et internet, c'est en cours et a en lire votre article ca pourrait être le pire de tous ! J'ai l'impression de vivre 1984 d'Orwell, l'avènement d'une société hierarchisée, autoritaire, avec des traits totalitaires.

Ca me fait vraiment peur de voir la vitesse a laquelle la démocratie, la liberté d'expression et de s'informer se réduisent comme peau de chagrin depuis l'ère sarkozy. Et dire qu'il est même pas au milieu de son mandat, je me demande ou en sera en 2012, avec une opposition même pas foutue de renverser la vapeur, sarkozy a le champ libre pour faire de la france son terrain de jeu.

J'éspère vraiment pour la France que j'ai connue que les citoyens vont réagir en 2012, qu'ils vont ouvrir les yeux sur la vraie nature de sarkozy et pas celle qu'on voit a TF1. J'éspère que d'ici la on sera pas devenus tous abrutis par "la pravda" .

Debout la république !
dupeseb
Le 21 Mai 2009 à 01h58
Ca fait peur cette article !! La France part en sucette !

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